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Les rats de James Herbert

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Il s’agit ici d’une trilogie. Les rats, le repaire des rats et l’empire des rats. Un roman proche de la terreur, psychologique… Si l’on résume, que se passerait-il si les rats avaient la taille d’un chien ? Une hypothèse, terrifiante, est donnée par cette trilogie.

Quatrième de couverture :

Les rats :
Ils ont appris à  vivre dans l’ombre. A ne sortir que la nuit et à  craindre les hommes.
Mais aujourd’hui, ils ont pris conscience de leur force et, à  leurs dents tranchantes comme des rasoirs, ont ajouté de nouvelles armes : l’horreur qu’inspire leur multitude grouillante
Et leur goût pour la chair humaine.

Le repaire des rats :
Dans le secret de leur repaire, à  seulement quelques heures de Londres, les rats mutants s’étaient reproduits. Les hommes n’avaient pas encore décelé leur présence. Les jeunes rats ne tenaient plus en place, en proie à  une faim qu’ils ne comprenaient ni ne pouvaient satisfaire. Mais le monstrueux mutant qui les dominait, leur cerveau, leur ancêtre à  tous, lui, savait et se souvenait. La bave coulait de sa gueule quand il se rappelait le goût de la chair humaine

L’empire des rats :
L’apocalypse nucléaire. Londres rasée, anéantie. Ses habitants carbonisés, irradiés, ensevelis sous les décombres. Mais, pour une poignée d’entre eux, réfugiés dans les abris ou les couloirs du métro, la survie est peut-être encore possible. Ils ne se doutent pas que le pire est à  venir. Car, sous la surface de la ville, les rats les épient. Les rats qui ont compris que l’homme, affaibli, sans défense, est désormais leur proie.

Cela faisait vraiment longtemps qu’un livre ne m’avait pas donné des cauchemars…Il faut dire que James Herbert (à ne pas confondre avec Franck Herbert, l’auteur de Dune) est un maitre pour décrire un quotidien ponctué d’horreurs. Dans chacun des ces 3 tomes, on assiste à la quête d’un personnage principal et tout un tas de petites histoires annexes… Et l’auteur a vraiment un don : en un chapitre, il réussit à rendre attachant un personnage, à le faire vivre (ou vivre une petite scénette) puis mourir de façon en générale assez atroce…Un véritable don…

3 livres donc. Et une montée en puissance de l’auteur, tant au niveau écriture que construction de l’histoire. Le premier tome et le second tome sont assez basiques, très bien faits, prenants mais pas vraiment exceptionnels et ne méritent pas le coup de cœur dont j’ai taggé ce billet… Mais voilà, le dernier tome finit cette série de façon magistrale…

Le premier tome nous présente la vermine : des rats mutants ayant un gout prononcé pour la chair humaine. Et on assiste à une lutte. Ici franchement, on pose les bases. C’est extrêmement bien fait, bien prenant mais rien de vraiment transcendant. Néanmoins, l’auteur a vraiment un don pour nous amener avec lui. J’ai eu beaucoup de mal à poser ce livre et c’est celui-ci qui m’a donné ces fameux cauchemars. Non pas que les autres tomes sont moins traumatisants, mais l’effet de surprise n’y est plus. Enfin, disons plutôt qu’on est habitué à cette horreur ! Bien la preuve que l’esprit humain s’adapte à tout !
Le second tome déplace l’action, se passe des années plus tard, mais ne varie pas énormément du premier. Voir même est moins bon. Moins d’effets de surprises, effet un peu redondant mais bon, il se lit bien quand même… Réelle nouveauté : le rat est devenu encore plus intelligents, et toujours aussi avide de chair humaine… Brrr, terrifiant !
Et finalement l’apothéose : le dernier tome. L’humanité a fini par faire exploser des bombes nucléaires… Voilà le tout début de cette histoire qui se passe à Londres, dans un futur… Au passage, impossible de dater vraiment quand se passe se récit. Il a été écrit, pour le dernier tome, en 1984 mais pourrait se passer aujourd’hui en 2012. Donc, nous allons vivre l’explosion de bombes nucléaires, voir leurs effets et leurs conséquences. Et on va suivre l’aventure d’un petit groupe de survivants, à travers ce Londres apocalyptique fort bien décrit… Et où se déchaine une autre menace : les rats sont de retour. Nous verrons également tout un tas de petites histoires annexes, mettant en jeu une société humaine où l’on se rend compte qu’elle n’a rien à envier au niveau perversité à cette fameuse vermine. Et ce tome se termine en apothéose. Je n’en dirai pas plus, mais rien que pour la fin, il FAUT lire ce livre !!

