Archives Mensuelles: mars 2015

Billie – Anna Gavalda

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Quatrième de couverture :

billieNon seulement Franck et Billie n’étaient pas programmés pour fredonner les mêmes refrains, mais en plus, ils avaient tout ce qu’il faut en magasin pour se farcir une bonne grosse vie de merde bien ficelée dans la misère – misère physique, misère morale et misère intellectuelle. Vraiment tout. Et puis voilà qu’un beau jour (leur premier), ils se rencontrent.
Ils se rencontrent grâce à la pièce On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset. Billie a été tirée au sort pour jouer Camille et Franck, Perdican.
À un moment, dans cette scène qu’ils doivent apprendre par cœur et déclamer devant les autres élèves de leur classe, Camille lance à Franck : Lève la tête, Perdican ! et à un autre, un peu plus loin, Perdican finit par avouer à Billie : Que tu es belle, Camille, lorsque tes yeux s’animent ! eh bien voilà, tout est là et tout est dit : ce livre ne raconte rien d’autre qu’une immense histoire d’amour entre deux vilains petits canards, lesquels, à force de s’obliger mutuellement à lever la tête et à se rappeler l’un l’autre qu’ils sont beaux, finissent par devenir de grands cygnes majestueux.
En fait, on dirait du Cyrulnik, mais en moins raffiné. Là où Boris aurait employé les mots « gouffre » ou « résilience », Billie, quand elle est heureuse, lâche en ricanant : Et tac. Encore niquée, la vie.

Une jolie petite histoire, un monologue tendre et prenant… Une petite voix, celle de Billie. Billie, une petite gamine à l’histoire triste et presque dramatique. Et la petite voix de Billie raconte avec verve, avec humour, avec des larmes l’histoire de sa rencontre avec Franck… Une belle histoire d’amitié, une belle histoire d’amour. Un joli petit livre qui se lit vite et bien.

A réserver pour les envies de joli, les envies de petit livre qui font du bien, les envies de petit livre poétique qui finisse bien !

Les règles du jeu – Amor Towles

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reglesduQuatrième de couverture :

New York, fin des années 30, entre Grande Dépression et Seconde Guerre mondiale, une ville qui se réinvente chaque jour., celle des grandes comédies américaines où des héroïnes sophistiquées et sarcastiques se lancent à la conquête des beaux quartiers sur un air de Gershwin…
Katey (née Katya), la narratrice, dactylo dans un cabinet juridique, dissimule soigneusement ses origines (parents immigrés, Brooklyn). Elle a 25 ans, une intelligence redoutable, des nerfs d’acier, un esprit mordant et de l’ambition à revendre. Un soir de réveillon en compagnie de sa colocataire Eve, elle croise l’aristocratique Tinker Grey, un jeune et séduisant banquier qui n’est pas insensible à son charme.
Mais le destin en décidera autrement. Responsable de l’accident de voiture qui a défiguré Eve, Tinker installe la blessée dans son luxueux appartement de Central Park. Katey débute une brillante carrière aux éditions Condé Nast. Trente en plus tard, elle tombe sur deux portraits de Tinker dont on a perdu la trace, et se souvient de celui qui a changé son destin…

J’ai beaucoup aimé ce roman : on est plongé dans les années 30, dans une amérique qui s’amuse. On suit le destin, un peu brisé de deux femmes et d’un homme, sur fonds d’une histoire d’amour. Mais plus que l’histoire, j’ai aimé l’ambiance de ce roman et les personnages…Un peu de nostalgie, de mélancolie. Très difficile de décrire cette ambiance très années folles, avec une héroïne très femme moderne.

Vraiment, un joli livre, pas un coup de coeur parce qu’il ne me restera pas en tête de façon impérissable mais une belle impression. Je conseille.

Malevil – Robert Merle

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malevilQuatrième de couverture :

Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite, un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur «nid crénelé» ?

Un roman post-apocalyptique très surprenant. J’aime beaucoup l’écriture de Robert Merle : belle, fluide, sans être pompeuse. L’introduction du roman, bien qu’un peu longue, permet de bien comprendre l’histoire et la psychologie du héros.

La surprise : l’action se passe en France, dans la campagne profonde, juste après une guerre atomique. On suit un groupe de survivants mais on est loin des romans post-apocalyptiques classiques… On est certes en mode survivants mais de façon inhabituelle qui m’a bien plu. Mais attention, on est vraiment sur du roman « classique », bien écrit que sur un roman de science-fiction.

Les chemins de Katmandou – René Barjavel

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katmandou Quatrième de couverture :

De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l’Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L’illusion d’un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comme ils veulent et de fumer  » l’herbe  » sans crainte de la police ? Pour la plupart d’entre eux c’est un voyage vers leur propre destruction… Jane et Olivier ont pris chacun un des  » chemins  » de Katmandou, peut-être parce qu’ils avaient été blessés dans leurs rapports avec leurs parents. Ces chemins commencent parmi nous et sans que vous vous en doutiez, l’un d’eux commence peut-être chez vous ! …

Un chemin initiatique vers Katmandou à la fin des années 60, après mai 68… Et j’ai suivi avec plaisir le chemin d’Olivier et de Jane, deux destins que l’on découvre petit à petit. Et l’on sait pertinemment qu’ils se croiseront, qu’ils s’aimeront… Mais l’histoire n’est pas niaise, avec des personnages secondaires attachant, parfois un peu loufoque, dans une ambiance très hippie de ces années là. Un petit peu de drogue, une quête vers un père, vers l’amour, vers des idéaux. Bref, un livre agréable sans être un coup de coeur.