Archives de Catégorie: Sauvetage

Goldorak go !

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J’ai été élevée avec Goldorak, Candy et autres joyeusetés de cette époque. Cette époque où l’on regardait Heidi à la télévision, Jacques Martin le dimanche, toute la journée avec l’école des fan : la fin des années 70, le début des années 80 … Punkie Bruster, Arnold et Willie…. Bien d’autres encore.

On se goinfrait de malabars, carambar et autres bonbecks aux gouts d’ester plus chimiques les uns que les autres…

Finalement, les gens de cette époque ont aujourd’hui trente ans et lorsque je regarde certaines émissions, comme l’excellent reportage passé sur canal + : Suck my geek
Je réalise que je suis une geek… Ou une nostalgique.
Et que le temps a beau passé, je ne grandis pas. Je prends de l’age, des rides, ma coiffure change, mes fringues également mais finalement, rien ne change.

Au fond, demeure toujours cette enfant, regardant avec émerveillement les dessins animés de cette époque et guettant fébrile, le mercredi aux environ de 16 heures l’arrivée des Cité d’Or.
J’ai la nostalgie de ces dessins animés, de cette époque sans bien savoir pourquoi. Ils sont ma madeleine à moi. Il suffit de me voir me dandiner en entendant un générique. Ou de me rendre compte que je connais encore le générique de Cat’s eyes par coeur, que je suis incollable sur les paroles de dessins animés. J’assume également mon goût pour les mignonnes petites choses kawaï, les bonbons, les animés japonais fansubés, mon goût pour l’héroïque fantasy et ma faculté à me raconter des histoires…

Je refuse de grandir, effrayée par l’idée d’être adulte. J’ai plus de trente ans et dans ma tête, j’en ai 15… Et encore. Et elles sont nombreuses ces trentenaires à vouer sans honte un culte à Hello Kitty, à oser afficher du rose, des imprimés seventies et à finir par ressembler à des adolescentes alors qu’elles ont largement l’age d’être mère. Et qu’elles refusent de l’être, mère. Parce qu’avoir des enfants, au final, c’est quand même grandir tout d’un coup. Finalement, je me demande ce qui nous attire dans cette époque, est ce que je désirerai vraiment redevenir enfant ?

Non, simplement parfois m’évader des réalités, redevenir entièrement insouciante sans devoir m’interroger sur les factures, les courses et ce genre de choses, nécessaires et obligatoires. En fait, je crois que le nécessaire et l’obligatoire m’effraie. Un syndrome de Peter Pan, sans vraiment l’être complètement… Alors, pour oublier, on se plonge dans un dessin animé et pour un instant, on se retrouve plongé dans le merveilleux.
Finalement, ce n’est peut être que ça… Une simple recherche de rêve.

La litterature et les donneurs de leçons.

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Ceux qui écrivent clairement ont des lecteurs ; ceux qui écrivent obscurément ont des commentateurs.
Albert Camus
Une vieille manie qui a troublé mes passions de jeunesse. J’ai toujours aimé lire, lire à l’extrème, n’importe quoi et tout ce qui peut me passer sous la main. Et au lycée, on a désespérément voulu m’expliquer pourquoi je devais aimer tels livres ou tels romans… Pourquoi tels autre livre n’était qu’un ramassis d’anneries… Mais qui comment peut on décider ce qu’est un livre à lire, lequel sera un chef d’oeuvre, ou non ?On a toujours voulu m’expliquer le sens caché des mots qu’écrivaient un auteur… Ma version, à savoir, simplement lire ce que l’auteur a écrit noir sur blanc, suivre son histoire n’était pas la bonne paraît-il. Seulement, comment être sûr de ce qu’a voulu dire quelqu’un qui est mort depuis des décénies ?
Lorsqu’il s’agit de philosophes, je le concède, c’est parfois bien utile d’avoir quelqu’un pour nous guider, nous lancer sur une explication mais comment être certain qu’il n’y a pas d’erreurs ? Que c’est vraiment là ce que l’auteur a voulu nous dire ? Et pour un roman ? Pourquoi diable vouloir toujours donner une signification cachée à ce qui est écrit ? L’auteur a écrit souvent quelques pages, en général facilement plus d’une centaine en faisant vivre son récit. L’histoire se déroule au fil des pages, naturellement. Il n’y a qu’à se laisser porter, bercer et à imaginer les lieux, les personnages…
Mais non, il faut qu’un auteur lorsqu’il fait parler son personnage en fait sous-entende quelque chose d’autre. Parce qu’il ne pouvait pas tout dire, parce qu’il y avait la censure, la culture de l’époque… J’avoue, l’explication semble logique mais ces explications ne tiennent plus pour bons nombres de nos auteurs contemporains et pourtant, on continue à essayer de nous expliquer leurs oeuvres, donnant presque à penser que le lecteur est incapable de lire sans une explication de textes conséquente… Les auteurs d’aujourd’hui essayent peut-être de perpétuer cette tradition afin que les professeurs de litterature continuent d’exister dans le futur ?J’ai longtemps pensé que c’était pour paraître intelligents que les professeurs essayaient autant de chercher une explication cachée mais pourtant beaucoup y croient. Ils y croient et essayent également de nous en convaincre. Et si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous ne savez pas. Vous ne comprenez pas la litterature. Vous n’êtes pas fait pour cela. Le jugement est catégorique, sans appel. Les livres, les bons livres dans leur bouche, ne sont pas faits pour vous, de toute façon vous ne les comprenez pas.

