Archives Mensuelles: juillet 2014

Pourquoi pas nous ? – Patrick Cauvin

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pourquoiQuatrième de couverture :

Jacqueline Puisset.
Célibataire. 40 ans. Libraire à Perpignan. Cultivée. Dotée d’un strabisme divergent qui lui donne un air rêveur.
S’occupe du ciné-club et du troisième âge. Vie amoureuse : néant.

Philippe Lipinsky. Catcheur. Nom de ring : Méphisto King. 125 kilos. Vit à Montmartre. Pratique l’aquarelle. Également célibataire. Bon fils. Vie amoureuse : néant.

Signe particulier commun : ils se considèrent laids.

Jacqueline et Philippe étaient faits pour la solitude.
Patrick Cauvin les réunit.
Jamais personne avant lui n’avait abordé un tel sujet avec une telle tendresse, avec autant d’humour, de délicatesse et d’émotion.

Encore une histoire d’amour ? Et bien oui. Mais là, en prime, on rit. Beaucoup. Parce que les deux personnages sont improbables… Mais attention, on ne rit pas d’eux mais des situations. Ce livre est délicat, léger, une vraie tendresse se dégage de ces pages.

Bref, ne pas hésiter !

Joyeux anniversaire – Daniel Steel

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joyeuxQuatrième de couverture :

April a de quoi être fière : à trente ans, elle est la propriétaire d’un des restaurants les plus branchés de New York. Célibataire, elle s’y consacre corps et âme. Mais est-ce bien suffisant ? Le jour de son anniversaire, elle reçoit un cadeau qui risque de bouleverser sa vie. Le destin lui envoie peut-être la réponse qu’elle attendait…
Valerie, la mère d’April, est une star du petit écran. Les téléspectateurs s’arrachent les conseils de cette reine de l’art de vivre. Pourtant, Valerie déprime : alors qu’elle prenait soin de cacher son âge, une radio nationale a annoncé qu’elle fêtait ses soixante ans.
C’est aussi l’anniversaire de Jack Adams, un célèbre présentateur sportif amateur de jeunes femmes. Mais quand il se retrouve atteint d’une hernie discale le jour de ses cinquante ans, il comprend qu’il ne pourra pas maintenir éternellement son rythme de vie.
Un bébé, une attaque terroriste, des rencontres amoureuses : Jack, Valerie et April ne sont sans doute pas près d’oublier cet anniversaire.

Ai-je vraiment besoin de parler de ce livre ? Le nom de l’auteur parle de lui-même… Oui, il s’agit de littérature romantique mais j’ai été surprise et je me suis laissée porter sans mal par l’histoire.

A réserver pour les envies de romantisme et d’eau de rose !

Attachement – Rainbow Rowell

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attachQuatrième de couverture :

Lincoln, gentil geek aux faux airs d’Harrison Ford, travaille dans une entreprise où son rôle consiste à contrôler les e-mails des employés. C’est ainsi qu’il parcourt les échanges de Jennifer et Beth, deux copines aussi impayables qu’attachantes. Sans même l’avoir vue, Lincoln va tomber amoureux de Beth. Mais comment lui déclarer sa flamme sans passer pour un fou ? Surtout que la jeune femme semble avoir un faible pour un « inconnu » qui travaille dans le même immeuble .

Oui, encore de la chick-lit… Cela revient de façon périodique sur ce blog, en fonction de mes envies de mièvres.. Et ici, quant il est question de mièvre, j’ai été servie. Mais dans le bon sens : je ne me suis absolument pas ennuyée avec ce livre. Le point de vue est différent de d’habitude : pour une fois, l’homme est mis en avant. Il s’agit ici d’un anti-héros, d’un presque raté que l’on suite. C’est drôle et léger. En somme, un bon petit roman à lire allongée sur la plage !

