Archives Mensuelles: août 2014

Daniel et Esther – Patrick Raymond

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esther et danielQuatrième de couverture :

À la fin des années 30, à la veille donc de la Seconde Guerre mondiale, existait en Angleterre une école où l’on professait que les jeunes ont droit à la liberté, thème révolutionnaire pour l’époque. C’est là, à Dartington, qu’allaient se rencontrer Daniel et Esther.

Daniel… Treize ans, un vrai « gosse à problèmes », bon coeur, mais très mauvaise tête. Il ne travaille pas, chahute, répond insolemment… Jusqu’au jour où il découvre la musique, le pouvoir qu’elle a sur lui et lui sur elle … et où arrive Esther. La jolie, secrète, mystérieuse Esther, refermée sur son drame personnel.

L’histoire de l’amour qui naît entre eux, si pur, si émouvant et condamné d’avance, c’est le sujet de ce roman exceptionnel.

Bon… Encore une fois, il ne faut pas forcément se fier à la quatrième de couverture. A moins que le mot exceptionnel ait changé de ses entre temps et que je n’ai pas été informé. Je m’attendais à quelque chose sur la liberté, un peu comme un roman comme « Le cercle des poètes disparus »… Raté. L’idée du départ est intéressante, d’autant plus que Dartington, cette école progressiste a réellement existé. Mais l’auteur n’a rien détaillé, ni des méthodes ni des activités que font les enfants. En le lisant, on a l’impression qu’il n’y a aucune règle, aucune activité, autre que laisser vivre les enfants comme ils l’entendent. Peut-être est-ce d’ailleurs le cas mais même ceci n’est pas clair.

Et quant à l’histoire des deux enfants, et bien l’auteur l’a à peine détaillée… a peine esquissée que déjà le roman prend fin.

En cherchant une image pour illustrer ceci, j’ai découvert qu’il s’agissait d’un roman pour pré-adolescent… Ceci explique peut-être cela…

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La fiancée de Bombay – Julia Gregson

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fianceeQuatrième de couverture :

Automne 1928. Viva, jeune londonienne désargentée désirant ardemment retourner à Bombay, ville qui a vu mourir ses parents par le passé, se fait engager comme chaperonne de deux jeunes femmes fortunées rejoignant l’Inde elles aussi. Il y a Rose, la candide qui doit épouser un officier britannique sur place et sa meilleure amie, la fantasque Victoria, en quête d’un époux. Viva est aussi en charge du jeune Guy au comportement aussi déroutant qu’inquiétant. À bord du bateau, elle se rapproche peu à peu de Frank, un médecin…

Voilà un joli petit livre. On suit avec plaisir les tribulations de trois anglaises au beau milieu de l’Inde des années 30… Trois anglaises, trois histoires différentes qui s’entrecroisent… L’histoire débute sur un paquebot, puis on suit avec plaisir deux ans de leur vie en Inde. Les personnages sont très attachants, chacune avec un caractère bien marqué et quelques surprises.  Les personnages masculins sont surtout là pour l’anecdote, plus là pour porter quelques histoires mais le coeur du roman est vraiment axé sur ces trois femmes. Avec des histoires de femmes. De filles… Des vraies histoires de filles, mais à la sauce des années 30 !

L’auteur a très bien réussi également à peindre un portrait de l’Inde des années 30, durant cette période où naissait Gandhi, où les anglais commençaient à s’empêtrer dans cette Inde coloniale. Après, cette partie là n’a pas été à mon gout suffisamment développée, mais on touche néanmoins un petit peu à l’Inde.

En somme, un très bon petit roman !

