Archives Mensuelles: juin 2016

La Zone d’intérêt – Martin Amis

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la-zone-d-interetQuatrième de couverture :

DÉCOR : Camp de concentration Kat Zet I en Pologne.
PERSONNAGES : Paul Doll, le Commandant : bouffon vaniteux, lubrique, assoiffé d’alcool et de mort. Hannah Doll, l’épouse : canon de beauté aryen, mère de jumelles, un brin rebelle. Angelus Thomsen, l’officier SS : arriviste notoire, bellâtre, coureur de jupons. Szmul, le chef du Sonderkommando : homme le plus triste du monde.
ACTION : La météorologie du coup de foudre ou comment faire basculer l’ordre dans un système allergique au désordre.

Un livre à la limite du supportable… J’avoue avoir eu beaucoup de mal à le lire et aucune envie de le lâcher. Je sais, cela semble totalement contradictoire et ce roman est une contradiction à lui seul.

Comment décrire cet ovni ? Nous sommes dans un vaudeville, mais un vaudeville au beau milieu d’un camps de concentration…Comment mêler la farce à l’horreur ? Comment écrire l’indescriptible ?

Nous sommes donc dans un camps de concentration. Les voix s’alternent, tour à tour le chef du camps, personnage imbu de lui-même, totalement mégalo, obsédé par le rendement, par sa femme. Puis celle d’un officier SS, séducteur et totalement déconnecté de la réalité du camps, celle du chef d’un Sonderkommando, ses hommes récupérant les corps dans les chambres à gaz…

Les voix s’alternent, les mots allemands également… J’avoue que tous ces mots allemands rendent le récit d’autant plus compliqué à lire et à comprendre… Et l’alternance continue : nous passons tour à tour de petits sujets totalement insignifiant comme : est-ce que untel réussira à coucher avec une-telle à l’horreur la plus profonde comme par exemple le tri des déportés…

Le ton du roman est aussi déstabilisant : de l’humour, du burlesque, de l’absurde… un ton totalement décalé par rapport au sujet. C’est glaçant, c’est troublant, c’est horrible et pourtant, c’est un très bon roman qui me restera longtemps en tête… A lire, ne serait-ce que pour se faire une idée.

 

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Folies américaines – Hélène Vissière

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foliesQuatrième de couverture :

« Plus le temps passait, plus j’avais l’impression d’avoir débarqué sur une autre planète ». Parce qu’elle pouvait acheter une kippa pour chiens, jouer au basket avec un tractopelle ou demander 54 millions de dollars de dommages et intérêts pour un pantalon égaré, Hélène Vissière, correspondante du magazine Le Point aux Etats-Unis, a décidé de nous raconter ce pays aussi ahurissant qu’exotique. Des super-temples aux allures d’hypermarché, la vie quotidienne reformatée pour les obèses ou pour les nains, des Noirs, fatigués des Blancs, qui s’isolent dans de nouveaux ghettos, des maisons de retraites pour les singes d’Hollywood, la folie de l’ADN, le jouet sexuel qui rend folles des millions d’Américaines. 40 reportages convient le lecteur à un périple haut en couleurs. L’Amérique fascine, inquiète, stupéfait, et malgré la mondialisation, continue à ne pas être un pays comme les autres. Avec un vrai sens du récit, un luxe de détails vertigineux et une douce ironie, Hélène Vissière nous emmène à la rencontre de ce drôle de territoire et de ses personnalités hors du commun.

Un livre constitué de multitude de petits récits, drôles, sur ce pays fascinant qu’on appelle les Etats-Unis… J’ai appris pas mal de choses en lisant ce livre. L’auteur écrit bien, avec beaucoup d’humour et j’ai passé un bon moment en lisant ce livre.