Archives Mensuelles: juillet 2012

Farenheit 451- Ray Bradbury

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Quatrième de couverture :

Montag est pompier, mais dans cette société futuriste, son rôle tient plus du censeur que du secouriste. Il est en effet interdit de posséder des livres et ceux-ci sont systématiquement brûlés. Il finit pourtant par en voler un et sa vie en sera bouleversée. A quoi serait-on exposé dans un monde où le loisir supplanterait toutes formes d’idées, où l’esprit critique n’éxisterait plus? Telles sont les questions qu’aborde ce grand roman d’anticipation.

Est-ce vraiment nécessaire de présenter ce chef d’œuvre ? J’ai un aveu à faire, je n’avais pas encore lu ce livre… Oui, je pourrais être sifflée, fort heureusement, j’ai rattrapé cette lacune. Sans aucun regret et avec un immense plaisir.

Ray Bradbury est un pur visionnaire. En 1953, il écrit ce roman. Il s’agit d’une société imaginaire, bien évidemment totalitaire mais qui rappelle pourtant étrangement notre société d’aujourd’hui par certains points ;  Les gens peuvent se distraire grâce à d’immenses murs écran qui peuplent leur appartement. Ils se frôlent, vivent entre eux sans pouvoir communiquer, sans vouloir communiquer. Le livre est devenu interdit, au point d’être obligatoirement brûlé. Et durant ce roman, nous allons suivre un pompier, en charge de brûler les livres interdits… Suivre sa vie et son évolution vers un autre degré de conscience.

En somme, il est inutile d’en dire beaucoup plus. Tout a déjà été dit ou analysé sur ce livre mais la meilleure façon finalement de comprendre est de le lire…

 

Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

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Quatrième de couverture :
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Une autre love story qui n’en est pas une. J’avoue, ce petit roman, j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher… Mon côté voyeuse je suppose. Mais il faut reconnaitre que l’auteur réussit très bien, malgré parfois quelques longueurs à nous amener à ne lâcher son récit qu’une fois la dernière page tournée.

Nous avons donc ici un échange épistolaire entre deux protagonistes, suite à une erreur (de la dame, évidemment !). Il s’agit d’une suite de mails, échangés entre un homme et une femme. Des échanges qui se lisent facilement, parfois avec certaines longueurs mais l’écriture étant celle des mails, il s’agit donc d’un langage de tous les jours, facile à lire et à suivre.

Et on voit comment se crée une dépendance, une façon différente de créer des liens : le monde d’internet et des échanges virtuels. Il s’agit essentiellement de cela dans ce roman : comment deux inconnus finissent par tomber amoureux l’un de l’autre, des doutes et des illusions que créent cette situation fantasmée… Un an de correspondance pour quoi au juste ? A découvrir dans ce petit roman pleins de qualités.

Etat d’urgence – Michael Crichton

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Quatrième de couverture :

À San Francisco, le milliardaire George Morton s’écrase du haut d’une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu’il retirait son soutien à un mouvement écologiste international…
Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l’Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie.
Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu’elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone : si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelle d’une ampleur sans précédent…

Bon bon, j’avoue, je suis une bonne lectrice. Et aussi une bonne… comment dire… Une jeune fille fort naïve ! J’avoue que lorsque j’ai lu ce roman de Michael Crichton, je l’ai dévoré d’une traite et pour une fois, j’ai trouvé un certain engagement, une vraie réflexion sur un état de fait chez Michael Crichton. Mais pour vraiment expliquer en quoi je suis naïve, parlons un peu de ce roman… En avant pour la critique !

Déjà, il s’agit d’un thriller bien prenant, bien fait et encore une fois, aucune déception de ce coté là. Écriture fluide, sens du suspense, personnage parfois un peu… légers mais rien de vraiment dérangeant. Il s’agit encore une fois d’un bon Michael Crichton.

