Archives Mensuelles: mars 2017

Free Fall – Leah Reader

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freefallQuatrième de couverture :

Maise O’Malley vient de fêter ses 18 ans et s’apprête à commencer des études de cinéma. Cette jeune fille au caractère bien trempé, qui prétend n’avoir peur de rien et ment volontiers sur son âge, a toujours eu l’impression d’avoir grandi trop vite. Quand elle rencontre Evan un soir dans une fête foraine, l’attirance est immédiate, intense, et pour elle sans lendemain. Pourtant, dès le jour suivant, Maise ne pense à rien d’autre qu’à lui. Ce trentenaire lui fait découvrir combien l’amour peut être plus qu’une brève rencontre, qu’il peut révéler une complicité inattendue avec un homme qui la comprend réellement. Un homme qui voit derrière ses bravades la petite fille effrayée et courageuse qu’elle est en réalité. Le jour de la rentrée, Maise découvre avec stupeur qu’Evan n’est autre que Mr Wilke, son nouveau professeur de cinéma. Tous deux décident d’interrompre leur liaison, mais leurs sentiments les rattrapent : ils sont incapables de résister à leur attirance mutuelle. Si à l’université et devant les autres, Maise et Evan sont deux acteurs feignant l’indifférence, dès qu’ils partagent des moments ensemble, ils se sentent vivre et être pleinement eux-mêmes. Mais leurs masques sont fragiles et menacent souvent de tomber. Les élèves les observent, les rumeurs courent… Commence alors un jeu dangereux dont il leur sera difficile de sortir indemnes. Pour Maise, 18 ans :  » Sérieusement, vous croyez à l’amour tranquille ? Pour moi, la passion a été une véritable chute libre dans l’inconnu…  » Un ton alerte, tour à tour sombre et lumineux grâce au personnage de Maise et à son regard sans concession sur sa vie familiale et sentimentale. La psychologie des personnages est particulièrement fouillée, les dialogues sonnent toujours juste. Un roman poignant et rock à la fois qui prend aux tripes.

C’est assez drôle mais pour une fois, je n’ai pas grand chose à rajouter par rapport à la quatrième de couverture… Je tempèrerai juste un peu le « qui prend aux tripes »… Faut quand même pas pousser. Mais ce roman est franchement agréable à lire et je ne regrette pas du tout cette lecture !

La Petite Communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon

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nadiaQuatrième de couverture :

Retraçant le parcours d une fée gymnaste, qui, dans la Roumanie des années 1980 et sous les yeux émerveillés de la planète entière, vint, en son temps, mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records, ce roman est le portrait d’une enfant, puis d’une femme, évadée de la pesanteur, sacralisée par la pureté de ses gestes et une existence intégralement dévolue à la recherche de la perfection. En mettant en exergue les dévoiements du communisme tout autant que la falsification, par les Occidentaux, de ce que fut la vie dans le bloc de l’Est, ce récit, lui-même subtilement acrobate, est aussi une passionnante méditation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin.

Parce que comme toutes les petites filles, j’ai eu une période gymnastique, j’ai voulu lire ce livre. Parce que je crois que j’aurai hurlé, comme tout le monde : « Nadia ! Nadia ! Nadia ! « … parce qu’il est des destins fabuleux. Parce qu’elle a eu le premier 10 en gymnastique, qu’elle a failli faire péter des compteurs… Parce que, parce que…

Et on retrouve un peu tout ceci dans ce livre… Un échange entre une Nadia adulte et sa biographe… Un livre tellement vrai, tellement possible que je ne sais même pas s’il s’agit d’un roman ou d’une biographie. Et que je n’ai peut-être pas tant que cela envie de savoir…

J’ai vraiment apprécié et un court instant, à nouveau, je me suis élancée aux barres asymétriques comme lorsque j’avais huit ans ! Un petit bout de madeleine en somme.