Archives Mensuelles: juillet 2015

Soie – Alessandro Baricco

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06_soie_affich_rvb_300_dpiQuatrième de couverture :

Plus que le mortel ennui d’une vie répétitive, c’est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui.

Voyageur en quête d’œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d’effectuer une expédition « jusqu’au bout du monde ». Or, en 1861, la fin du monde, c’est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c’est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d’une femme mystérieuse.

À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d’ombre subtile. –Sana Tang-Léopold Wauters

On m’a chaudement recommandé ce roman et du coup, je n’ai pas vraiment eu d’autre choix que de le lire. Enfin, si, j’ai eu le choix : lire ou ne pas lire et finalement, j’ai fait le choix de lire ce roman. Je crois que j’étais curieuse de voir pourquoi on me l’avait recommandé. Et du coup, j’attendais beaucoup de ce livre. C’est forcément le contre-coup : lorsqu’on me recommande quelque chose, j’y prête plus d’attention que lorsque je tombe dessus par hasard. Et j’avoue que ce roman m’a surprise.

Déjà, si l’on parle de l’écriture, celle d’Alessandro Baricco est réduite à sa plus simple expression. Chaque mot est pesé, analysé et à sa place. L’écriture est précise, soignée. Et dénuée de sentiment. Nulle impression ici, que des descriptions froides, presque vides. Et qui donne, à première vue, un sentiment de vide.

A cela, s’ajoute la redondance du récit, pratiquement les mêmes mots, pour chaque voyage. C’est un roman vraiment étrange : le voyage se passe en à peine une page alors que le héros traverse un continent, à une époque où voyager devait être une véritable aventure. Tout est laissé du coup à l’imagination du lecteur qu’il doit avoir fertile, il faut l’avouer.

Impossible d’imaginer le héros du roman… Quant à sa femme, j’imagine sa voix, chaude et grave mais je n’arrive pas à imaginer ses traits. Il faut beaucoup d’imagination pour ce roman. Tout est survolé, tout est effleuré et rien n’est dit ou presque. Ni la passion, ni la souffrance, ni l’amour… Du vide encore…

L’impression générale est de la poésie, beaucoup de poésie mais surtout du vide. Un immense et terrible vide, une immense mélancolie qui saisit au cœur. Qui rend ce roman difficile à lire mais difficile à lâcher. Tellement de tristesse sous-entendue, tellement de gâchis. Tellement de vide…

L’homme qui voulait être heureux – Laurent Gounelle

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Quatrième de couverture :

heureuxImaginez…

Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il jette sur votre expérience va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous entraîne vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Avec L’homme qui voulait être heureux, c’est tout un monde de possibilités nouvelles qui s’ouvre, vous libérant de ce qui vous empêche d’être vraiment heureux.

Tant qu’à lire du Gounelle, autant enchainé… Et en voilà un second, lu dans la foulée.

J’avoue que celui-ci m’a plus plu que le précédent. Peut-être parce que l’histoire, bien que romancée, se passe dans un pays chaud et que l’auteur pose dès le départ les bases de son récit. Dès le départ, on comprend qu’on va avoir affaire à un parcours initiatique. Mais il faut avouer qu’heureusement que ces livres sont courts parce que Gounelle a du mal à se renouveler et j’ai un peu eu la sensation de tourner en rond… Après, il est pas forcément évident de réinventer à chaque fois la même histoire et celle-ci est beaucoup moins romancé que « Le jour où j’ai appris à vivre ».

Après, les leçons données sont des leçons de vie… Facile à entendre, des évidences mais pas si faciles à appliquer…

Le jour où j’ai appris à vivre – Laurent Gounelle

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lejourouQuatrième de couverture :

Et si tout commençait aujourd’hui ?

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle. C’est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.

On m’a conseillé ce livre lors d’une formation sur la PNL. Et je dois bien avouer que Laurent Gounelle est forcément un initié à la PNL, voire beaucoup plus qu’un simple initié.