Mais ce qui diffère vraiment, c’est le sujet du livre. Il s’agit ici d’une enquête au milieu d’extrémistes / intégristes écologistes, prêts à détruire la planète pour prouver qu’elle est vraiment en danger. Et ce roman est truffé de références bibliographiques, notamment lors de certaines citations, démontrant entre autre qu’il n’y a finalement pas de lien entre le CO2 et le réchauffement climatique et j’en passe… Mais il faut reconnaître que ç’en est tellement bien fait, que j’ai fini par m’interroger… Et s’il avait raison ? Les références bibliographiques de la fin de l’ouvrage sont franchement impressionnantes et dignes d’une grosse publication scientifique…
Mais après quelques recherches, aujourd’hui, juste avant de publier mon article sur ce livre, j’ai lu que ce livre avait en effet fait une énorme polémique, notamment aux Etats-Unis, où la lutte entre les écologistes, convaincus d’un réel réchauffement climatique et de la nécessité d’y faire fasse, et leur détracteurs fait rage. En effet, Michael Crichton a bien évidemment, comme dans tout article, choisi sa biographie en fonction de ses propres opinions, franchement pas en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique…

Après, outre ce coté un peu trompeur des choses, Michael Crichton met en avant le fait que le grand public et les médias véhiculent énormément de lieux communs sur le réchauffement climatique… En voulant simplifier bien souvent, on se retrouve au final avec des vérités erronés, avec des morceaux de vérités, qui comme lors d’un téléphone arabe, se déforme au fur et à mesure des transmissions et des simplifications…

En gros, nous avons donc ici un roman polémique que je vous conseille néanmoins.

Le livre des morts – Le livre des âmes – Glenn Cooper

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Quatrième de couverture (livre des morts) :

New York, mai 2009. Une série de morts inexplicables fait les gros titres. Rien ne semble relier les victimes, ni leurs vies ni les circonstances de leur décès. Rien, sinon une carte postale de Las Vegas, qu’ils ont tous reçue. Une carte postale avec une simple date. Celle de leur mort…

Will Piper, profileur au FBI, n’a jamais rien connu de tel. Commence alors pour lui un véritable casse-tête pour mettre le doigt sur la plus invraisemblable des vérités : tout serait-il écrit à l’avance ?

Quatrième de couverture (livre des âmes) :

1947. De mystérieux manuscrits médiévaux sont retrouvés dans les ruines d’une abbaye de l’île de Wight. Winston Churchill demande au président Truman de les prendre en charge. Celui-ci fait construire dans le désert du Nevada une base top secrète destinée à les abriter et à les étudier. Son nom : Area 51.

 2010. Un nouveau manuscrit fait surface à Londres, lors d’une vente aux enchères. Will Piper, ancien profiler du FBI, est engagé par d’anciens membres d’Area 51 pour en percer les secrets. Will y découvre, dissimulé dans la reliure, un poème écrit en 1581 par un de ses anciens propriétaires, William Shakespeare. Plus qu’un poème, c’est une véritable carte cryptée, relative au mystère des manuscrits. La résolution des énigmes qu’elle renferme nous transporte autour de l’année 1530, à Paris, où deux hommes commencent à faire parler d’eux, Jean Calvin et Michel de Nostradamus.

 Nous retrouvons ici toute l’intensité et le sens incroyable de l’intrigue qui ont fait le succès du « Livre des morts ». Jeu érudit autant que thriller palpitant, « Le Livre des âmes », traduit dans plus de vingt-cinq pays, a été salué par une critique unanime.

Encore un thriller ! Mais un très bon thriller !! Ca bouge, ça vit, ça fonce dans tous les sens. Le premier tome est l’enquête première, tandis que le second tome donne de la profondeur et un coté bien ésotérique à l’ensemble. Et tout cela fonctionne extrêmement bien. Après, j’avoue que parfois, il manque un brin de suspense : certaines choses, une partie de l’énigme se devine relativement aisément mais cela n’enlève en rien au plaisir de la lecture. Les personnages sont bien amenés, attachants et le mystère est suffisamment complexe pour qu’il reste des parts d’ombre que l’auteur lève fort heureusement !

A lire en sirotant un verre, au soleil. Parfait pour les vacances !

