Archives de Catégorie: Un peu de moi

Kaï Kaï Kaï (ou peut-être bien caille caille caille !)

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C’est rare des températures comme celles que nous traversons aujourd’hui.

C’est rare également des épisodes neigeux comme ceux-là.

Et ça mérite bien, pour que je m’en souvienne un petit post sur ce blog… Parce que je ne suis pas si souvent bloquée par la neige à me faire dorlotter par maman !  Et finalement, on est pas si mal au chaud à attendre le degel !

 

 

(photo trouvée sur google image . Je n’ai pas changé le titre afin de respecter l’auteur).

Deception

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Déçue…

Il va falloir rebondir, ce n’est finalement que parti remise, mais rien n’est plus vrai que ce que disait Lafontaine : Adieu veau, vache, cochon, couvée… (non je n’envisageai pas de me transformer soudain en agricultrice !)

J’ai cette faculté de me projeter dans l’avenir qui parfois me désole. Lorsque rien n’est fait, j’imagine et je rêve. Ce qui parfois m’amène à des déceptions. Et lorsque je suis déçue, je me transforme en mégère…

J’ai constaté qu’en fonction des gens, on voit différentes façons de réagir à une deception. Pour ma part, j’ai besoin de digérer cela seule, de ne pas me retrouver en compagnie de gens, que j’apprécie ou non d’ailleurs… Parce qu’à la moindre nouvelle contrariété, je pars au quart de tour et je suis de désagréable à franchement odieuse… Mais cela passe vite, fort heureusement pour mon entourage.

Poubelle

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Une initiative que j’ai trouvé presque poétique : un appareil photographique qui prend ce que nous jetons. Il s’agit d’un article que j’ai lu dans le Point, anecdote trouvée sur google actualités pour être exacte…

Une expérience scientifique en fait : cinq étudiants se sont prêtés à ce jeu des photographies. Et ces photos sont postées instantanément sur Facebook…  De une, ces photos peuvent être à moitié artistiques et de deux, si cette initiative permet de se rendre compte de l’utilité du recyclage, je ne vois aucun problème à cela.

Tandis que je trouvais cette initiative amusante, voir même presque artistique, j’en suis venue à lire les commentaires… Et là, j’ai été plus que surprise de constater que ce qui ressortait au final était un débat, non pas sur l’environnement, ce que j’aurai parfaitement compris, mais sur la liberté et sur l’éternel Big Brother… Parce que ce que certains ont retenu, il s’agit surtout du fait qu’une caméra soit placée dans une poubelle, qu’on observe nos ordures…

Et je m’interroge vraiment sur cette idée… Est-ce qu’une caméra dans ma poubelle serait une atteinte à ma liberté ? On chercherait à étudier ma vie privée ? J’avoue que cela me dépasse. Cela ne gène personne qu’on étudie mes recherches sur internet, que mon mobile permette de me géolocaliser, que mon foyer soit étudié sous toutes ses coutures dès que je passe la moindre commande… Je ne suis certes pas pour l’idée que l’on mette une caméra devant chaque porte ou chaque coin de rue, mais cette idée de big brother, mise à toutes les sauces m’agace profondément.

 

Pi day

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Je vous passe le nombre de jeux de mots foireux auxquels j’ai songé en écrivant mon titre, j’ai toujours une étiquette de gay friendly à défendre et à revendiquer… Bref, passons au sujet essentiel de ce post.

J’ai raté le 8 mars mais le 14 mars m’a fort heureusement rattrapé… Me voilà sauvé ! Le 8 mars étant ma journée, je réalise que finalement, j’avais largement le droit de l’ignorer. L’avantage d’être une femme dans un pays libre, je peux snober Ma journée de la femme. J’ai difficilement pu échapper aux nombreux collègues qui m’ont souhaité bonne fête ce jour-là mais j’ai au moins éviter d’en parler sur mon blog. Pour une fois, on ne me taxera pas de féminisme. Enfin, quoique… Je viens de rompre mon serment de ne plus parler de la journée de la femme. Tant pis.

