Archives de Catégorie: musique

Anne Sylvestre : Non, tu n’as pas de nom

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Chanson sortie en 1974… 1974, c’était un an avant la dépénalisation du droit à l’IMG. L’interruption Medicalisée de Grossesse. Pas l’IVG hein, en 1975, il y avait encore énormément de contraintes. Mais au moins, cela n’amenait pas une femme, comme par exemple Marie-Louise Giraud, faiseuse d’ange, guillotinée en 1943 pour avoir pratiqué 23 avortements… Chanson boulversante, pronant le droit des femmes à disposer de leur corps, tout en délicatesse.Et j’imagine cette femme, en 1974, en plein débat en fait, qui arrive avec une telle chanson… Je l’admire d’avoir osé faire cela.

J’ai découvert cette chanson à la fête de l’humanité. Cette grande dame a chanté avec Agnès Bihl sur la scène Zebrock. Et avec une intensité qui donne envie de pleurer. De pleurer sur la condition de certaines femmes, qui n’ont toujours pas ce droit élémentaire de disposer leur corps. Quelque soit l’occasion. Société sans droit à l’erreur, mais avec droit à l’horreur, où naissent les enfants des erreurs et les enfants des viols… Voilà ce que certains aimeraient. Une société où naissent des enfants handicapés non désirés, où des enfants non voulus arrivent. L’entrave à l’IVG est punie en France. Depuis 1993. Seulement.

(Impossible de trouver un extrait potable ou une vidéo avec cette chanson…)

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Etre une femme version 2010 : féminisme version 2010 ?

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Encore une fois, Sardou a réussi un joli buzz médiatique. Déjà, niveau marketing, j’applaudis l’idée de reprendre une chanson comme celle-là. Qui n’a pas dansé sur femmes des années 80 ? En boite, lors des mariages…. Bref.

Chanson culte ou presque, dont tout le monde connait peu ou prou les paroles : l’histoire d’une révolution, des femmes qui s’émancipent, qui crient leur envie de faire ce qu’elles désirent de leur vie, sans devoir rendre de compte. Qui désirent un monde où être une femme n’est pas un obstacle à son accomplissement professionnel, où elles peuvent même « S’installer à la présidence et de là faire bander la France ». On y était. Ou presque.

La chanson version 2010 montre des femmes carriéristes, uniquement carriéristes, visiblement plus capables de mener de front leur vie multiple… Étrange, je n’ai pas l’impression à l’heure d’aujourd’hui que les femmes ont beaucoup changé, qu’elles n’assument plus. Elles continuent de s’occuper des enfants, de leur maison, de leur boulot. Sans que vraiment leur carrière en pâtisse. Enfin si, un peu. Forcément, lorsqu’on s’occupe d’enfants, on est moins présente au travail et on grimpe moins vite dans la hiérarchie… D’où cette femme décrite dans la chanson qui construit sa carrière avant de construire sa vie. Est-ce que c’est parce que je suis une femme que ceci ne me choque pas ?

L’homme parle

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Voilà mon plus gros coup de cœur de l’année 2009… Je sais, je ne suis pas en avance mais quand même, il fallait que j’en parle ici.
Les textes sont excellents, tout comme les rythmes. Je ne peux que recommander l’album qui est vraiment un pur plaisir. Je ne vais pas élire toutes les chansons comme mes favorites ni dire qu’elles sont toutes excellentes mais certaines sont des vraies merveilles.

Je suis bien incapable de décrire le style de ce groupe. Petite déception néanmoins, leur concerts sont rares… Et celui où je devais me rendre a été malheureusement annulé. Mais bon, je ne désespère pas de les voir un jour en concert !

Agnès Bihl. L’enceinte vierge

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Le clip en lui-même n’est pas terrible. Mais ce n’est pas cela qui me pousse à poster ceci ici… Mais la première fois que j’ai écouté cette chanson, j’ai eu une véritable émotion… Je crois que j’ai été choquée. Et j’ai adoré.

Adoré qu’on puisse ainsi critiquer la chrétienté. La demoiselle a un texte incisif, un joli brin de voix. Et j’ai eu envie d’en découvrir plus…
Bien évidemment, sa critique ne doit pas forcément être bien accueillie dans certains milieux mais elle caresse mon coté anticlérical.

Et finalement, c’est agréable aussi de se dire que l’on peut en France écrire un texte comme celui-ci sans censure.