Archives Mensuelles: août 2012

Treize raisons – Jay Asher

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Quatrième de couverture :

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis, il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer.

Dans la lignée des romans pour adolescents qui me tombent dans les mains, en voici un pas tout à fait – voir absolument pas – dans la même veine… Il s’agit ici de comprendre ce qui pousse une adolescente qui, à première vue, a tout pour elle, à se suicider…

Sept cassettes circulent vers treize individus, tour à tour… Et sur chaque face, une explication sur pourquoi ces individus ont rendu la vie de cette jeune fille impossible… On suit ici avec une sorte de mélancolie la voie d’Hannah, la jeune fille dont nous savons, dès le départ, la mort. Sa voix est tour à tour grave, rieuse, joueuse, accusatrice… Chaque mot, chaque attitude est pesée, disséquée, en une attitude fort féminine il faut l’avouer.

L’auteur ici a bien réussi à traduire les émois des adolescents. L’alternance des voix d’Hannah et de celle de Clay, celui qui reçoit les bandes lorsqu’on prend le roman en main est bien réussi. Cela apporte parfois de l’air à tout cela, à un récit qui pourrait tourner rapidement à l’enchainement de reproches. La présence de Clay apporte de l’espoir aussi parfois, même si nous savons pertinemment qu’il n’y en a pas et que la fin est d’ors et déjà su.

Ce roman nous plonge dans les méandre de l’adolescence, avec ses travers, avec le coté « à fleur de peau », où tout semble dramatique, même ce qui ne l’est pas tant que cela… Mais où tout s’enchaîne, tout s’entraine… Comment un petit fait entraine chez certain un vrai mal être, comment tout s’enchaine jusqu’à faire que cette personne ne voit pas d’autre solution que la fin.

Un roman touchant. A faire lire à tous ceux qui ont une légère tendance à parler sans réfléchir, à agir sans réfléchir… Un roman qui précise à quel point chaque acte peut avoir des conséquences, parfois dramatiques.

 

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Delirium (tome 1 et tome 2) – Lauren Oliver

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Quatrième de couverture :

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes… « Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

Lena vit dans un monde où le gouvernement impose aux jeunes de 18 ans une opération pour les immuniser contre l’amour. A la veille de son opération, Lena découvre ce sentiment interdit avec Alex et ensemble ils décident de s’enfuir. Mais seule Lena y parvient. Après s’être échappée de Portland dans le Maine, Lena rejoint une communauté d’Invalides les résistants au système réfugiée dans la Nature. Làbas, elle se transforme en guerrière de la résistance. Un futur sans Alex semble d’abord inimaginable, mais Lena va de l’avant. Elle combat pour lui et pour un monde où l’amour ne serait plus considéré comme une maladie. Entraînée dans un mélange explosif de révolution et de contreinsurrection, Lena doit lutter pour survivre et croire encore que l’amour est possible, et plus encore : souhaitable…

Encore un livre pour midinette me direz-vous ? Et la réponse un grand OUI. Mais attention, un bon, un très bon même !  Sincèrement, l’auteur a réussi ici à me faire lire ces deux tomes en une après-midi à peine (la chaleur extérieure y était certes pour quelque chose mais vraiment pas seulement !).

Lauren Oliver a réussi ici à recréer un monde, très proche de notre monde réel mais pas tant que cela. Un monde où l’amour est une maladie, où les parents s’occupent de leurs enfants parce que c’est nécessaire, sans l’ombre d’un attachement, un monde de science fiction, peuplé de résistants, désirant ardemment pouvoir continuer à aimer… Franchement, le monde est bien décrit, bien vivant… Avec les travers d’un tel monde pas forcément dit, mais très facilement imaginable.  L’auteur réussit également à nous rendre les personnages bien vivants. Evidemment, il s’agit ici d’une histoire d’amour mais aussi d’une poursuite de la liberté et du droit de faire ce que l’on souhaite…

En somme, un bon roman. A lire si on est d’humeur fleur bleue… Et j’ai failli oublié : il y a un tome 3 en préparation ! Donc je pense que vous entendrez à nouveau parler de Lauren Oliver !

 

Le dernier jour de ma vie – Lauren Oliver

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Quatrième de couverture :

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour sauver votre vie ? Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une côte de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt sept chances. Sept jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Sept occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?

