Brokeback mountain

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J’ai enfin vu ce film. Depuis le temps que je souhaitais le voir, je l’ai enfin vu. Et mon avis est plus que mitigé. J’avoue avoir un peu de mal à comprendre l’engouement pour  ce film. Enfin non, pas tout à fait.

Bien sûr, les images sont superbes et les paysages sont formidablement bien filmés. C’est vraiment un joli film. Néanmoins, joli film ne suffit pas forcément à renforcer l’intérêt du film. Enfin, je n’apprécie pas obligatoirement le coté contemplatif des choses.

Ce film en fait a du mal à démarrer. J’ai trouvé l’intérêt au film presque lorsqu’il a été fini. Disons la dernière demi-heure…J’avoue que la dernière scène où les deux protagonistes sont ensembles est forte en émotion : certaines choses qui sont dites à ce moment-là sont extrêmement touchantes.

Néanmoins, ce film pose des questions sur l’homosexualité : tout d’abord, comment vivre sont homosexualité en 1965 ? Quelque chose de forcément peu évident. La libération des années ’70 n’a pas donné l’impression de passer dans ce film. Peut-être que le contexte cowboy sudiste et libération sexuelle ne va pas ensemble.
Puis finalement, la dernière question, la plus importante : comment admettre son homosexualité. Je me demande comment on peut vivre plus de 20 ans sur un mensonge ? Comment refuser qui l’on est vraiment ? Et comment accepter de vivre loin de la personne que l’on aime durant aussi longtemps ?

Déjà vivre loin de la personne que l’on aime n’est pas évident. Mais en prime, savoir que cette dernière vit avec quelqu’un d’autre et a des enfants avec. Sans compter tout ce que l’on ignore sur celui qu’on aime. Tout ce que l’on rate. Et comment jouer la comédie avec son partenaire quotidien ? Comment bâtir sa vie sur un mensonge ? Est-ce que rien ne finit par transparaitre ? Les femmes qui vivent au quotidien avec ces hommes ne se doutent de rien. Du moins, rien n’est suggéré dans ce sens dans le film, sauf lors d’une véritable découverte par l’une d’entre elle.

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Une réponse "

  1. Bonjour,
    J’aime bien les questions que vous vous êtes posé pour Brokeback. Les réponses sont évidentes si l’ont connaît l’histoire des Etats-Unis, elles le sont encore plus lorsqu’on étudie la perception de l’homosexualité dans la population, que ce soit aux USA ou en France. Il faut savoir que se déclarer homosexuel aux USA, jusque dans les années 2000, surtout dans un état ultra religieux comme le Wyoming, c’est quasiment se condamner à l’exclusion sociale, voir à la mort, Certains imaginent qu’il est facile d’aller vivre dans un ghetto réservé aux gays, mais cela n’est valable que pour des personnes ayant un statut social élevé, dans Brokeback, les deux amants sont des individus simples, ils sont incapables de définir les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils le disent dans le film (suis pas une tapette / Moi non plus), Jack prendra conscience de cet amour seulement après plusieurs années et Ennis seulement à la mort de Jack. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire mais ce serait un peu long. Revoyez le film et regardez bien tout, même le décor parle…..

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