Et son livre a forcément rappelé de nombreux souvenirs en moi… Il ne s’agit pas d’un livre de développement personnel mais cela peut s’en approcher. Un livre où l’on apprend des choses en somme. On peut le voir comme un joli petit roman ou comme des conseils de vie. Vu mon état d’esprit et ma formation, je l’ai plus vu comme des conseils de vie, bien évidemment.

Pourtant, si on prend le coté simplement roman, on a ici une petite histoire mignonne, pas trop mal construite avec une intrigue pas forcément très riche mais qui fait passer un bon moment. L’écriture de Laurent Gounelle est agréable et fluide. Coté littéraire en fait, j’ai passé un bon moment. L’histoire s’apparente à un roman initiatique.

Coté développement personnel, c’est beaucoup plus riche et c’était amusant de retrouver dans ce roman autant de référence que je venais juste de découvrir. La grande différence, c’est qu’il s’agit surtout ici de développer des concepts de vie, tant sur les objectifs que sur la façon de les mener à bien, de répondre à des questions existentielles sur la mort et sur la vie… Bref, un roman à lire au bon moment.

Chroniques Cheysulis – Jennifer Roberson

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Quatrième de couverture :

cheysulisCette année, les loups ne sont pas tous des loups, les faucons ne sont pas tous des faucons, les ombres vacillent… Les Cheysulis, les métamorphes aux yeux jaunes, sont de retour.
Un jour, ils ont trouvé leur animal frère, et leur magie les lie – à la vie à la mort – l’un avec un aigle, un autre avec un ours… Ils ressentent les émotions de l’animal, ils peuvent prendre sa forme – et cette communion puise dans les forces de la Terre.
Un roi fou les a voués à l’extermination. Alors les Ilhinis lancent des armées à l’assaut du trône ; les magiciens noirs tuent et violent sans entraves.

Mais les filles de paysans ne sont pas ce qu’elles devraient être et l’on revoit çà et là des yeux jaunes. Par le fer et par le sang, les êtres se font et se défont, les dynasties s’édifient et s’écroulent. C’est la guerre sans merci – pour un royaume, une femme, une prophétie.
Les temps changent.

Huit tomes qui constituent une petite série de fantasy assez agréable. J’ai bien aimé l’univers créé par Jennifer Roberson bien que les tomes soient vraiment inégaux. Certains sont palpitants et j’ai vraiment eu du mal à les lâcher et d’autres sont beaucoup plus mous.

Cette série est facile à lire et l’écriture est assez fluide : pas de descriptions trainant sur des pages et des pages, des personnages assez attachants mais parfois sans réelle surprise. J’avoue être parfois resté un peu sur ma faim tellement les personnages semblent stéréotypés. Mais sur la globalité, on a une série qui se lit bien et qui pour une fois n’est pas trop longue.

J’ai aimé le monde créé par Jennifer Roberson, bien que je l’ai trouvé parfois un peu trop binaire. En effet, on suit une dynastie dans un monde peuplé de deux races magiques : les cheysulis et les ilhinis. Avec parfois un coté un peu trop gentils/méchants. Après, ceci peut s’expliquer parce qu’on a avant tout le point de vue des cheysulis, qui sont donc les gentils de l’histoire.

Les aventures s’enchainent rapidement, tout comme les années… Parfois, on a des ficelles un peu grosses qui rendent du coup le récit un peu conventionnel. Inutile également de s’attacher aux personnages, nous les perdons au fur et à mesure des tomes puisque les années passent très vite dans cette série. De toute façon, les personnages sont franchement inégaux et autant où certains sont franchement attachants, d’autres sont franchement barbants.

L’enchainement est parfois aussi un peu trop rapide… J’aurai apprécié découvrir certaines choses qui se sont passées en « off »… Jennifer Roberson a un peu trop tendance à passer sur la vie d’un personnage, l’évoquant sans nous la faire vivre. J’avoue que cela m’a frustrée pour certains d’entre eux et sa manie des raccourcis rapides (surtout lorsqu’on passe d’un tome à l’autre) m’a parfois un peu agacée. Et pourtant, je pense que ce qui m’a facilité la lecture de cette série est justement qu’elle n’est pas trop longue…. Paradoxe quand tu nous tiens !

