Archives de Catégorie: Coup de coeur

Replay – Ken Grimwood

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Quatrième de couverture :

La mort est un éternel recommencement… Quand Jeff décède d’une crise cardiaque à 43 ans, il se réveille 25 ans plut tôt dans sa chambre d’université, alors qu’il a 18 ans… Tout ce qui appartenait à son présent a disparu… dans le futur. Seuls les souvenirs subsistent. Un peu déstabilisant ? Toutefois, quand on a un quart de siècle d’avance sur l’humanité, on dispose de quelques atouts pour refaire sa vie. Ainsi, Jeff construira une fortune, un couple différent, essaiera en vain de changer le cours de l’Histoire, et ce jusqu’à ses 43 ans où il mourra d’une crise cardiaque… pour se réveiller à 18 ans, cette fois-ci dans un cinéma. Replay! Et ainsi de suite. La raison de ce cycle ? Jeff n’en a aucune idée. Peut-être Pamela, elle aussi sujette à ces retours à la vie, pourra-t-elle l’aider à comprendre. Humour, émotions, rebondissements à la pelle servant une intrigue admirablement ficelée, et Replay donne une dimension multiple au sens de la vie.

Un roman de science-fiction qui a trente ans et qui n’a pas pris une ride… On est ici bien loin de la science-fiction « classique ». L’histoire est simple : le héros meurt inexorablement à 43 ans et se réveille à 18 ans… La possibilité de tout refaire, de tout recréer mais en ayant les souvenirs et le passé d’un homme de 43 ans. Devenir riche à millions, rencontrer l’amour à nouveau, vivre cents vies et n’en vivre qu’une. Le thème déjà vu du voyage dans le temps mais vu de façon plus philosophique. Non pas comme un voyage dans le temps mais comme un retour en arrière. Sur fonds de roman d’amour et de sentiment éternel (sans le côté mièvre, rassurez-vous).

L’écriture est ici très agréable et sert admirablement ce roman coup de cœur. Coup de cœur pour le sujet et coup de coeur pour le traitement du sujet… Sincèrement, un roman qui s’apparente à un page-turner avec la profondeur qui manque habituellement à ce genre. Sans oublier son petit coté thriller puisque forcément, on avance avec le héros et que l’on souhaite comprendre ce qui lui arrive. Et le petit coté roman historique, puisque l’on replonge dans les années 60-70 de façon discrète. Vraiment difficile de tout résumer ici, il est sûrement préférable de le lire pour se faire une opinion.

Les putes voilées n’iront jamais au paradis – Chahdortt Djavann

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Quatrième de couverture :

Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.
Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire. 
À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.
Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme. 

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Un récit frappant, troublant qui éveille obligatoirement en moi ma fibre féministe. Et qui me fait dire que je suis chanceuse d’être née en France plutôt qu’en Iran ou Afghanistan… Chanceuse d’être libre, chanceuse d’être femme ici et pas ailleurs. J’ai vraiment aimé ce livre, construit pratiquement sous la forme d’un thriller. Une écriture qui peut être douce et tendre ou violente et cruelle.. Le destin de deux gamines que l’on vend, l’une pute, l’autre épouse par interim…Et une diatribe qui n’en est pas vraiment une, sur la position de la femme en Iran. Et ces voix lancinantes, qu’on imagine issu d’un passé pas encore révolu des prostitués mortes…

Un livre à lire et à relire… Qui donne envie de monter sur les barricades lorsque des trous du cul aux Etats-Unis obligent un consentement du géniteur lors d’avortement… Même lors d’un viol ! Si, si.. Un livre qui donne envie de prendre son bulletin de vote et de l’enfoncer bien profondément dans l’urne pour que les droits des femmes de disposer de leur corps soit encore un droit en France…

Bref, un livre qui réveille la féministe qui trainasse dans toute femme… Un livre qui me fait dire aussi que finalement, je ne suis pas si mal en France mais que dans d’autres pays, certaines souffrent et luttent…

En résumé, lisez-le, offrez-le !

