Décroissante ?

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Je discutais avec un ami l’autre jour. Ami, élu de sa commune, qui me dit qu’il se moquait totalement de l’écologie, ce qui lui importait c’était les gens. Il rajouta assez simplement :  « comment être crédible devant des gens en galère en allant les voir avec mon iphone ? Ils désirent un iphone tout comme moi ». Et pendant qu’il parlait, la question que je me posais était : « quel besoin d’un iphone ? » Quel intérêt de cumuler les technologies ? J’adore les gadgets électroniques mais je me limite, consciente que je n’en ai pas vraiment besoin…  Ce que je lui ai dit. Et là, il me lâche un : « mais j’y crois pas ! Tu es décroissante ?! »

Vu mes lacunes en politique, j’ai du effectuer quelques recherches sur la toile et voici la définition donnée (wikipédia):

Les partisans de la décroissance contestent en effet l’idée d’un développement économique infini : selon eux, le taux de production et de consommation ne peut pas être durablement accru ni même maintenu, dans la mesure où la création de richesse mesurée par les indicateurs économiques comme le PIB correspond à une destruction du capital naturel et que ce dernier est épuisable.

Et en y réfléchissant bien, cette définition, ou plutot celle qui suit me correspont assez bien :

une société qui consomme toujours plus de ressources ne peut pas être respectueuse de l’environnement et sera rapidement confrontée au manque de certaines ressources vitales. Ils estiment que pour être durable et soutenable sur une planète finie, le développement humain devra au contraire pouvoir se passer d’une croissance matérielle perpétuelle, au profit de réponses justes aux besoins matériels et socio-psychiques (incluant la santé et la sécurité affective, individuelle et collective), et au profit d’une croissance partagée de la qualité et du plaisir de vie, du savoir et des cultures.

Je suis persuadée qu’on ne peut pas créer une société agréable et pérenne si on ne tient pas compte de notre environnement. A quoi bon avoir de l’argent et des jolis gadgets si dans 50 ans nous n’avons plus d’espace viable autour de nous ? Comment sera notre terre si la majorité des espèces animales ou végétales disparaissent ? A quoi servira notre technologie et nos gadgets s’il n’y a plus d’eau potable, si le climat a changé tellement vite que les espèces n’ont pas eu le temps de s’adapter ?

La réponse de mon ami a été de me ramener au niveau des pays en voie de développement. Nous ne pouvons pas empêcher leur croissance et cela n’est pas nécessaire. L’écologie est un mode de pensée des pays riches. Lorsqu’on ne pense qu’à manger, l’écologie semble bien dérisoire. Néanmoins, j’ai vu cette après-midi un reportage intéressant sur le Vietnam : dans ce reportage, on voit un village qui a changé sa façon de faire. Les habitants ont cessé de tout défricher et ont cherché à faire quelque chose de durable de leur environnement. Cela fonctionne. Il existe d’autres façons de consommer, d’autre façon de croître…

Mon ami dira sûrement que l’humain est plus important que l’écologie. Mais nous n’avons qu’une seule et unique Terre. Je me demande vraiment ce qu’elle deviendra d’ici 50 ans. Et quelle sera la place de l’être humain ?

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