Le secret de Ji – Pierre Grimbert

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Quatrième de couverture :

Que s’est-il passé il y a cent dix-huit ans sur la petite île de Ji ? Le mystère reste entier. Chacun des onze royaumes, à la demande de Nol l’étrange, y a dépêché un émissaire. Mais tous ne sont pas revenus. Et les survivants ont férocement gardé le silence. Aujourd’hui, alors que le monde a oublié depuis longtemps cette histoire, les descendants de ces Sages sont assassinés les uns après les autres par les terribles tueurs de la secte Züu. Yan, un jeune pêcheur du Matriarcat de Kaul, se joindra, d’abord par amour pour Léti, aux derniers héritiers pour tenter de découvrir le mystérieux secret de Ji. Une longue quête qui mènera ce petit groupe hétéroclite (une magicienne, un guerrier, un noble acteur, un homme qui sait converser avec certains animaux…) à travers les onze royaumes, où ils devront affronter démons, revenants et créatures monstrueuses. Sans jamais être certain que derrière un mystère ne se cache pas un nouveau mystère.

De la fantasy !! Cela faisait longtemps que je n’en avais pas lu et celle-ci était plutôt bonne ! Simplement deux tomes, ce qui change des sagas à rallonge, qui je l’avoue, on tendance à me lasser ces temps-ci… (Bon, il faut savoir qu’il existe une suite à cette série, mais le début se tient déjà très bien et les deux tomes donnent une conclusion à l’histoire du départ !)…

Donc nous avons ici une quête et une course poursuite à travers un monde imaginaire assez bien décrit. L’écriture ici est vraiment agréable et pour une fois, sans être trop dotée de noms compliqués et durs à retenir pour ma mémoire de poisson rouge. Mais il s’agit vraiment de fantasy et pas d’un erzatz matée de Bit-Lit ou autre.

Nous avons donc un groupe de personnages, des batailles, des courses poursuites, des indices donnés par l’auteur par petite dose mais exactement au bon moment. Parfois, avouons le, il y a quelques longueurs mais l’histoire est suffisamment dense et bien amenée pour qu’on continue lors de ces longueurs, en se disant qu’on peut bien continuer un peu, histoire de savoir si… Et c’est là que l’auteur est très fort, il nous amène une portion du mystère, le densifiant tout en donnant une petite clé. Et l’on repart donc dans cette quête, attendant frénétiquement la suite…

Franchement, deux « petits » tomes qui se lisent vite, vite, vite !

La fille tombée d’un rêve – Jean-Pierre Richard

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Quatrième de couverture :

Lorsque Julien rencontre Sarah à la terrasse d’un café parisien, il est loin d’imaginer que leur rendez-vous a été programmé par un vieil Indien, dans le désert de Sonora, à 8 800 kilomètres de là…
De l’autre côté de l’Atlantique, Big Dream, un des plus grands rêveurs de sa tribu, sourit. Grâce au pouvoir du « dreamcatcher », objet fétiche que les hommes blancs ont le tort de prendre pour un jouet, il sait que Julien va aimer Sarah. Et Sarah va aimer Julien.

On retrouve, dans cette love story pétillante et pleine de surprises, le charme, la magie et la fantaisie de Jean-Pierre Richard, l’auteur d’Un Ange distrait. Un vrai plaisir de lecture.

Comme quoi, il ne faut pas toujours croire les quatrième de couverture… J’avoue avoir vraiment cherché le coté « pétillant » de cette love story.

Pourtant, en l’analysant, il est doté de nombreuses qualités : personnages bien décrits, vivants, attachants. L’écriture est souple, facile à lire, sans que l’on tombe dans un roman mal écrit… Mais pourtant, franchement, ce livre ne m’a pas convaincu… Trop prévisible et pas vraiment d’autre chose que cette fameuse histoire d’amour… En même temps, il suffisait que je lise ce fameux encart, en bas :  » Le livre le plus romantique de l’été »… Mais même là, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à accrocher tellement parfois la suite était évidente et la fin prévisible…

Enfin, il a néanmoins permis de passer une soirée « mignonne ».