Revenons à notre « Pi day »… La journée de « Pi ». Ok… Pi est un nombre extraordinaire. Je vous laisse d’ailleurs aller lire sur wikipédia l’article sur ce fameux pi. Article fort intéressant qui, rien qu’en le scrollant m’a donné à la fois la migraine (sûrement du à mon manque d’atome crochu avec les mathématiques) et mal au poignet (je pense que je devrais faire attention, un trouble métacarpien me guette). Outre le fait que lorsque je lis quelque chose sur pi, je me dis qu’on pourrait encore une fois en faire un livre, outre le fait qu’un sombre inconnu a décidé de le mettre en musique et que cela accentue encore une fois le coté mystique de ce nombre, pourquoi diable en a t’on fait une journée ?!

Étrangement, je m’imaginais que les « journées de » devaient défendre quelque chose… Les femmes opprimées, la presse opprimée, les minorités opprimées ou célébrer des choses importantes et/ou commerciales ( les mères, les pères, les grand-mères, les amoureux)… Mais Pi ? Je doute que Pi rapporte quoique ce soit… Enfin, qui hormis un geek porterait un t-shirt avec un gros Pi-Day affiché sur son t-shirt ? Déjà que pour un simple Pi, passé la trentaine, on a l’air crétin… Alors un Pi-Day… Donc, passons le coté commercial, vu que vu l’age du nombre, plus personne ne récolte de droit d’auteur… Et donc je m’interroge sur cette journée : d’où vient-elle ? Pourquoi existe- t’elle ? Quel intérêt ?
Pourquoi le 14 mars, c’est facile… 14/3… ou 3/14 en anglais. Mais pour le reste, je ne comprend pas.

Pas plus que je ne comprend non plus la multiplication des « journées de »… De lutte contre ceci ou cela, tellement de luttes, tellement de journées que les journées sans deviennent plus rares et finalement, pourquoi pas, plus « fêtables »… Un peu comme dans Alice aux pays des merveilles, un certain chapelier fou célébrait les non-anniversaires ( j’avoue, que niveau cadeau, il est largement gagnant !). Une telle accumulation de luttes contre ceci ou cela qui fait qu’au final, plus rien n’a de sens. Peut-être que l’homme a besoin de ces luttes pour avancer ? Pour éviter de se sentir seul devant certains combats ? Lorsque je vois une liste comme celle-ci, assez proche d’une liste à la Prévert, où tout se mêle et s’entremêle… finalement, je me rend compte que cela donne du sens à ce « pi-day », journée qui ne demande rien, qui ne célèbre rien de vraiment important, simplement un nombre un peu magique… Je suppose que la date devait être libre.

Facebook ou l’origine de la censure.

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Les miracles de l’informatique et des robots. Enfin, espérons qu’il s’agissait bien d’un robot.

Récapitulatif : Frode Steinicke, un artiste, a affiché sur son profil facebook le tableau de Gustave Courbet, l’Origine du monde. Son profil a donc été désactivé, sans prévenir parce que Facebook veut être un «milieu virtuel sûr à visiter, y compris pour les nombreux enfants qui l’utilisent»… Plusieurs utilisateurs de Facebook, suite à la desactivation du compte de Frode Steinicke, ont a leur tour affiché ce tableau. Et leur compte ont été désactivé…

Parce que la nudité peut choquer des enfants… Sisi.

Que ce tableau soit une oeuvre d’art majeure n’a aucune importance. Que nos enfants soient abreuvés d’images beaucoup plus choc n’a aucune importance. Facebook a tranché : Courbet ne passera pas.

