Archives Mensuelles: juillet 2017

Les putes voilées n’iront jamais au paradis – Chahdortt Djavann

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Quatrième de couverture :

Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.
Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire. 
À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.
Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme. 

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Un récit frappant, troublant qui éveille obligatoirement en moi ma fibre féministe. Et qui me fait dire que je suis chanceuse d’être née en France plutôt qu’en Iran ou Afghanistan… Chanceuse d’être libre, chanceuse d’être femme ici et pas ailleurs. J’ai vraiment aimé ce livre, construit pratiquement sous la forme d’un thriller. Une écriture qui peut être douce et tendre ou violente et cruelle.. Le destin de deux gamines que l’on vend, l’une pute, l’autre épouse par interim…Et une diatribe qui n’en est pas vraiment une, sur la position de la femme en Iran. Et ces voix lancinantes, qu’on imagine issu d’un passé pas encore révolu des prostitués mortes…

Un livre à lire et à relire… Qui donne envie de monter sur les barricades lorsque des trous du cul aux Etats-Unis obligent un consentement du géniteur lors d’avortement… Même lors d’un viol ! Si, si.. Un livre qui donne envie de prendre son bulletin de vote et de l’enfoncer bien profondément dans l’urne pour que les droits des femmes de disposer de leur corps soit encore un droit en France…

Bref, un livre qui réveille la féministe qui trainasse dans toute femme… Un livre qui me fait dire aussi que finalement, je ne suis pas si mal en France mais que dans d’autres pays, certaines souffrent et luttent…

En résumé, lisez-le, offrez-le !

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Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles – Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

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petites-recettes-bonheur-temps-difficilesQuatrième de couverture :

Dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de légèreté, d’humour et de tendresse, le portrait de deux femmes attachantes, courageuses et solidaires, réunies par le hasard dans l’Amérique des années 1940. Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche une amie à qui parler. À des centaines de kilomètres de là, en Iowa, Rita Vincenzo s’interroge : comment joindre les deux bouts dans un pays rationné ? Comment réconforter la douce Roylene, la fiancée de son fils parti pour le front ? Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien ? Puis un jour, Rita reçoit une lettre d’une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat. Recettes pour lutter contre la morosité, conseils de jardinage, échange de confidences, de potins de voisinage et de secrets plus intimes… Unies par un inébranlable optimisme, Glory et Rita vont partager une intense complicité épistolaire. Et découvrir que, même dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve toujours un chemin.

Un très joli roman épistolaire, un genre que j’affectionne énormément.

Les deux femmes qui correspondent sont très attachantes, vivantes presque. J’avoue avoir vraiment apprécié ce livre, roman d’amitié, roman de guerre d’une époque révolue, de débrouillardise et de recette de cuisine qui, avouons le, ne m’ont pas forcément donné envie. Mais ce livre est vraiment un plaisir à lire.

Digitale – Sarah Wagon

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digitaleQuatrième de couverture :

Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, où la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions. Guérisseuse au Centre de Reboot, Jade traite les déficients dont la puce a buggé… Jusqu’à l’arrivée de Sacha Fleery. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l’aversion qu’il lui inspire, Jade accepte de s’approcher de lui pour tenter de le sauver. Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte. Reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir… et la révolte.

Une fois que j’ai eu refermé ce livre, je n’ai eu qu’une envie : lire le tome 2. Et là, j’ai bien dû lâcher quelques jurons… Le tome 2 n’existe pas encore !

Ce roman a quelques défauts qu’on excuse vu qu’il s’agit du premier roman de l’auteur… Les personnages ne sont pas assez fouillés, parfois un peu brouillon, une histoire qui a du mal à démarrer mais qui finit sur les chapeaux de roue.

Il s’agit ici d’une dystopie, pour adolescent. Un mélange plutôt réussi de science-fiction et de romance qui fonctionne pas si mal. Il ne s’agit pas d’un grand roman mais d’un bon moment de lecture.