Je me rends compte que je critique facilement cette série alors que j’ai apprécié le moment et la lecture. Pas de coup de coeur mais de quoi passer un bon moment !

Zéro sucre: Mon année sans sucre. Enquête, témoignage et conseils pratiques – Danièle Gerkens

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zeroQuatrième de couverture :

Mon année sans sucre
Comment s’en libérer
Enquête, témoignage et conseils pratiques

Un livre pratique pour vivre plus heureux et en meilleure santé.
La journaliste spécialiste de la santé et du bien-être de ELLE a testé une alimentation sans sucre pendant un an.

Le sucre est omniprésent dans notre alimentation, jusqu’à se cacher dans de nombreux produits salés. De plus en plus de médecins prônent une réduction drastique du sucre. La prise de conscience de Danièle Gerkens s’est transformée en aventure personnelle. Pendant un an, elle a décidé de vivre sans sucre. Les bienfaits physiques et psychologiques ont tout de suite été spectaculaires.
À travers son expérience et ses rencontres avec de nombreux spécialistes, elle nous donne sa méthode pour diminuer de façon non contraignante notre consommation de sucre, tout en gardant une alimentation et une vie sociale épanouies.

Danièle Gerkens propose des centaines d’informations et de trucs simples à appliquer, pour des résultats immédiats. En une année, elle a perdu du poids, retrouvé une santé de fer et gagné en bien-être psychologique.
Ça donne envie non ?

J’avoue avoir lu ce livre un peu par hasard et avoir appris pleins de choses. J’ai trouvé ce livre surprenant car je pensais trouver un livre axé un peu régime, un peu bien-être mais au final, j’ai trouvé pleins de renseignements scientifiques qui m’ont poussé à tourner les pages l’une après l’autre. En somme, une surprise.

 

Rien n’est trop beau – Rona Jaffe

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jaffaQuatrième de couverture :

Lorsqu’il fut publié en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l’engouement de millions de lectrices américaines. Elles s’identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d’horizons différents employées dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. 

Il y a la brillante Caroline, dont l’ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. 

Si la ville semble leur offrir d’infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d’hommes.

Voilà un joli petit roman que j’ai beaucoup apprécié. Il nous plonge dans l’Amérique des années cinquante et nous suivons des jeunes dactylos, rêveuses, en recherche de gloire, d’affirmation de soi ou, à défaut d’un mari. L’histoire en soi n’est pas follement captivante mais l’ambiance du roman est suffisamment prenante pour que je l’ai lu facilement. J’ai passé un bon moment en lisant les aventures de ces jeunes femmes, parfois un peu cruches. Le coté cruche vient vraisemblablement de ma vision moderne de la femme. C’est déroutant aujourd’hui de voir toute l’inertie de ce système, de ces femmes qui n’ont pas forcément de désir de lutter contre leur destin, à savoir : trouver un mari et rester à la maison. C’est étrange de voir comment on peut abandonner ses rêves pour suivre des règles érigées par la société…

Apocalypsis – Eli Esseriam

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apocalypsisQuatrième de couverture :

La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans, chacun marginal à sa manière : Alice, Edo, Maximilien et Elias.Ils sont…les cavaliers de l’apocalypse.Ils n’épargneront que 144 000 âmes.En ferez-vous partie ?

Cinq tomes et une petite série pour adolescent pas désagréable du tout. J’avoue que j’ai bien aimé cette histoire qui mêle religion et fantastique. Après, il s’agit vraiment de littérature pour adolescents, ce qui s’en ressent dans l’écriture. Les personnages sont donc des adolescents (identification oblige), qui mériteraient parfois d’être un peu plus creusés. Mais j’ai néanmoins passé un bon moment.