En résumé, une excellent trilogie. Évidement, il faut aimer l’horreur !

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Brokeback mountain

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J’ai enfin vu ce film. Depuis le temps que je souhaitais le voir, je l’ai enfin vu. Et mon avis est plus que mitigé. J’avoue avoir un peu de mal à comprendre l’engouement pour  ce film. Enfin non, pas tout à fait.

Bien sûr, les images sont superbes et les paysages sont formidablement bien filmés. C’est vraiment un joli film. Néanmoins, joli film ne suffit pas forcément à renforcer l’intérêt du film. Enfin, je n’apprécie pas obligatoirement le coté contemplatif des choses.

Ce film en fait a du mal à démarrer. J’ai trouvé l’intérêt au film presque lorsqu’il a été fini. Disons la dernière demi-heure…J’avoue que la dernière scène où les deux protagonistes sont ensembles est forte en émotion : certaines choses qui sont dites à ce moment-là sont extrêmement touchantes.

Néanmoins, ce film pose des questions sur l’homosexualité : tout d’abord, comment vivre sont homosexualité en 1965 ? Quelque chose de forcément peu évident. La libération des années ’70 n’a pas donné l’impression de passer dans ce film. Peut-être que le contexte cowboy sudiste et libération sexuelle ne va pas ensemble.
Puis finalement, la dernière question, la plus importante : comment admettre son homosexualité. Je me demande comment on peut vivre plus de 20 ans sur un mensonge ? Comment refuser qui l’on est vraiment ? Et comment accepter de vivre loin de la personne que l’on aime durant aussi longtemps ?

Déjà vivre loin de la personne que l’on aime n’est pas évident. Mais en prime, savoir que cette dernière vit avec quelqu’un d’autre et a des enfants avec. Sans compter tout ce que l’on ignore sur celui qu’on aime. Tout ce que l’on rate. Et comment jouer la comédie avec son partenaire quotidien ? Comment bâtir sa vie sur un mensonge ? Est-ce que rien ne finit par transparaitre ? Les femmes qui vivent au quotidien avec ces hommes ne se doutent de rien. Du moins, rien n’est suggéré dans ce sens dans le film, sauf lors d’une véritable découverte par l’une d’entre elle.

Accross the universe de Julie Taymor

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Un film excellent. Vraiment excellent. Que j’avais oublié dans un coin avant de le regarder à nouveau.

Ce film est une comédie musicale. Inutile de fuir en courant, une comédie musicale reprenant 34 chansons des Beatles avec une histoire adaptée à ces chansons…

Une histoire d’amour durant les années 60, d’un petit gars venu de Liverpool et d’une américaine lambda. Un vent de liberté, puis un vent de révolte, sur fonds de guerre du vietnam…

Dans ce film, quelques guest stars assez impressionnantes comme Bono. Et des scènes ahurissantes. Une construction du film que j’ai adoré. Les scènes lors de la convocation par l’armée sont tout simplement blufantes par leur construction. L’idée de reproduire à l’infini le même visage, pour représenter l’armée des Etats-Unis rend ce système complètement inhumain puisque dépersonnalisé, tout comme le coté saccadé des choses.

Bref, j’ai aimé.

Man from earth

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Lorsque je suis malade, je regarde des films… Cela me permet d’oublier ma tendance à me penser à l’article de la mort. Je pourrai dire que dans ces moments là, je suis pire qu’un homme ! Petite remarque que je n’ai pas pu m’empêcher de lancer au travail afin de faire râler les hommes de mon service.

Ce film de Jerome Bixby est étonnant. Par son histoire, même si cela début des plus simplement : un homme s’en va et des amis, professeurs, viennent lui dire au revoir. Pendant près d’une heure trente, il réussit à nous tenir en haleine dans un décor de 50m² à tout casser.

Ce film est à déconseiller aux personnes n’aimant pas les longues dissertations philosophiques. Pour ma part, il me fait me poser énormément de questions, notamment sur notre évolution et sur le fait de vivre l’histoire.

Peut-être suis-je en train de vivre une partie de l’histoire, pardon de l’Histoire, sans en avoir conscience. Par exemple, aujourd’hui avec le recul, je constate que j’ai eu l’occasion de connaître en vrac : l’URSS, le mur de Berlin, l’apartheid… Des choses que les « gamins » que je croise aujourd’hui au boulot n’ont vu que dans des livres. De la même façon, j’ai vu apparaître les téléphones portables sans en comprendre au départ toute la portée et la révolution technologique qui était en train de se faire…
Seulement, je n’ai pas saisi l’importance de tout cela au moment précis. Et je pense ne pas en avoir saisi encore toute l’importance. Pourtant aujourd’hui, le monde se rétrécit. Imaginons à l’époque du Moyen-Age le temps que mettait à circuler toutes les nouvelles… Etrange paradoxe que de voir l’histoire, sa propre histoire au travers de l’Histoire…

En somme, un film intéressant, avec de bons acteurs.

