La coureuse – Maïa Mazaurette

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Quatrième de couverture :

lacoureusePortrait d’une femme qui doute, qui aime. Chronique d’une sexualité qui se veut sans attache, La coureuse est le livre de notre époque.
«Copenhague m’attend, et dans le miroir avant de partir, une inconnue plus jolie que moi pose la dernière touche de mensonge sur son visage. Rouge. Sur les lèvres. Les fards absurdes cachent des tatouages de guerre, des agressions publicitaires, des stratégies marketing. Il m’aimera. Je l’aurai.
Cette inconnue a des cheveux blond foncé, nouvelle couleur pour une nouvelle aventure, toute une vie à reconstruire. C’est pour mieux devenir une femme, mon enfant. C’est pour mieux laisser pousser les dents sous la poudre.»
Maïa vit une passion ravageuse avec un jeune et (très) beau Danois. Parce que c’est difficile, elle va s’accrocher et aller jusqu’au bout des compromissions possibles. Parce quelle se sert de la féminité comme une arme, le couple devient le lieu de toutes les manipulations. Que fait-on quand on a le prince charmant dans son lit ? Que se passe-t-il après le conte de fées ?

J’ai adoré ce livre. Il raconte une femme, une femme de notre époque qui se raconte sans faux-semblant. J’avoue avoir été attirée par le résumé très racoleur et j’avais même classé ce livre dans de la littérature érotique. Et nous en sommes bien loin. Ne vous attendez pas à voir des histoires de coucheries, des ébats racontés ou autres. Ici, l’histoire tourne autour d’une femme, une femme qui s’explique, qui s’applique.

L’écriture est assez brusque, pas de flon-flon, pas de poésie ici. L’auteur fait s’exprimer son personnage à la première personne, ce qui rend le récit encore plus dynamique et fait qu’on se plonge d’autant mieux dans cette histoire. L’écriture me fait penser à celle d’un journal intime bien que cela n’en soit pas vraiment un. Mais le lecteur ne devient pas un voyeur pour autant . Il accompagne cette femme et découvre cette femme qui nous raconte sa vie.

Ce qui m’a troublé ici est la ressemblance de cette femme avec moi, avec certaines de mes amis, avec beaucoup de femmes de notre époque. Cette femme se présente comme amoureuse de la liberté, elle se veut et se pense libre et on la découvre aliénée. Aliénée à son portable, aliénée au réseaux sociaux, à son désir de liberté et à son désir d’amour.Mais elle n’est pas totalement dupe et se rend compte de ses paradoxes.

Elle raconte sa vie, elle raconte qui elle est. Elle – jeune femme pensant savoir qui elle est, qui elle désire être. Son histoire tourne beaucoup autour de l’amour. Elle quitte les hommes, les uns après les autres. Ses histoires ont une date de péremption : 2 ans. Parce qu’elle aime, qu’elle veut aimer. Mais elle aime l’amour et le désir d’être amoureuse au delà de l’homme, au delà d’elle-même.

Elle se masque, elle se grime, elle se fond dans un rôle qu’elle pense que la société lui assigne. Et je me pose beaucoup de questions. Est-ce que nous sommes toutes ainsi avec nos masques et nos peurs ? Est-ce qu’on peut exister si on ne se conforme pas à ce que l’on attend de nous ?

 

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