Le sourire des femmes – Nicolas Barreau

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lesourireQuatrième de couverture :

Les coïncidences n’existent pas ! Aurélie en est convaincue depuis qu’un triste vendredi de novembre, éplorée suite à une rupture, un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, elle y apparaît, ainsi que son propre restaurant, Le Temps des cerises, un charmant bistrot du 6e arrondissement. Intriguée, Aurélie tente d’entrer en contact avec l’auteur –; un Anglais réfugié dans son cottage et peu enclin aux échanges avec le monde extérieur, selon sa maison d’édition –; et se heurte à un mur, de la part notamment d’André, l’éditeur revêche de cette traduction. Et pour cause, mis au défi par son patron de trouver au plus vite un best-seller, André a lui-même écrit Le Sourire des femmes, faute d’auteur prometteur sous la main. Publié sous pseudo, le roman a rencontré un succès immense. Mais la ravissante Aurélie, en dévoilant le pot aux roses, pourrait bien tout compromettre. Cette comédie romantique peint avec charme et saveur un Paris chromo et gourmet, à la Amélie Poulain. Enchaînant délicieusement les situations cocasses et les quiproquos, Le Sourire des femmes est un divertissement enchanteur. Une lecture chavirante.

Moui, bon chavirante, il ne faut pas pousser non plus ! Cela se lit bien, l’histoire est agréable mais cela s’arrête ici. Il s’agit de chick lit, pas trop mal écrite mais rien de transcendant néanmoins. Certes, l’histoire est mignonne mais un peu facile. Pas de grosse surprise ni même de grande découverte. Après, j’ai passé un bon moment en lisant ce roman léger et je me suis prise au jeu.

En gros, une bonne lecture de vacances. Rien de mieux.

England’s lane – Joseph Connolly

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englandQuatrième de couverture :

England’s Lane, dans le Nord de Londres, est une rue pleine d’effervescence, où se côtoient de nombreuses boutiques. L’occasion de s’immiscer dans le quotidien des commerçants de la petite artère en 1959. On y rencontre entre autres Milly, mariée à Jim Stammer qui tient la quincaillerie. Ils ont un fils adoptif, Paul, d’une dizaine d’années. Il y a aussi Stan, le marchand de tabac et de friandises dont la femme reste cloîtrée à la maison, père d’une gamine de l’âge de Paul. Ou encore Jonathan Barton, le boucher de England’s Lane qui reçoit un jour la visite d’un inconnu le menaçant de révéler sa véritable identité… Infidélités, mensonges, meurtres et trahisons se cachent derrière les façades proprettes de chacun des commerçants, bien moins lisses qu’on pourrait le croire… Une comédie de moeurs comme seul Joseph Connolly en a le secret, savoureuse et piquante à souhait.

En voilà une rue qui m’a bien fait rire… Pas rire aux éclats mais il s’agit d’une comédie néanmoins, un peu douce amère, un peu aigre aussi parfois… Du genre qui vous fait sourire et en même temps grimacer !

Les personnages sont suivis et leurs histoires s’enchainent et s’entremêlent. J’ai adoré suivre tour à tour tout ce petit monde mais je suis bien en peine de me dire lequel je préfère… Entre le boucher, chéri de ces dames, le vendeur de confiserie, les femmes toutes plus foldingues les unes que les autres et les enfants. Bref, une galerie de personnage haut en couleur qui m’a beaucoup plu.

En somme, un excellent auteur ! A recommander, même si j’ai préféré « vacances anglaises » !

Une grande fille – Danielle Steel

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grandefille Quatrième de couverture :

Victoria Dawson s’est toujours sentie comme une étrangère parmi les siens : ses parents et sa soeur cadette, Grace, sont aussi bruns, minces et élancés qu’elle est blonde et ronde. Victoria subit depuis sa naissance les moqueries de son père et les critiques de sa mère au sujet de ses formes généreuses. Malgré ses efforts, la jeune femme peine à résister à la nourriture, qui ne lui procure pourtant qu’un trop bref réconfort.
Victoria comprend que si elle souhaite pleinement s’épanouir, il lui faudra s’éloigner de sa famille. Après ses études, elle s’installe à New York et devient professeur dans une prestigieuse école privée. Ses parents la considèrent toujours comme le vilain petit canard, mais Victoria rencontrera l’amour, grâce auquel elle finira par s’accepter telle qu’elle est : ronde et belle !