Pourquoi ne pas simplement se laisser porter par les mots ? Les histoires ? L’exemple le plus frappant ce sont les poêtes, ces magiciens des mots. Rimbault, Baudelaire… Pourquoi vouloir décrypter ce qu’ils ont écrit ? Pourquoi ne pas simplement se dire qu’ils aimaient la musique qu’ils créaient en faisant chanter leurs mots ?

Cette façon de penser, d’imaginer qu’il y a toujours quelque chose derrière les mots est ancrée un peu partout. Il y a de cela quelques années, j’avais posté sur un forum un pseudo poème, que j’avais écrit parce que j’aimais simplement la façon dont les mots sonnaient… Je vous le livre.

Fille du temps et de la lune, enfant de l’oubli et de la crainte, elle marche. Elle est étrangère à la vie, cette vie qui coule sur elle, l’effleure et la fane, l’ignore et la traîne. Etrangère à la vie, cruelle étrangère, étrange étrangère.

Enfant d’un autre temps, d’un autre espace, elle marche seule, au milieu des êtres et des étoiles, sans attache et sans serment, sans promesse ni don, sans crainte ni espoir. Liquéfaction du temps qui passe et qui s’étiole, entraînant avec lui les paroles des enfants.

Ignorante des instants présents, perdue dans la vie, elle avance à reculons, ramassant les miettes du passé et du futur, grattant et égrenant autours d’elle pour attirer les oisillons du souvenir.

Lueur et splendeur du temps, décadence et soumission, luxure… Folie qui guette, folie qui gagne et flotte, régissant d’un pas incertain les sentiments qui traînent. Vague de tendresse et de haine, incessant va-et-vient des enfant du temps, des enfants de l’oubli.

Et étrangement, ce poème avait sucité des commentaires sur ce qu’il avait voulu dire… Il ne voulait rien dire, rien de particulier sinon que défilé sous mes doigts, au moment ou je l’ai écrit. Je ne suis pas une écrivaine (le féminin de ce mot est vraiment immonde) et pourtant personne n’a simplement pu imaginer que je n’avais rien voulu dire. Peut-être parce que dès que l’on écrit, on va être lu, on communique afin de dire quelque chose aux autres. Simplement se dire que l’autre a voulu partager un petit bout de beauté ne semble pas possible… Il suffit de voir avec quel entrain on essaye de nous expliquer de la même façon les toiles des maîtres de la peinture.

Le manque

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C’est étrange, moi qui suis détachée de tout en général ressent un énorme manque ces jours-ci. Mes deux loulous me manquent. Alors je m’accroche à mon téléphone. Mais ce qui est le plus étrange, c’est lorsque je leur en parle.

Il s’est moqué de moi gentiment, en me sortant un : “C’est meugnon”. Et puis après deux minutes de babillages, il m’avoue : “En fait, moi aussi ça me manque.”. “Ca”… “Ca”, c’est être ensemble, c’est se lever les matins et voir leur tronche, en buvant mon café, en gromelant un “Salut, bien dormi ?”, avant de foncer sous la douche, et de les entendre gueuler : “Grouille-toi, on part dans 2 min”… “Ca”, c’est aussi les regards échangés en pleins cours, qui partent bien souvent en fou rire. “Ca”, c’est aussi les courses de caddie à Casino, en finissant systématiquement par le rayon alcool, en s’interrogeant d’un air dramatique sur “5 litres de sauvignon ça ira ? Ou on prend du rhum en plus ?”. “Ca”, c’est aussi la fameuse ritournelle : “You take zi apero ” en arrivant au gite. “Ca”, c’est les délires, c’est les repas pris en commun, c’est les dés qui roulent.

Et le lendemain, étrangement, dans ma boite mail, un mail de l’autre loulou… Hurlant au secours, comme quoi on lui manquait.

C’est peut-être la saison ? Ou simplement qu’un mois c’est long à se dire que plus rien ne sera comme avant, qu’un mois c’est long sans eux. Et qu’un petit week-end tous les trois, ça serait bien.

La fin.

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La fin… L’année s’est achevée, avec une sorte d’amertume terrible… Une sorte de vide. Evidemment, nous nous reverrons, mais ce ne sera plus pareil. Et avec, en prime, la terrible angoisse que ces promesses ne soient que du vent.

Les deux dernières soirées ont été particulières. Celle de vendredi ressemblait à une orgie, assez semblable finalement à ce que nous avions vécu précédemment tous les trois. Celle de samedi a été plus posée, plus mature… Et à chaque minutes de la fin, nous sentions qu’il fallait en profiter, que justement c’était la fin.