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles – Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

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petites-recettes-bonheur-temps-difficilesQuatrième de couverture :

Dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de légèreté, d’humour et de tendresse, le portrait de deux femmes attachantes, courageuses et solidaires, réunies par le hasard dans l’Amérique des années 1940. Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche une amie à qui parler. À des centaines de kilomètres de là, en Iowa, Rita Vincenzo s’interroge : comment joindre les deux bouts dans un pays rationné ? Comment réconforter la douce Roylene, la fiancée de son fils parti pour le front ? Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien ? Puis un jour, Rita reçoit une lettre d’une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat. Recettes pour lutter contre la morosité, conseils de jardinage, échange de confidences, de potins de voisinage et de secrets plus intimes… Unies par un inébranlable optimisme, Glory et Rita vont partager une intense complicité épistolaire. Et découvrir que, même dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve toujours un chemin.

Un très joli roman épistolaire, un genre que j’affectionne énormément.

Les deux femmes qui correspondent sont très attachantes, vivantes presque. J’avoue avoir vraiment apprécié ce livre, roman d’amitié, roman de guerre d’une époque révolue, de débrouillardise et de recette de cuisine qui, avouons le, ne m’ont pas forcément donné envie. Mais ce livre est vraiment un plaisir à lire.

Le bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald

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la-bibliotheque-des-coeursQuatrième de couverture :

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. 
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis — et pas uniquement les personnages de ses romans préférés —, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. 
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Voilà mon cadeau de Noel !! Un vrai et beau roman, avec des personnages attachants… Un roman qui parle de livres mais pas uniquement. Une histoire touchante, avec de l’amitié, de la romance et tellement de bonne volonté que cela fait du bien.

Déjà, j’ai adoré la couverture. Joliment dessinée et originale. Et puis, j’ai beaucoup aimé aussi le style de l’auteur. L’histoire, bien que charmante n’est absolument pas gnan-gnan (quoiqu’un petit peu quand même) et même si on sent venir la fin à des kilomètres, on a vraiment envie de la lire. Et on est même un peu triste en le refermant. Parce que cette histoire est si chouette qu’on a envie qu’elle continue encore et encore… Mais qu’elle finit, à mon goût bien trop vite.

Sara arrive à Broken Wheel, une ville paumée du cœur des États-Unis. Elle découvre la vie d’Amy et la place de celle-ci dans une communauté, une petite ville proche de l’extinction. Et elle s’y fait, petit à petit une place. Une grande place. Rendant sa vie à cette petite bourgade si miteuse. Sans oublier les nombreuses références de nombreux livres. Parce que Sara est une accro aux livres, tout comme Amy. Et qu’elle a un système de classement pas forcément évident mais franchement sympathique… Et pleins d’autres petits détails qui rendent ce livre si attachant….

En gros, si vous avez besoin d’un petit cadeau de Noël de dernière minute ou envie de vous faire plaisir… N’hésitez pas !

 

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La dernière petite enveloppe bleue – Maureen Johnson

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derniereQuatrième de couverture :

Ginny Blackstone pensait avoir vécu la plus grande aventure de sa vie l’été de ses dix-sept ans. Treize petites enveloppes bleues, léguées par sa tante adorée avant de mourir, l’avaient envoyée à la découverte de l’Europe et d’elle-même, seule avec son petit sac à dos.Treize… moins une, qui avait disparu avec le vol de son sac. Quelques mois plus tard, Ginny reçoit un mystérieux message d’Angleterre : un certain Oliver a récupéré la fameuse enveloppe. Sa dernière aventure l’attend, de Londres à paris, d’Amsterdam à Dublin.

Et on retrouve Ginny dans la fin du roman précédent. Et cela forme un tout. Un tout romantique, initiatique, mignon… C’est peut-être cette seconde partie qui m’a décidée à en faire un coup de cœur. Parce qu’elle forme un vrai tout avec la précédente et qu’on voit la vraie évolution de Ginny. On rencontre des nouvelles personnes, on vit avec elle pendant peu de temps et on comprend sa décision finale. On reprend une partie du voyage et comme c’est si joliment dit dans ce roman, on se rend compte :

« … : revenir était une chose étrange. On ne pouvait jamais visiter deux fois le même endroit. Chaque fois, l’histoire est différente. Par le simple fait de revenir, on efface ce qui s’est passé avant. »

 

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13 petites enveloppes bleues – Maureen Johnson

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Quatrième de couverture :

13enveloRÈGLE N° 1 : Tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos.

