Archives de Catégorie: Coup de coeur

L’art d’écouter les battements de coeur/ Un cœur bien accordé – Jan-Philipp Sendker

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Quatrième de couverture :

 

Brillant avocat new yorkais, le père de Julia disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace. Quatre ans plus tard, elle trouve une lettre d’amour de son père adressée à une jeune fille en Birmanie. Julia se rend sur place et y découvre son passé secret.

 

Presque dix ans se sont écoulés depuis que Julia Win est revenue de Birmanie, le pays où son père est né. Désormais brillante avocate à Manhattan, elle ne se sent pourtant pas totalement épanouie. Et ses doutes grandissent encore lorsqu’elle commence à entendre en elle une étrange voix posant des questions troublantes : « Pourquoi vis-tu seule ? », « Qu’attends-tu de la vie ? »… Pour comprendre l’origine de cette voix, Julia repart en Birmanie. Elle y découvre l’histoire de Nu Nu, une femme au destin tragique, qui va changer sa vie.
Empreint de sagesse orientale et chargé d’émotion, le deuxième roman de Jan-Philipp Sendker, aussi subtil et profond que le premier, explore les territoires passionnants de l’âme humaine.
Un joli voyage au coeur de la Birmanie à la recherche d’un père mais avant tout de soi-même. J’ai beaucoup aimé ce livre et ce voyage, très empreint de sagesse orientale et de bonté. Comment à partir d’un secret de famille, on parvient à un roman proche d’un feel-good. Magie ! Mais la magie opère.
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La cours des grandes – Les jeux de garçons – Adèle Bréau

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Quatrième de couverture :

Quatre amies dans le Paris branché et bobo du 9e.Mathilde est cadre dans une grosse firme pleine de mâles qui l’attendent au tournant. Mère de deux petits garçons, elle jongle avec les emplois du temps dans une culpabilité constante.Son amie Alice seconde un restaurant en vue de la capitale et peine à se remettre de sa séparation, malgré le soutien de son ado. Lucie, leur richissime comparse, à la tête d’une famille nombreuse, est obsédée par la bonne tenue de son bonheur conjugal. Quant à Eva, la quatrième, elle rêve de devenir mère elle aussi.De leurs cahiers de texte de collégiennes à leurs plannings surbookés, ces working mums sont entrées sans s’en rendre compte dans la cour des grandes. Héroïnes made in France, elles ne rêvent plus de prince charmant, de robe meringuée et d’alliances. Elles n’ont plus le temps de rêver. Crèche, école, courses, babysitters, vie sexuelle, carrière, enfants malades, corps qui fout le camp, premières rides et petits flirts, elles tentent simplement de maîtriser le tourbillon insensé qui les emporte depuis qu’elles ont dit oui.Dans un Paris de comédie romantique, ces équilibristes à l’aube de la quarantaine rient, explosent, galèrent, textotent, aiment et espèrent, car au fond les mères de famille auront toujours quinze ans. Leur vie ne fait que commencer.

 

Mathilde, Alice, Lucie et Éva nous ont ouvert la porte de La Cour des grandes. De leurs joies et peines à leurs pensées les plus intimes, nous avons tout appris de ces héroïnes du quotidien. Pendant une année entière, elles nous ont embarqués dans le tourbillon de leurs journées à cent à l’heure. Mais qu’en est-il des hommes qui ont lié leur destin au leur ?
De Fred, le chef bourru secrètement amoureux d’Éva ; de Max, égaré dans la paternité autant que dans son couple et sa vie tout court ; de Christophe, en apparence si lisse et sûr de ses choix ; de Vincent, aux absences mystérieuses, d’Adrien, emporté par le démon de midi, et de Jacques, cet inconnu d’une nuit, que savons-nous finalement, si ce n’est ce qu’en perçoivent leurs compagnes ?
D’ailleurs, que savent-ils de leur femme ? Comment vivent-ils leur paternité, leur place dans le couple ? Que ressentent-ils, ces hommes si peu enclins à la confidence, qui peinent à trouver leur place dans une société en pleine mutation ?

