Archives Mensuelles: avril 2015

La coureuse – Maïa Mazaurette

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Quatrième de couverture :

lacoureusePortrait d’une femme qui doute, qui aime. Chronique d’une sexualité qui se veut sans attache, La coureuse est le livre de notre époque.
«Copenhague m’attend, et dans le miroir avant de partir, une inconnue plus jolie que moi pose la dernière touche de mensonge sur son visage. Rouge. Sur les lèvres. Les fards absurdes cachent des tatouages de guerre, des agressions publicitaires, des stratégies marketing. Il m’aimera. Je l’aurai.
Cette inconnue a des cheveux blond foncé, nouvelle couleur pour une nouvelle aventure, toute une vie à reconstruire. C’est pour mieux devenir une femme, mon enfant. C’est pour mieux laisser pousser les dents sous la poudre.»
Maïa vit une passion ravageuse avec un jeune et (très) beau Danois. Parce que c’est difficile, elle va s’accrocher et aller jusqu’au bout des compromissions possibles. Parce quelle se sert de la féminité comme une arme, le couple devient le lieu de toutes les manipulations. Que fait-on quand on a le prince charmant dans son lit ? Que se passe-t-il après le conte de fées ?

J’ai adoré ce livre. Il raconte une femme, une femme de notre époque qui se raconte sans faux-semblant. J’avoue avoir été attirée par le résumé très racoleur et j’avais même classé ce livre dans de la littérature érotique. Et nous en sommes bien loin. Ne vous attendez pas à voir des histoires de coucheries, des ébats racontés ou autres. Ici, l’histoire tourne autour d’une femme, une femme qui s’explique, qui s’applique.

L’écriture est assez brusque, pas de flon-flon, pas de poésie ici. L’auteur fait s’exprimer son personnage à la première personne, ce qui rend le récit encore plus dynamique et fait qu’on se plonge d’autant mieux dans cette histoire. L’écriture me fait penser à celle d’un journal intime bien que cela n’en soit pas vraiment un. Mais le lecteur ne devient pas un voyeur pour autant . Il accompagne cette femme et découvre cette femme qui nous raconte sa vie.

Ce qui m’a troublé ici est la ressemblance de cette femme avec moi, avec certaines de mes amis, avec beaucoup de femmes de notre époque. Cette femme se présente comme amoureuse de la liberté, elle se veut et se pense libre et on la découvre aliénée. Aliénée à son portable, aliénée au réseaux sociaux, à son désir de liberté et à son désir d’amour.Mais elle n’est pas totalement dupe et se rend compte de ses paradoxes.

Elle raconte sa vie, elle raconte qui elle est. Elle – jeune femme pensant savoir qui elle est, qui elle désire être. Son histoire tourne beaucoup autour de l’amour. Elle quitte les hommes, les uns après les autres. Ses histoires ont une date de péremption : 2 ans. Parce qu’elle aime, qu’elle veut aimer. Mais elle aime l’amour et le désir d’être amoureuse au delà de l’homme, au delà d’elle-même.

Elle se masque, elle se grime, elle se fond dans un rôle qu’elle pense que la société lui assigne. Et je me pose beaucoup de questions. Est-ce que nous sommes toutes ainsi avec nos masques et nos peurs ? Est-ce qu’on peut exister si on ne se conforme pas à ce que l’on attend de nous ?

 

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La femme au carnet rouge – Antoine Laurain

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la-femme-au-carnet-rougeQuatrième de couverture :

Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main.

Il est retrouvé par Laurent Lettelier, libraire de profession, qui ne trouve pour seuls indices sur sa propriétaire que quelques effets personnels (un ticket de pressing, un roman, une pince à cheveux, un carnet…).

S’ensuit un jeu de piste romanesque.

J’ai lu ce livre il y a de cela à peine une semaine… Et je ne m’en souviens déjà plus ou presque. Pourtant, il ne s’agit pas d’un mauvais roman, loin de là et l’histoire est plutôt mignonette… Mais c’est peut-être là le problème. L’histoire est mignonette. Sûrement trop.

En fait, l’idée est intéressante, les péripéties pour retrouver Laure sont bien trouvées mais je suis vraiment restée sur ma faim. Un peu trop de mièvrerie, un peu trop de douceur. Un peu trop éloignée de la réalité du monde en fait.

Les personnages sont attachants, l’écriture est agréable mais ça n’a pas été suffisant… Je n’ai pas cherché à tourner les pages frénétiquement pour savoir ce qui allait se passer la page suivante, comme lorsque je rencontre certains roman…

Ca m’a vraiment laissé un goût d’inachevé. Un peu comme si j’étais passé à côté d’un bon roman. Tout proche mais juste frôlé.