Qu’il s’agisse d’un tableau vieux de plusieurs siècle n’a pas d’importance non plus. L’œuvre a certes était provocatrice à l’époque mais aujourd’hui, je pense qu’il y a des choses beaucoup plus provocantes que ce sexe de femme. Parce que finalement, il ne s’agit rien de plus que cela : une peinture ultra réaliste d’une partie de l’anatomie d’une femme. Avant toute chose, pour ma part, je trouve ce tableau beau. Vraiment beau. Le cadrage et le réalisme est troublant. Cette histoire a du bon, cela m’a permis de me pencher un peu plus sur Gustave Courbet, que je ne connaissais pas vraiment.

Cet autoportrait est complètement troublant de réalisme encore une fois. Ces autre tableaux ont également cette lumière, qui semble venir de l’intérieur des personnages… Un artiste que je redécouvre vraiment avec plaisir…

Après cet aparté sur Gustave Courbet, parce que finalement, un peu de culture ne peut jamais nuire, revenons à mes moutons… A savoir qu’aujourd’hui encore, on peut censurer des œuvres d’art. Sous le prétexte fallacieux de protéger des enfants qui n’ont rien à faire, de mon sens, sur internet tout seul. Et les enfants en age de traîner seuls sur internet ont certainement vu des choses bien pire déjà.

Je n’arrive pas vraiment à comprendre pourquoi cela m’énerve autant qu’un site comme Facebook censure des photos ou des images… En fait, si je sais. Je n’aime pas que l’on censure les œuvres d’art. Qu’on mette un avertissement pourquoi pas. Qu’on vire des photos de type pornographique, pédophiles, zoophiles et j’en passe, oui, je dis oui… Mais une œuvre d’art ! Les régimes totalitaires ont l’habitude de censurer les artistes. Mais un site mondial ?

 

Mort

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John Barry est mort. Je ne connaissais même pas le nom de cet homme pourtant je connais certaines de ces musiques. C’est étrange comme les compositeurs laissent leur musique au monde mais rarement leur nom, sauf pour quelques initiés ou cultivés… Mais je m’interroge également sur la mort. Pourquoi y a t’il autant de personnes qui s’émeuvent de la mort de personnes célèbres alors que la mort présentée au journal télévisé leur est totalement indifférente ?

Pourquoi est-ce que nous sommes émus lorsque certaines personnalités décèdent ? Par empathie ? Parce que la mort d’un être célèbre, ayant tout ce qui peut nous faire rêver nous rappelle que la mort se moque de tout, que ce soit de la race, du niveau social ou autre ? Que nous sommes finalement tous mortels ?

Qui a t’il de plus effrayant que la mort ? De savoir que tout va un jour ou l’autre cesser ?
La mort, en fonction des pays ou des relations n’a pas le même poids ni la même valeur. En Inde par exemple, la mort fait partie de la vie. Elle n’est pas un fin, simplement une continuité. On nait, on vit, on meurt. Rien de bien émouvant, rien de foncièrement triste. Preuve en est, rien n’est plus joyeux qu’un mort à Varanasi pour un indien. Elle marque la fin du cycle des réincarnations. Une joie, une finalité pour une vie d’indien…

La mort dans nos pays européens est moins bien vécue : elle est un drame, la fin d’une vie. Même si cette vie a été des plus remplie et des plus heureuse. Elle laisse à ceux qui restent un goût amer, un goût d’abandon. Elle est redoutée, crainte… Personne ne peut rien n’y faire. Elle est triste lorsqu’elle touche un enfant ou lorsqu’elle est la résultante d’un drame. Mais pourtant, elle fait partie de la vie. Nous luttons ardemment contre la mort : l’avancé de la médecine en est la preuve. L’acharnement thérapeutique est une dérive de cela. Tellement de dérives autour de la mort : les séries télévisées ou des films montrant des meurtres et des morts en série, les assurances vie et j’en passe.

La mort est devenue une sorte de business, que ce soit pour l’éviter ou lorsqu’elle est survenue pour enterrer les gens. La mort, dans notre société capitaliste rapporte des milliards. Mais elle ne rapporte rien à la majorité des gens. Rien que de la souffrance. Rien que des regrets.