Que faire un jour de canicule ? J’ai résolu l’affaire : lire, lire et encore lire… Voici donc mon avis sur le dernier livre que j’ai lu de cette journée caniculaire !

Avant toute chose, un petit avertissement, il s’agit ici d’un livre pour adolescents. Voir même, soyons honnête, adolescentes. Parfois, c’est un peu mièvre mais il s’agirait presque ici du seul défaut de ce livre.

J’aime beaucoup la façon dont l’auteur écrit. C’est bien écrit, facile à lire sans l’être trop : on a quand même quelques mots de plus de deux syllabes mais je n’ai pas eu besoin de dictionnaire. C’est assez poétique, cela se lit vite. L’histoire est bien tournée, prenante.
Les personnages sont très bien décrits et ils m’ont rappelé cette période un peu vache qu’est l’adolescence. Etrangement, même s’il s’agit d’un sujet un peu fantastique ( revivre les circonstances de sa mort), le roman est bien ancré dans le réel. Un réel fait de lycée, de soirées arrosées, de copines, de tracas d’ado en somme. Et dans tout cela, on voit l’évolution de Sam, évolution bien décrite.

En somme, beaucoup de qualités et à conseiller à toutes celles qui ont moins de 18 ans ! (Ou qui ont envie de lire un livre de ce genre !)

La peste – Albert Camus

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Quatrième de couverture :

Albert Camus publie La Peste en 1947 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il y relate une épidémie de peste qui aurait sévi en 1940 à Oran. Au fil des pages, on assiste à l’extension progressive de la maladie et on observe la réaction de chacun face à l’épidémie : certains fuient, d’autres restent pour lutter. À travers ce roman, l’écrivain invite à réfléchir sur les valeurs de solidarité et d’engagement. Présentation de l’auteur Albert Camus (1913-1960). Prix Nobel de littérature en 1957 Dossier pédagogique de Marianne Hubac, professeur de lettres au lycée Jean Rostand de Mantes-La-Jolie (78).

Est-ce vraiment nécessaire de présenter ce roman ? Qui ne l’a pas étudié en cours de seconde ou de première, avec plus ou moins de plaisir d’ailleurs…

J’avoue avoir oublié le plaisir que l’on pouvait prendre à lire du Camus… Le plaisir pur et simple de sentir qu’un livre est merveilleusement bien écrit, qu’il n’y a aucune lourdeur, aucune erreur… Que l’auteur a atteint ici la perfection.

Le mot n’est pas si fort vraiment : aucun mot n’est inutile, tout y est… Aussi bien l’ambiance que les personnages. Inutile de décrire plus en avant ce livre tellement il s’agit ici d’un classique que tout un chacun doit avoir lu dans sa vie. Pour la façon qu’a Camus de décrire la séparation, l’amour, la nature humaine dans tout ce qu’elle a d’horrible ou de beau, pour la beauté de l’écriture, pour l’impression d’être intelligent en lisant un grand livre comme cela… Ou en le relisant.

J’avoue, lorsque je l’avais lu pour le lycée, ce livre ne m’avait pas autant plu, pas autant marquée. Je ne m’étais pas autant attaché aux détails que lors de cette relecture…

Fugues – Lewis Shiner

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Quatrième de couverture :

Ray répare à son compte du matériel hi-fi. Brimé par son père depuis l’enfance, il ne sait plus très bien pourquoi il continue de partager sa vie avec sa femme, avec qui les relations sont réduites au strict minimum. Heureusement, il y a la bière et, surtout, la musique de sa jeunesse. Peu après la mort de son père, Ray se découvre le pouvoir de revivre les grands moments des groupes de rock qu’il vénère. De ces incursions, il garde pour trace les enregistrements de versions inédites de leurs chansons. Un producteur de disques lui propose de réaliser ainsi l’album mythique et inédit des Doors. Mais ces voyages répétés risquent de le projeter dans des dimensions dont on ne revient pas. Un roman couronné par le World Fantasy Award, qui rend un merveilleux hommage au rock des années 60 et 70.