Adèle Bréau a choisi d’en faire les héros de ce nouveau roman. Tiraillés entre leur ambition et la quête d’un bonheur personnel, comment gagneront-ils ces Jeux de garçons où les plus forts ne sont plus les mêmes qu’autrefois ?
Car les règles ont changé

Un petit coup de coeur pour cette série : une écriture agréable, des histoires touchantes. D’abord les voix des filles. Filles qui pourraient être nos copines, avec des vies trépidantes de working-girl. Et des histoires d’amour… Forcément ! Puisqu’on ne peut être une femme sans histoire d’amour. Mais comme dans la vraie vie, les histoires d’amour, ça ne fonctionne pas toujours. Et comme dans la vraie vie, on rit et on pleure. Et dans ce livre là, c’est bien le cas. On a envie parfois de faire se remuer certaines d’entre-elles, on a envie de les consoler, on a envie d’aller boire un verre avec elles ou de partir en vacances avec cette petite bande d’amis…

Et l’autre livre, c’est pour laisser la parole aux garçons… Leur point de vue à eux, sur les mêmes histoires…

Et ça fonctionne drôlement bien ce parallélisme… On comprend mieux certains fonctionnements et on réalise que dans toute histoire, il ne faut pas regarder par un seul coté de la lorgnette. C’est si facile à faire dans un roman. Si facile ici, puisque l’auteur a déjà tout décortiqué pour nous…

Une chouette série, que j’aimerai voir se continuer…

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Replay – Ken Grimwood

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Quatrième de couverture :

La mort est un éternel recommencement… Quand Jeff décède d’une crise cardiaque à 43 ans, il se réveille 25 ans plut tôt dans sa chambre d’université, alors qu’il a 18 ans… Tout ce qui appartenait à son présent a disparu… dans le futur. Seuls les souvenirs subsistent. Un peu déstabilisant ? Toutefois, quand on a un quart de siècle d’avance sur l’humanité, on dispose de quelques atouts pour refaire sa vie. Ainsi, Jeff construira une fortune, un couple différent, essaiera en vain de changer le cours de l’Histoire, et ce jusqu’à ses 43 ans où il mourra d’une crise cardiaque… pour se réveiller à 18 ans, cette fois-ci dans un cinéma. Replay! Et ainsi de suite. La raison de ce cycle ? Jeff n’en a aucune idée. Peut-être Pamela, elle aussi sujette à ces retours à la vie, pourra-t-elle l’aider à comprendre. Humour, émotions, rebondissements à la pelle servant une intrigue admirablement ficelée, et Replay donne une dimension multiple au sens de la vie.

Un roman de science-fiction qui a trente ans et qui n’a pas pris une ride… On est ici bien loin de la science-fiction « classique ». L’histoire est simple : le héros meurt inexorablement à 43 ans et se réveille à 18 ans… La possibilité de tout refaire, de tout recréer mais en ayant les souvenirs et le passé d’un homme de 43 ans. Devenir riche à millions, rencontrer l’amour à nouveau, vivre cents vies et n’en vivre qu’une. Le thème déjà vu du voyage dans le temps mais vu de façon plus philosophique. Non pas comme un voyage dans le temps mais comme un retour en arrière. Sur fonds de roman d’amour et de sentiment éternel (sans le côté mièvre, rassurez-vous).

L’écriture est ici très agréable et sert admirablement ce roman coup de cœur. Coup de cœur pour le sujet et coup de coeur pour le traitement du sujet… Sincèrement, un roman qui s’apparente à un page-turner avec la profondeur qui manque habituellement à ce genre. Sans oublier son petit coté thriller puisque forcément, on avance avec le héros et que l’on souhaite comprendre ce qui lui arrive. Et le petit coté roman historique, puisque l’on replonge dans les années 60-70 de façon discrète. Vraiment difficile de tout résumer ici, il est sûrement préférable de le lire pour se faire une opinion.

Les putes voilées n’iront jamais au paradis – Chahdortt Djavann

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Quatrième de couverture :

Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.
Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire. 
À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.
Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme. 

**

Un récit frappant, troublant qui éveille obligatoirement en moi ma fibre féministe. Et qui me fait dire que je suis chanceuse d’être née en France plutôt qu’en Iran ou Afghanistan… Chanceuse d’être libre, chanceuse d’être femme ici et pas ailleurs. J’ai vraiment aimé ce livre, construit pratiquement sous la forme d’un thriller. Une écriture qui peut être douce et tendre ou violente et cruelle.. Le destin de deux gamines que l’on vend, l’une pute, l’autre épouse par interim…Et une diatribe qui n’en est pas vraiment une, sur la position de la femme en Iran. Et ces voix lancinantes, qu’on imagine issu d’un passé pas encore révolu des prostitués mortes…

Un livre à lire et à relire… Qui donne envie de monter sur les barricades lorsque des trous du cul aux Etats-Unis obligent un consentement du géniteur lors d’avortement… Même lors d’un viol ! Si, si.. Un livre qui donne envie de prendre son bulletin de vote et de l’enfoncer bien profondément dans l’urne pour que les droits des femmes de disposer de leur corps soit encore un droit en France…

Bref, un livre qui réveille la féministe qui trainasse dans toute femme… Un livre qui me fait dire aussi que finalement, je ne suis pas si mal en France mais que dans d’autres pays, certaines souffrent et luttent…

En résumé, lisez-le, offrez-le !