RÈGLE N° 2 : Tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères.

RÈGLE N° 3 : Tu ne peux pas prendre d’argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc.

RÈGLE N° 4 : Pas d’expédients électroniques. Ce qui signifie, pas d’ordinateur portable, de téléphone portable, de musique, d’appareil photo.

C’est tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant. Rendez-vous à la Quatrième Nouille.

Lorsqu’elle découvre ce message de Peg, sa tante adorée qui vient de mourir, Ginny est loin d’imaginer qu’elle en recevra treize au total et que ces petites enveloppes bleues l’emmèneront loin, bien loin, pour un incroyable voyage a travers l’Europe. Et transformeront à jamais sa vie de jeune fille rangée, timide et sage…Comme une course au trésor, ce roman nous happe et nous entraîne de rencontres en découvertes, de mésaventures en petites victoires, pour une folle virée pleine d’humour et de charme.

Un roman initiatique qui n’est pas sans rappeler le voyage de Théo de Catherine Clément. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est aussi bon mais il est de la même veine.

Ginny est une jeune fille de 17 ans, réservée et timide, qui reçoit, un jour, 13 petites lettres en provenance de Londres mais surtout en provenance d’une tante défunte qu’elle adorait. Et dans ces lettres, des instructions à suivre à la lettre, c’est le cas de le dire. Et Ginny entame un voyage en Europe, où elle court de ville en ville, passant de Londre à Paris, Amsterdam, Copenhague, Rome pour finir en Grèce… Passant de rencontres en rencontres, de villes en ville. Sans forcément prendre le temps de flâner ou de découvrir les villes… Avec une petite critique sur les touristes pendus à leur guide de voyage, visitant les villes au pas de charge pour finir leur programme et ne rien rater… Mais n’est-ce pas au final « rater » la ville que de ne pas prendre le temps d’y errer et d’y flâner ? De s’y perdre et découvrir au détour de ruelles des choses et d’autres, justement pas inscrits sur les guides ?

On passe donc de ville en ville, de rencontres en recontre. Et on apprend beaucoup de choses sur cette tante loufoque et décédée trop tôt. On rencontre ses amis complètement dérangés ou pas. Et Ginny se fait ses propres amis qu’elle croise et recroise. Ses propres rencontres, magie du voyage.

Et Ginny en ressort changée. Ou pas. Mais en ayant grandi, en ayant gagné en confiance. En connaissance aussi. Connaissance de sa tante, connaissance de pas mal de chose. Et la fin est un peu comme un coup de Trafalgar. En somme, un chouette roman.Enregistrer

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Lignes de faille – Nancy Huston

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lignes-de-faille-nancy-hustonQuatrième de couverture :

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n’est le sang. Pourtant, de l’arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina – des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent – racontent, au cours d’une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York. Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l’époque où l’on vit, l’homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C’est contre elle pourtant que s’élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

Un roman touchant, écrit du point de vue d’enfant…

J’avoue que la première partie du récit, le point de vue de Sol, en 2005 a failli me faire lâcher ce roman. Parce que ce petit garçon m’horripilait… Et je suis passé à Randall, puis à Sadie, puis à Kristina pour finir par me rendre compte que tout à coup, ce roman était fini…

L’enchainement des voix est vraiment une très bonne idée. On construit peu à peu l’histoire, on comprend… On retrouve l’innocence de l’enfance. Ou on se rend compte que parfois les enfants ne sont pas si dupes. On comprend comment l’enfance a construit l’adulte qu’on a rencontré précédemment, dans les yeux de son propre enfant ou dans les yeux de son petit enfant…

Des années 2000 aux années 40 ont vit avec ses enfants, des petits moments et des gros mensonges. Très difficile de lâcher ce roman, bien écrit et délicat. Un vraiment beau livre.