La quatrième de couverture résume parfaitement (mais fort heureusement de façon fort incomplète ce livre).  Avant tout ce livre est relativement bien écrit et le personnage principal, dont on suit l’évolution et les circonvolutions. Ici, le coté fantastique est assez peu présent tant l’évolution du personnage principal est prédominante… Mais les scènes qu’il vit dans le passé, auprès de stars tellement connu, sa façon de réinventer le passé… Cela amène du charme et du plaisir… L’auteur nous plonge au sein même de certains grands groupes des années soixante, réinventant une partie de l’histoire. Si j’avais mieux connu certaines parties de l’histoire, je pense que j’aurai vraiment fait de ce livre l’un de mes coups de coeur… Mais voilà, je ne suis pas une grande fan de musique.  Mais pour tous les fans de cette époque, pour tous ceux qui aiment la musique des années soixante, aucune hésitation. Ce livre vous fournira une petite plongée dans le passé fort plaisante.

La septième vague – Daniel Glattauer

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Quatrième de couverture :

Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d’abord timide après de longs mois de silence, puis tout s’enchaîne.
Mais voici qu’Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins…
La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. Le lecteur n’aura droit qu’au compte-rendu…
La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C’est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

Et bien voilà… Le second tome de Glattauer, juste la fin de : Quand souffle le vent du Nord, que j’avais vraiment aimé. Et bien il aurait mieux valu en rester là ! Même si j’ai lu ce livre en une unique petite soirée (à peine 2 ou 3 heures), même si j’ai été ravi de retrouver Léo et Emmy… Et bien malgré tout, il aurait mieux valu ne pas surfer sur cette vague de succès…
La recette fonctionne toujours, c’est vrai. Mais autant où le premier tome était une vraie et bonne découverte, le second tome ressemble à un livre de la collection Harlequin tellement parfois c’est mièvre et téléguidé… Impossible d’être surpris ici bien que le genre se renouvelle légèrement et que certains échanges entre les deux personnages continuent à être truculents bien que parfois, un peu lourds il faut l’avouer !

En résumé : lisez le vent du nord et oubliez la septième vague ! Si un jour on m’avait dit que je préfèrerais le vent du Nord à une vague…

Une vie de pintade à Paris – Layla Demay & Laure Watrin

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Quatrième de couverture :

La réputation des Parisiennes n’est plus à faire. Partout dans le monde, on les dit élégantes, sophistiquées, gourmandes, séductrices nées, dépensant la moitié de leur salaire en lingerie et l’autre moitié en crèmes et en parfums.

Après avoir exploré pas mal de basses-cours au cours de leurs migrations dans les grandes villes du monde, Layla Demay et Laure Watrin ont eu envie de s’attaquer à ces Pintades de choix qui vivent en bord de Seine.

De Belleville à Passy, du Marais au canal Saint-Martin, de Convention à la rue Lepic, qui sont-elles vraiment ? Bobos, bourgeoises, gouailleuses, frondeuses, débrouillardes, héritières des vieilles familles, provinciales « montées » à Paris et plus parisiennes que les parigotes de souche, immigrées, comment vivent-elles dans une ville qu’elles seules ont le droit de dénigrer ? Laure Watrin et Layla Demay, journalistes et pintades en chef, vous font découvrir les coulisses d’une ville que vous croyez connaître, à travers leur regard décalé et décapant de New-Yorkaises d’adoption réimplantées à Paris. L’amour, la séduction, le sexe, le monde professionnel, les libertés politiques, l’engagement citoyen, les enfants, le rapport au corps, la beauté, le shopping, la mode…

Une vie de Pintade à Paris aborde tous les thèmes qui font le quotidien des Parisiennes. Cet ouvrage est à la fois une étude de moeurs, une série de portraits piquants, et un guide pratique pour survivre dans une ville dont on n’a pas forcément tous les codes, même quand on y habite !

Bon voilà, en guise de pintade, c’est bien moi qui ait joué la pintade… J’ai cru à un livre un peu humoristique, un peu comme « Merde in France » qui m’avait beaucoup amusé. Ici, c’est plat, c’est fade et pas loin du ch..t. Mais j’ai insisté et j’ai lu jusqu’à la lie ce livre… Après, j’ignore si les quelques adresses proposées sont bien des bon plans, ce que j’espère, mais le reste franchement ne m’a pas plu !

Les portraits sont certes relativement exacts mais tellement ennuyeux qu’on y retrouve difficilement tous les travers des parisiennes… En somme, à ne recommander à personne !