Je suis surprise par Danielle Steel. Certes, le style est parfois un peu mièvre et on a vraiment ici de la chick lit, mais je pensais cela beaucoup plus proche d’un roman harlequin. Alors qu’au final, je me laisse facilement prendre par ces romans ! Après, je n’en lirai pas un tous les jours, mais j’aime bien, cela a le mérite de faire passer un bon moment !

Le grand secret – René Barjavel

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secretQuatrième de couverture :

« Le Grand Secret », c’est l’histoire d’un couple séparé par un extraordinaire événement, puis réuni dans des circonstances telles que jamais un homme et une femme n’en ont connu de pareilles. C’est aussi l’histoire d’un mystère qui depuis 1955, a réuni, à l’insu de tous, dans une angoisse commune, par dessus les oppositions des idéologies et des impérialismes, les chefs des plus grandes nations. C’est ce « grand secret » qui a mis fin à la Guerre Froide, qui a été la cause de l’assassinat de Kennedy qui rend compréhensible le comportement de De Gaulle en mai 1968, qui a rendu indispensable les voyages de Nixon à Moscou et à Pékin. Il n’a rien à voir avec la guerre ou la bombe H. C’est le secret de la plus grande peur et du plus grand espoir du monde. Il ne faut pas oublier que c’est un roman. Mais si c’était vrai? …

C’est amusant comme on a parfois l’impression que le thriller est un genre inventé récemment… Finalement, ce roman écrit par Barjavel est un pur thriller. Il s’agit de science-fiction ou de fantastique… Voir même une uchronie. Mais je me suis laissée emporter par l’histoire et au final, peu importe le genre !

L’histoire est prenante, elle balaie certains mythe de l’humanité et ce livre est à conseiller !

Prédatrice – Alissa Nutting

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Nutting-PredatriceQuatrième de couverture :

 

Celeste Price, 26 ans, est professeur dans un lycée de la banlieue de Tampa, Floride. Elle est mariée au beau Ford, un policier issu d’une famille aisée. Tous deux ont un charme fou, ils forment, à tous les égards, le couple parfait. Voilà pour les apparences. La réalité est beaucoup plus sordide. Celeste est en effet depuis très longtemps tourmentée par son goût particulier pour les adolescents. Dévorée par une passion de plus en plus incontrôlable, elle décide un jour de passer à l’acte et de séduire un de ses élèves. Sans se douter qu’elle entre ainsi dans un engrenage infernal aux conséquences terribles.

 

Alors alors alors… Je pense que j’ai détesté ce livre. Pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout. Avec beaucoup de mal, avec une furieuse envie de le jeter loin de moi tellement il me révulsait.

En lisant ce livre, on ne peut s’empêcher de faire l’analogie forcément avec Lolita. Forcément. Vu le sujet, la comparaison est évidente. Dans un cas, nous avons un homme amoureux d’une fillette, dans l’autre, une femme amoureuse des adolescents mâles – au sens large. Ici aussi, il s’agit du point de vue du narrateur. Autant où dans Lolita, j’avais été révulsé de presque comprendre le narrateur, autant où ici, aucune chance. La narratrice est une perverse. Une vraie. Une de celle qui donne des frissons dans sa perversion.  L’auteur a également pris le parti de décrire précisément certaine scène. C’est beaucoup plus cru que dans Lolita. Et du coup, beaucoup plus dérangeant. Et l’histoire en elle-même est beaucoup plus glauque… Bref. Un vrai dégout pour la narratrice.

Et je comprends que ce livre ait pu provoqué une vraie polémique.  A lire. Pour découvrir. Pour détester. Mais impossible d’y rester indifférent.