Archives Mensuelles: août 2009

Les murs se marrent de Régis Hauser

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les-murs-se-dtk2rLes murs se marrent, de Regis Hauser.

4ème de couverture :
« Piétons impénitent, mauvais esprit et « ethnologue » des toilettes publiques et autres lieux d’inspiration douteuse, Régis Hauser a employé ses loisirs à relever sur les murs de France des oeuvres brèves, qui sans lui, n’auraient pas connu la postérité.
Il nous propose aujourd’hui une sélection de ces graffitis drôles, provocants, méchants et pimentés. L’ensemble forme un véritable guide touristique de la liberté d’expression »

Les graffitis des toilettes, du métro ou autre. Certains m’ont toujours amusé et un monsieur en a fait un livre ! Avec quelques citations franchement croustillantes… Rien de plus à dire sinon que j’aime !

« Faites l’amour, pas la guerre !
Je fais les deux : ça fait 20 ans que je suis marié. »

« Pourquoi dit-on « aux 4 coins de l’hexagone » ? C’est stupide un hexagone a 6 coins ! (du grec « hexa »)
Pourquoi dit-on « un homme de couleur » ? C’est stupide, le noir n’est pas une couleur ! (du latin « niger »)

« Vous Z 1 K : Vous 3,1416 C sans ABC votre Qlotte CAC Qrieux »

« J’adore Strauss, la valse de l’empereur, le beau Danube bleu, tout ça…
Ah que j’aimerai faire valser un képi de gendarme ! »

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Modigliani : le film

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modigliani1 Ce film a au moins le mérite de revenir sur la vie d’un artiste relativement peu connu : Modigliani.

Pour le reste… Il reste un fonds de vérité et beaucoup trop de fantaisies. Ce qui me dérange essentiellement dans ce film est le fait qu’il n’est dit nulle part qu’il s’agit d’une fiction. Certaines toiles, par ailleurs très belles n’existent pas. Voilà comment on se retrouve à chercher une toile d’Utrillo qui n’existe pas. Ou une bataille entre deux artistes qui n’existent pas non plus…

Néanmoins, l’histoire reste agréable, le film également. Les images sont superbes et l’ambiance de l’époque est bien retranscrite. On imagine sans mal ces artistes bouillonnants en train de vivre à Paris. En train de lutter pour vendre leur toile, pour peindre. C’est d’ailleurs cette impression de lutte permanente qui rejaillit de ce film. Et finalement, j’ai bien aimé.

Les Nymphéas de Monet à l’Orangerie

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Orangerie

La visite au musée de l’orangerie s’est soldée par une immersion totale au sein des Nymphéas de Monet. Une émotion toute neuve qui saisit au ventre comme à chaque fois que j’ai la chance d’approcher d’un peu près un tableau de Monet. J’ai découvert Monet par hasard à l’age de 13 ou 14 ans, en visitant le British Museum ou la National Gallery à Londres. Un tableau tout vert a attiré mon regard et m’a donné des frissons partout. Il s’agissait d’un des ponts aux Nymphéas de Monet. Une des plus belles découvertes de ma vie…

Les tableaux de l’orangerie sont très différents. Leur taille immense déjà impressionne mais au delà de cela, il s’agit plutot du rendu. Les salles ovales et le peu de visiteurs sur le moment laisse donc une chance de pouvoir observer ses tableaux aussi bien de loin que de près, permettant d’observer chaque détail. Une chose m’a surprise : certains tableaux ne sont plus aussi précis dans le jeu de la lumière sur l’eau, ils semblent plus criards, plus… Et j’ai repensé au fait que la vision de Monet était altérée par sa cataracte. Et que son utilisation des couleurs rendaient ses œuvres d’autant plus fortes… J’ai du mal à décrire précisément les toiles tant elles touchent mes émotions. Je n’arrive jamais à décrire des œuvres qui me touchent puisque je ne les regarde plus de la même façon.

Le regard est ici important. J’aurai pu m’attacher simplement à la technique, à la façon dont les touches étaient faites… Mais ici, cela n’a pas vraiment d’importance. Ces oeuvres sont tellement fortes en émotion que l’on oublie totalement la technique. Elles sont faites pour être regardées de loin, pour s’imerger dans le jardin de Giverny et plus précisément au niveau du bassin. Je regretterai presque néanmoins que l’on puisse prendre du recul. Ou la présence de jonctions blanches entre elles. Une pièce entièrement ronde donnerait une autre vision de la chose.

Réussite

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La citation d’aujourd’hui provient d’une chanson d’Eté 67, un groupe belge n’ayant pas vraiment décollé mais ayant pourtant des textes intéressants et une musique tout aussi intéressante ; Paroles extraites de la chanson : Le bonheur.

