Archives de Catégorie: Personnel

Funeral Blues – W.H Auden

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W.H Auden
(21/02/1907-29/09/1973)
Poête britannique.

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

Et en français :

Arrêtez les pendules

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone
Empêchez le chien d’aboyer avec l’os que je lui donne
Faites taire les pianos et les roulements de tambour
Sortez le cercueil avant la fin du jour

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots : « il est mort »
Nouez des voiles noirs aux colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police

Il était mon nord, mon sud, mon est, mon ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l’amour jamais ne finirait : j’avais tort

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l’océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais

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Sang passer…

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Je vais donc commencer mon coup de gueule par un jeu de mot pourri… Mais je rebondis à nouveau sur un article lu sur rue89… A savoir qu’un donneur de sang ne peut être homosexuel. Du moins, sans mentir : lorsque l’on donne son sang, il est nécessaire de répondre à un questionnaire. Si on est un homme, la question est posée de savoir si l’on est ou non homosexuel… Et si la réponse est oui, on peut dire adieu à son don… Même si l’on a pas de pratique à risque. C’est simplement écrit dans « l’arrêté du 12 janvier 2009 fixant les critères
de sélection des donneurs de sang » : « homme ayant eu des rapports sexuels avec un homme », l’interdiction est totale et permanente. A contrario, si vous êtes un homme hétérosexuel qui a eu un multi-partenariat ou des rapports avec une nouvelle partenaire depuis moins de deux mois, l’interdiction est de quatre mois…

Expliquez-moi en quoi un homme qui passe d’une fille à l’autre mais qui laisse un intervalle de quatre mois est plus succeptible de transmettre le VIH qu’un homme ayant eu une unique relation homosexuelle dans sa vie ? Ou un homosexuel qui a un partenaire régulier ?

Ah oui, j’oubliais !!! Les fameuses statistiques :

« En 2010, en France, le nombre de cas de découverte de séropositivité VIH était de 6 pour 100 000 pour les hétérosexuels. Et de 758 pour 100 000 chez les homosexuels masculins (Données InVS). Le risque d’exposition au VIH était donc 200 fois plus élevé lors d’une relation sexuelle entre hommes que lors d’une relation hétérosexuelle ou d’une relation sexuelle entre femmes. » (Source EFS)…

Sans compter qu’il est possible, pour les homosexuels en couple ne sont pas assurés que leur partenaire est fidèle… Parce qu’en étant hétéro, c’est plus sûr ? Ah et quid des lesbiennes ? A première vue, elles ne sont pas exclues du don… Pas légalement. Mais pourtant, il semblerait bien que parfois, elles essuient également un refus…

J’avoue être révoltée par cette situation. Et même si nous sommes en temps de campagne, je n’entends pas vraiment parler de cette injustice… Pour ma part, je ferai un questionnaire qui ne tiendrai pas compte des préférences sexuelles mais des pratiques, de tests HIV réguliers… Pourquoi faire plus facilement confiance à un hétéro plutôt qu’à un homosexuel ? Comme quoi, encore une fois, être homosexuel c’est vraiment être considéré comme différent…

Et si j’avais vécu au 16ème siècle ?

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J’ai lu les monologues du vagin (j’en parlerai dans un prochain post, je crains que vous n’y échapperez absolument pas)… Et j’ai adoré ce petit livre, bien trop court. Et dedans, j’y ai trouvé ceci :

Réalité sur le vagin

Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur – un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.

L’Encyclopédie des mythes et des secrets de la femme.

Ainsi, au 16ème siècle, le clitoris n’avait pas encore été découvert par l’homme ? Remarquez, vu la période, une terre inconnue à découvrir, pourquoi pas. Mais se dire qu’une femme a été condamnée pour la présence d’un clitoris entre ses jambes, cela me fait bondir… Évidemment, il s’agit ici de mon coté féministe qui s’insurge. Ou simplement humaniste.