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles – Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

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petites-recettes-bonheur-temps-difficilesQuatrième de couverture :

Dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de légèreté, d’humour et de tendresse, le portrait de deux femmes attachantes, courageuses et solidaires, réunies par le hasard dans l’Amérique des années 1940. Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche une amie à qui parler. À des centaines de kilomètres de là, en Iowa, Rita Vincenzo s’interroge : comment joindre les deux bouts dans un pays rationné ? Comment réconforter la douce Roylene, la fiancée de son fils parti pour le front ? Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien ? Puis un jour, Rita reçoit une lettre d’une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat. Recettes pour lutter contre la morosité, conseils de jardinage, échange de confidences, de potins de voisinage et de secrets plus intimes… Unies par un inébranlable optimisme, Glory et Rita vont partager une intense complicité épistolaire. Et découvrir que, même dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve toujours un chemin.

Un très joli roman épistolaire, un genre que j’affectionne énormément.

Les deux femmes qui correspondent sont très attachantes, vivantes presque. J’avoue avoir vraiment apprécié ce livre, roman d’amitié, roman de guerre d’une époque révolue, de débrouillardise et de recette de cuisine qui, avouons le, ne m’ont pas forcément donné envie. Mais ce livre est vraiment un plaisir à lire.

Le bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald

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la-bibliotheque-des-coeursQuatrième de couverture :

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. 
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis — et pas uniquement les personnages de ses romans préférés —, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. 
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Voilà mon cadeau de Noel !! Un vrai et beau roman, avec des personnages attachants… Un roman qui parle de livres mais pas uniquement. Une histoire touchante, avec de l’amitié, de la romance et tellement de bonne volonté que cela fait du bien.

Déjà, j’ai adoré la couverture. Joliment dessinée et originale. Et puis, j’ai beaucoup aimé aussi le style de l’auteur. L’histoire, bien que charmante n’est absolument pas gnan-gnan (quoiqu’un petit peu quand même) et même si on sent venir la fin à des kilomètres, on a vraiment envie de la lire. Et on est même un peu triste en le refermant. Parce que cette histoire est si chouette qu’on a envie qu’elle continue encore et encore… Mais qu’elle finit, à mon goût bien trop vite.

Sara arrive à Broken Wheel, une ville paumée du cœur des États-Unis. Elle découvre la vie d’Amy et la place de celle-ci dans une communauté, une petite ville proche de l’extinction. Et elle s’y fait, petit à petit une place. Une grande place. Rendant sa vie à cette petite bourgade si miteuse. Sans oublier les nombreuses références de nombreux livres. Parce que Sara est une accro aux livres, tout comme Amy. Et qu’elle a un système de classement pas forcément évident mais franchement sympathique… Et pleins d’autres petits détails qui rendent ce livre si attachant….

En gros, si vous avez besoin d’un petit cadeau de Noël de dernière minute ou envie de vous faire plaisir… N’hésitez pas !

 

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La dernière petite enveloppe bleue – Maureen Johnson

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derniereQuatrième de couverture :

Ginny Blackstone pensait avoir vécu la plus grande aventure de sa vie l’été de ses dix-sept ans. Treize petites enveloppes bleues, léguées par sa tante adorée avant de mourir, l’avaient envoyée à la découverte de l’Europe et d’elle-même, seule avec son petit sac à dos.Treize… moins une, qui avait disparu avec le vol de son sac. Quelques mois plus tard, Ginny reçoit un mystérieux message d’Angleterre : un certain Oliver a récupéré la fameuse enveloppe. Sa dernière aventure l’attend, de Londres à paris, d’Amsterdam à Dublin.

Et on retrouve Ginny dans la fin du roman précédent. Et cela forme un tout. Un tout romantique, initiatique, mignon… C’est peut-être cette seconde partie qui m’a décidée à en faire un coup de cœur. Parce qu’elle forme un vrai tout avec la précédente et qu’on voit la vraie évolution de Ginny. On rencontre des nouvelles personnes, on vit avec elle pendant peu de temps et on comprend sa décision finale. On reprend une partie du voyage et comme c’est si joliment dit dans ce roman, on se rend compte :

« … : revenir était une chose étrange. On ne pouvait jamais visiter deux fois le même endroit. Chaque fois, l’histoire est différente. Par le simple fait de revenir, on efface ce qui s’est passé avant. »

 

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