Les adieux n’ont pas été émouvants, mais plutot rapide, comme si nous cherchions à fuir. Le balais final a été assez éprouvant pour mes nerfs. J’avoue ne pas avoir dépassé le stop avant de sentir l’eau envahir mes yeux… Un serrement au coeur de les voir s’en aller, un terrible sentiment que c’est la fin.

Etrangement, le soir a été une surprise. Un appel. Le réveil l’a tout autant été. Finalement, je ne suis pas la seule à ressentir ce manque. A demi mot, pleins de sous-entendus pourtant. Les mots ont perdu leur saveur, reste simplement ce sentiment d’amertume.

Même pas pleurer !

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Ce matin avait tout de la journée pourrie d’avance… Durant une heure trente, mon réveil a sonné, sonné sonné… Pendant que moi je dormais, dormais, dormais… Sans l’entendre… Pourtant ce cher réveil fait un bzzzz bzzzz bzzzz de tous les diables… Il était à moins de 50 cm de ma tête, et non rien… Je l’ai entendu qu’à 9:30… Et j’avais prévu de partir de chez moi à 10h pétante… Donc, course pour rattraper le temps… Et finalement 10h10 je sors de chez moi ! J’ai connu bien pire en sachant que j’ai quand même petit déjeuner
!
Direction Rennes… Je vous passe les 3/4 d’heures de conduite et mon garage place des Lyces… Finalement, 11:15 j’arrive chez le tatoueur qui n’est pas là… Heureusement qu’on avait dit 11h-11h30… enfin j’en profite pour aller faire un petit tour à toto solde… 2€40 plus loin, je retourne chez le tatoueur, qui cette fois-ci est là !
Etrangement, il me vouvoie, alors qu’il s’obstine à me dire tu au téléphone… Ce qui à chaque fois me surprend ! Il me montre le dessin, qui me plait… Donc… On y va ! Il m’offre gentiment un café, qui me fait penser au dernier repas des condamnés à mort…
Le décor du tatoueur ne fait rien pour rassurer : qui a eu l’idée de me coller des dessins noir et rouge au mur ?! C’est pour dissimulé les traces de sang ? Et pourquoi un cadre affiche le message : ça va faire mal ?! genre, j’ai deja pas assez la trouille d’avoir mal… Faut qu’en prime on me prévienne… Et là ou je flippe carrément, c’est lorsque je remarque un couteau de chasse, de facile 50 cm de long (bon j’ai une tendance marseillaise et en prime mauvaise vue :p mais c’était au moins 30 !) et un instant je me suis dit : il touche au couteau, je me casse… Il y a pas touché…

Au passage, m’sieur le tatoueur, j’suis douillette…
Au passage ma ptite dame, faut surtout pas bouger…
*gloups*

Non je n’en rajoute pas… Là ou j’ai vraiment commencé à flipper, c’est lorsqu’il s’est mis à sortir son matos : un pulvérisateur (ça ça fait pas peur :p), des trucs zarbs un poil plus flippant, deux générateurs… Tiens, j’en ai transporté un max des comme ça l’an dernier, et j’aimais pas… C’était lourd et euhh je m’égare :p Mais il leur fait quoi aux géné… deux fils, un rouge et un noir… Putain, ça se confirme le coup du condamné à mort… C’est la chaise électrique !
Et il sort des ptits machins qui me font penser aux seringues… Ohh bordel ! On m’avait dit des toutes petites aiguilles, c’est quoi ça ?! Au final je ne saurais jamais… Il fout un truc bleu qui me rappelle énormément les papiers que colle mon gyneco sur sa table… Et de plus en plus, cette table de tatouage me rappelle celle honnie des médecins…

Bon finalement… Quand faut y’aller faut y’aller… Je me déshabille sobrement (en gros j’enlève ma chaussette :p) et ça commence… La douleur est tout à fait supportable au départ, et j’avoue que je m’attendais à pire… ça picote, c’est pas vraiment agréable… Mais on supporte sans bouger…

Aie !
Ah oui ça va faire un peu plus mal quand on s’approche de la malléole…

Bah voila, j’savais pas comment il s’appelait ce foutu os, maintenant je sais… Et putain ! Oui ! Ca fait mal quand on s’en approche… Et y’a même un changement d’appareil… La douleur on s’habitue à la longue, mais plus le temps passe, et plus on a hâte que ça se finisse…. En prime, l’appareil fait un bruit de roulette de dentiste, et j’ai une réelle phobie des dentistes…

Mais il y a un moment de pur bonheur, limite jouissif… Lorsqu’apres m’avoir trituré durant 3/4 d’heure, il regarde et lance d’un air annodin : bon ben c’est fini… Là, un énorme sourire.. et le sourire s’agrandit encore plus lorsqu’on aperçoit le fameux tatouage dans la glace…

Bon, je vous passe l’enveloppage de celophane et l’impression de ressembler à une escaloppe de supermarché durant deux heures… le fait que si j’ai des « manques », je vais devoir y retourner, que je dois me tartiner de crème durant 15 jours, 2 à 3 fois par jour… Mais en gros je suis ravieeeee !