Little miss Sunshine

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Une sorte de road-movie américain pour permettre à une fillette de réussir son rêve, avec tout un tas de rebondissements plus ou moins tristes. Cela reste un film drôle, amusant, bien divertissant.

J’ai passé un bon moment en regardant ce film. Un happy end, presque obligatoire, et pas de réelle morale dans cette histoire : pas de méchant, pas de gentil, simplement une histoire presque ordinaire d’une famille un peu déjantée, au bord de la rupture. Une fillette rêvant devenir la nouvelle miss america ou presque, qui entraine ses parents et tout le reste de sa famille sur la route, dans un vieux van fonctionnant à peine. Des péripéties, un peu de larmes, beaucoup de tendresse et finalement, une jolie histoire.

Le moment était agréable. Je le conseille. Vraiment.

Big Fish

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Big FishUn film de Tim Burton. Mais pas du Tim Burton. Je sais, je suis pas très claire en disant cela mais ce film diffère beaucoup des Tim Burton plus classiques. Beaucoup moins gothique, mais avec une image toujours aussi propre et toujours autant de fantasie.

Il s’agit de l’histoire d’un fils, retrouvant son père et tachant de déméler avant sa mort la vérité dans ses histoires. Le père est un personnage attachant, un conteur, qui mèle sa vie et nous emmene dans des histoires fantasistes.

J’ai aimé la poésie qui se dégageait de ce film. J’ai aimé ce personnage qui enjolive la réalité, qui la rend plus jolie et moins terne. Mais il l’enjolive tellement qu’il réussit à perdre son propre fils dans une autre réalité, à faire en sorte qu’il n’y a plus de communication entre eux.

J’aime les gens capables de faire cela, de raconter des belles histoires. Mais je n’aimerai pas ne plus savoir où s’arrête la vérité et où commence l’imagination.  Ce film n’est pas « grave », il est simplement poétique.

Néanmoins, il m’a fait réfléchir sur les histoires que les parents racontent aux enfants. Des histoires qui peuvent aller du père Noel, en passant par la petite souris et au lapin de paques… La première fois que l’on se rend compte que les adultes peuvent mentir en fin de compte. Est-ce qu’un enfant est blessé lorsqu’il se rend compte de ce mensonge ? Est-ce qu’il en veut à ses parents de lui avoir raconté des histoires ? Parce qu’il y a cru à ces petites fantasies qui semblent innocentes mais au final il s’agit bien de la découverte que les parents peuvent nous mentir… Et que finalement, ils peuvent le faire sur beaucoup d’autres choses…

Peut-être que les enfants savent déméler le vrai du faux et qu’ils acceptent ces mensonges volontairement… Un peu comme une faveur qu’ils feraient aux adultes. Quand est ce qu’une histoire est acceptable à raconter, à enjoliver et quand est ce que l’on dépasse les bornes ? Est-ce que cela dépend de chaque individu ?

Je n’aime pas les mensonges, mais j’ai tendance à également enjoliver certaines histoires. Voire même, naturellement, je ne me souviens que de certaines parties des histoires, de certains souvenirs, en ayant fait abstraction du reste… Peut-être est ce normal de faire ainsi. Peut-être qu’au fonds, il y a toujours une envie de se raconter des histoires…

Modigliani : le film

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modigliani1 Ce film a au moins le mérite de revenir sur la vie d’un artiste relativement peu connu : Modigliani.

Pour le reste… Il reste un fonds de vérité et beaucoup trop de fantaisies. Ce qui me dérange essentiellement dans ce film est le fait qu’il n’est dit nulle part qu’il s’agit d’une fiction. Certaines toiles, par ailleurs très belles n’existent pas. Voilà comment on se retrouve à chercher une toile d’Utrillo qui n’existe pas. Ou une bataille entre deux artistes qui n’existent pas non plus…

Néanmoins, l’histoire reste agréable, le film également. Les images sont superbes et l’ambiance de l’époque est bien retranscrite. On imagine sans mal ces artistes bouillonnants en train de vivre à Paris. En train de lutter pour vendre leur toile, pour peindre. C’est d’ailleurs cette impression de lutte permanente qui rejaillit de ce film. Et finalement, j’ai bien aimé.