Nya d’Abou Lagraa

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Petit tour aux Francophonies (à Limoges) hier. Il s’agissait du dernier jour et le spectacle de fermeture était un spectacle de danse contemporaine. 9 jeunes danseurs de hip hop,  issu d’un concours en Algérie, afin d’intégrer la danse contemporaine au ballet algérien. Sous la tutelle d’Abou Lagraa, un danseur et chorégraphe, deux scènes : l’une sur le « Boléro » de Ravel et la seconde sur une musique arabe. Franchement excellent !

Anges et Demons – Dan Brown

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Roman facile à lire, facile à suivre qui ne réclame pas beaucoup de réflexions mais relativement captivant. Ce livre se lit très facilement, très vite. L’histoire est bien écrite, un joli suspens qui colle parfaitement au genre. L’auteur, très connu depuis le « Da Vinci code » signe ici encore un bon thriller.

On se laisse très facilement porter par l’histoire du professeur Langdon et sa compagne, fille d’un prêtre scientifique dans leur quête à travers Rome, à la poursuite d’une ancienne société secrète. Le dénouement est surprenant, on ne le sent pas forcément venir… Et j’avoue avoir apprécié. Mais je suis une grande fan du genre.

Deception

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Déçue…

Il va falloir rebondir, ce n’est finalement que parti remise, mais rien n’est plus vrai que ce que disait Lafontaine : Adieu veau, vache, cochon, couvée… (non je n’envisageai pas de me transformer soudain en agricultrice !)

J’ai cette faculté de me projeter dans l’avenir qui parfois me désole. Lorsque rien n’est fait, j’imagine et je rêve. Ce qui parfois m’amène à des déceptions. Et lorsque je suis déçue, je me transforme en mégère…

J’ai constaté qu’en fonction des gens, on voit différentes façons de réagir à une deception. Pour ma part, j’ai besoin de digérer cela seule, de ne pas me retrouver en compagnie de gens, que j’apprécie ou non d’ailleurs… Parce qu’à la moindre nouvelle contrariété, je pars au quart de tour et je suis de désagréable à franchement odieuse… Mais cela passe vite, fort heureusement pour mon entourage.

La famille Lament de George Hagen

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4ème de couverture :

 » L’arrivée tonitruante d’une nouvelle voix dans la littérature américaine ; un auteur d’ores et déjà comparé à John Irving et à Jonathan Franzen. Un roman-fleuve, épique et picaresque, porté par une écriture lumineuse, poétique et subtile.

En Afrique du Sud, dans les années 50, Howard rencontre Julia : il est chercheur dans les valves ; elle est peintre sur un pont. Très vite, ils se marient ; très vite, elle est enceinte. Le destin des Lament est en marche.
Suite à une série d’aventures rocambolesques, les jeunes parents perdent leur bébé. Mais en gagnent un autre : Will, orphelin au coeur fragile, farouchement attaché à la vie et à ses nouveaux parents.
La famille s’agrandit avec l’arrivée de jumeaux. Et, parce que « Les Lament voyagent », comme se plaît à le répéter Howard, toute la maisonnée part à l’aventure, rêvant de paysages somptueux et de découvertes éblouissantes.
De la Rhodésie au New Jersey en passant par l’Angleterre ; de l’insouciance de l’après-guerre à l’explosion des années 70 ; de rencontres en fâcheries, d’espérances en désenchantements, d’histoires d’amour en drames, les Lament voyagent encore et toujours, en quête d’un endroit où ils auraient enfin leur place. »

Comme quoi, il ne faut pas toujours croire les 4ème de couverture. Ce livre ne m’a pas vraiment plu. J’ai eu tendance à m’ennuyer en le lisant.  Pourtant, au départ, j’ai cru que cette histoire, une histoire de voyages, de famille se décomposant allait me plaire mais finalement… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce livre, simplement qu’il ne m’a pas transcendée ni transportée. Du coup, il va partir dans le sac des livres « à vendre ».