Patience_by_MischxT’as réussi tes études, t’as réussi ta carrière
T’as réussi ton mariage, et même réussi tes enfants
Oui mais,
Tu as raté ta vie
Raté ta vie […]

Tu rêvais de faire autre chose
du peu de temps dont on dispose
Non tu n’osais pas trop croire
à cette expression dérisoire
Mais tu as raté ta vie, raté ta vie

Qui ne s’est jamais interrogé sur sa propre vie ? Qui pense avoir réussi sa vie ? Et d’abord, qu’est ce que la réussite ? Un mot comme celui-ci désigne en français également un jeu de carte. Les patiences, sous toutes ses formes. Les jeux que nous appelons aussi solitaire. Etrange synonyme pour désigner la même chose. Un peu ironique lorsqu’on y réfléchit bien.

Revenons à notre réussite, lorsqu’elle s’applique à une vie. Comment réussir sa vie et quand est-ce qu’une vie est considérée comme réussie ? Aux yeux des autres, une jolie carrière, une jolie femme, de beaux enfants et une belle maison est un signe de réussite. Sûrement plus d’ailleurs la belle maison et la belle carrière que le reste. Mais pour un être humain, la réussite personnelle est-elle toujours matérielle ?

J’aurai envie de répondre non à cette dernière question. Un non ferme et définitif, sous-entendant que finalement la réussite de nos rêves est plus importante que la réussite matérielle. Mais il serait illusoire que de croire cela. La réussite matérielle fait partie intégralement, aujourd’hui, de nos espérances. Avoir de l’argent pour pouvoir faire ce que l’on désire. Même s’il ne s’agit que biens et que finalement, c’est assez dérisoire par rapport au reste.

Mais donc, qu’est-ce que le reste ? Qu’est ce qui participe à notre réussite personnelle ? Peut-être simplement d’avoir accompli une partie de ses rêves. Comme dirait Coehlo, d’avoir accompli une partie de sa légende personnelle ou d’être en chemin pour le faire. Et cette fameuse légende personnelle, le gout du rêve, sommes-nous tous capable de l’accomplir ? Et comment décider de ce qu’elle est ? Les rêves et les espoirs évoluent au fur et à mesure que nous vieillissons, que nous grandissons. Mais ils sont en effet l’un des moteurs de notre vie. Une recherche du bonheur en quelque sorte.

Est-ce que parce que systématiquement le nombre 33 me fait penser au Christ et donc à la mort à 33 ans que je m’interroge sur ceci ? En partie je suppose. Happy birthday to me !

(Image provenant de Devian Art, non libre de droit)

Cadeau

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presentUne collègue m’a offert un cadeau. Cela m’a touchée. Je me suis sentie bête. C’est étrange, j’essaye toujours de ne pas me lier avec mes collègues, pour différentes raisons mais avant tout parce que je ne veux pas mélanger travail et vie privée.

Depuis quelques temps déjà, cette résolution tombe plus ou moins à l’eau. Mais le cadeau vient d’une autre collègue, que j’apprécie mais avec qui les rapports sont toujours restés professionnels. C’est étrange. Et agréable. Je n’ai pas su dire autre chose que simplement merci.

Dialogue avec dieu.

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Nostalgiededieu Un blog découvert par un pur hasard : La nostalgie de dieu. Volume 1.
Il s’agit aussi d’une bande dessinée papier. Je crois que je vais courir l’acheter. Les dialogues sont terribles : de l’humour noir, très noir et des touches de poésie… Un dieu qui pourrait presque me plaire.

Et comme ce dieu est un peu… Il a forcément besoin d’une psychanalise. Ainsi, le Volume 2
Et bon sang que les dialogues sont bons… J’en redemande encore et encore…
D’ailleurs, je vais lire !

Un matin, un lama lalalala…

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LamaBon nous passerons sur ce titre encore plus débile que d’habitude… Et on m’excusera.

En rentrant du boulot, j’ai eu la peur de ma vie. Juste au dessus d’un buisson, alors que je venais de tourner en voiture, la tête d’un lama… Après un rapide coup d’oeil dans mon rétro, j’ai pu appercevoir le corps. Il ne s’agissait en rien d’une pub ou d’une affiche, mais bel et bien d’un véritable lama. En pleins coeur de la région parisienne…

Donc, quelqu’un dispose d’un lama dans un champs. En lieu et place d’une vache ou d’un mouton, ou d’une chèvre, ou d’un cheval… Un lama. Qu’est ce qui pousse les gens à posséder ce genre d’animal aussi peu commun ? Un animal exotique en somme… Bon, je reconnais que pour le coup, il n’avait absolument pas l’air malheureux mon lama. Il regardait passer les voitures, tranquillement perché sur une butte.

En règle général, je n’aime pas l’idée de posséder un animal exotique. Trop de morts sur le chemin de nos maisons. Je n’aime pas l’idée non plus de vendre un animal. Les animaleries me rebuttent et m’indisposent. A chaque fois que j’y pénètre, je me demande ce que deviennent les animaux non vendus et trop vieux, donc plus assez vendables… Laboratoire ? Extermination pure et simple ? Je doute qu’ils disposent d’une belle fin… Le début n’a déjà pas été très sympathique… Les cages et le transport laborieux, la promiscuité et le nombre de bestioles qui meurrent avant d’arriver chez nous.  Pour le plaisir de certains de posséder un animal hors du commun..