Après, cette critique est assez injuste car je ne me suis absolument pas ennuyée durant ce roman et je l’ai fini rapidement. Mais voilà. Le sentiment qui reste est qu’il n’y a pas vraiment de faits marquants, de choses suffisamment profondes pour que je m’en souvienne….

La dernière danse de Charlot – Fabio Stassi

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Quatrième de couverture :

charlotEn cette veille de Noël, Charlie Chaplin, quatre-vingt-deux ans, ne voit pas la mort arriver d’un bon œil. Il vit désormais en Suisse et est le père d’un petit garçon de neuf ans, Christopher. Son heure semble venue, mais lorsque la Mort se présente un soir en personne, l’acteur lui propose un marché : s’il parvient à la faire rire, il gagnera une année de vie supplémentaire. Commence ainsi un jeu étrange, et c’est pendant cette attente fatale que Chaplin va rédiger une lettre à ce fils tant aimé afin de lui raconter sa véritable histoire : de son enfance humble en Angleterre, avec un père alcoolique et une mère instable, à ses débuts sur scène, puis l’ère américaine, durant laquelle le jeune Chaplin est, entre autres, imprimeur, boxeur, taxidermiste, jusqu’à connaître la gloire au cinéma et devenir le Charlot mythique que l’on connaît : moustache, démarche oblique et chapeau melon, grand prince et mendiant bouleversant. Faisant surgir les larmes comme l’hilarité, La Dernière Danse de Charlot est un conte tendre et cruel sur un monstre sacré.

En faisant une petite recherche sur les moteurs de recherche, vous vous rendrez compte que ce petit livre fait plus ou moins l’unanimité : les gens l’apprécient beaucoup. Et si vous cherchez une critique négative, je pense que vous allez devoir passer au blog suivant : j’ai également apprécié ce livre et la poésie qu’il s’en dégage…

Tout d’abord, nous avons un tête à tête entre la mort et un charlot décrépit mais souhaitant par dessus tout continuer à vivre afin d’avoir la chance de voir son petit garçon vivre quelques années de plus. Et nous sommes après entrainés dans la vie de charlot, une vie romancée, mêlant fiction et réalité… Je n’ai eu envie de démêler le vrai du faux, le coté fiction du coté biographie. Je trouvais que toutes les petites anecdotes se mariaient bien avec ce personnage rendu si attachant par ce roman… En même temps, est-ce qu’on a encore besoin de rendre Charlot attachant ?

En somme, un livre qui donne envie de sourire, qui m’a beaucoup plu.

Snuff – Chuck Palahniuk

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snuffQuatrième de couverture :

Cassie Wright, star du porno sur le retour, a décidé de terminer sa carrière sur un coup d’éclat : se faire prendre devant les caméras par six cents hommes au cours d’une seule nuit. Dans les coulisses, les heureux élus attendent patiemment leur tour. Parmi eux les numéros 72, 137 et 600 font part de leurs impressions. Mais, entre fausses identités, désirs de vengeance et pulsions homicides, la nuit ne va pas du tout se dérouler comme prévu. Plus trash, subversif et sauvage que jamais, Chuck Palahniuk réussit l’exploit de nous offrir un roman à suspense se déroulant entièrement pendant un gang-bang. Il poursuit au passage son exploration de la face obscure des sociétés bien-pensantes, sous l’angle, cette fois, de la pornographie.

Pour une fois, une quatrième de couverture disant la vérité et l’entière vérité… Un huit-clos troublant, une sorte d’enquête sur fonds de gang-bang et de porno… Des vies que l’on frôle et que l’on entrevoit.

Ce livre est dérangeant. Il est glauque. Et glauque est vraiment un adjectif en deça de ce que j’ai ressenti en le lisant. L’ambiance m’a gênée, l’écriture aussi. Non pas parce que c’est mal écrit, loin de là. Mais l’auteur a vraiment créé un climat malsain dans lequel je ne me sentais pas bien, pas à ma place. Un peu comme une voyeuse… C’était un sentiment très étrange.

L’auteur a un don : bien que je sois mal à l’aise, je ne pouvais m’empêcher de vouloir savoir la suite. Pourtant, il n’y a pas vraiment d’action dans ce roman, juste une petite scène de vie, même pas une journée… Et quelques personnages dont les voix s’entremêlent… qui nous racontent une histoire, qui nous racontent leur histoire ou celle d’une pornostar faisant un dernier adieu au porno.

Enfin, un roman déroutant, à lire.