Qu’avons nous fait de nos rêves – Jennifer Egan

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Quatrième de couverture :

revesLe prix Pulitzer 2011.
Sasha a une petite trentaine. Elle vivote à New York, après avoir quitté son poste d assistante de production dans une grande maison de disques. On la découvre sur le canapé de son psychothérapeute, tentant de régler son problème de kleptomanie et de remettre de l ordre dans sa vie. Sans amis, sans travail, elle est une âme solitaire et prédatrice. Bennie, lui, a la quarantaine passée. Ancien producteur star des Conduits, un groupe de rock emblématique, il se contente désormais d éditer des tubes insipides. Divorcé, il essaie d entretenir des liens avec son fils, sans trop y parvenir. Déprimé, il n arrive même plus à avoir la moindre érection.
D une écriture acérée, Jennifer Egan nous plonge dans la conscience et l histoire de ces deux personnages dont les chemins un jour se sont croisés. Jeune homme timide, Bennie se passionna pour le punk, dans un San Francisco débridé. Adolescente au tempérament fougueux, Sasha partit pour Naples afin d oublier des parents destructeurs. Une foule de personnages jalonnent leur existence, qu il s agisse de Lou Kline, le mentor allumé de la bande, ou de l oncle de Sasha, un homme au bord du gouffre.
Ces histoires de vie s enchaînent, des personnalités très fortes se dégagent, une véritable tension naît autour de leurs destinées. En restituant le passage du temps et les aléas du désir, Jennifer Egan ausculte notre capacité à avancer et à devenir ce que nous sommes, sans rien nier du passé.

Etrange écriture que voilà : on suit les personnages d’époque en époque, on croise des destins, on les entrecroise, on les mêle… Et au final, c’est difficile à lire, difficile à suivre. Parce qu’on ne s’attache pas aux personnages, parce qu’on en arrive à revenir en arrière pour se rappeler qui est qui… Parce que… Ben parce que ça ne m’a pas vraiment convaincu.

Gordon – Edith Templeton

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GordonQuatrième de couverture :

Publié à l’origine sous pseudonyme, ce récit autobiographique d’une scandaleuse passion amoureuse a été interdit en Allemagne et en Angleterre lors de sa publication, en 1966.

Chargé d’une vérité et d’une urgence qui lui confèrent une authentique dimension littéraire il parait aujourd’hui sous le véritable nom de l’auteur.  » Chaque fois qu’il me dominait contre mon gré et me forçait à accepter la souffrance qu’il m’infligeait, à ne pas la combattre, je me sentais furieuse et honteuse. Pourtant, bien au-dessus et au-delà de ces émotions, il me comblait dune félicité et d’une satisfaction profondes, extraordinaires, et encore inconnues de moi. Quand il me possédait avec un acharnement tel qu’il m’entraînait au bord des ténèbres, il me donnait cette extase : savoir que j’avais atteint la chose, la seule chose que j’eusse jamais voulue. « 

Louisa, vingt-huit ans, rencontre dans un pub un inconnu dont, moins d’une heure plus tard, elle devient l’amante. Commence alors une intense histoire d’amour dans laquelle Louisa prend plaisir à la souffrance et à l’humiliation. L’inconnu, Gordon, un psychiatre, la fascine et la domine. C’est dans les bras de cet homme qui lui déclare  » Je te garderai toujours, car je trouverai toujours de nouvelles façons de te torturer  » qu’elle accède à l’extase. Peu à peu, l’emprise de Gordon s’accentue et tous deux s’aventurent dans les ténèbres de la passion, au-delà de la douleur et du plaisir.

Et la quatrième de couverture résume à merveille ce livre qui me laisse un gout de… je ne sais pas trop…  Perversion, sadisme, incompréhension et j’en passe. Je comprends qu’il ait pu faire un scandale à son époque et de savoir, à postériori qu’il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit autobiographique en devient d’autant plus choquant…  On est bien loin ici des « mommy porn » comme le fameux « Cinquante nuances de Grey »… L’histoire est d’un sadisme extrême (mais rien de gore ni de vulgaire dans l’écriture…) qu’il soit sexuel ou psychologique et parfois, on a envie de fermer ce livre tellement il est dérangeant. Mais je me suis accrochée.. J’ai voulu finir et la fin est presque aussi troublante que la relation entre Gordon et Louisa.

Et au final, je suis bien incapable de dire si j’ai aimé ou non ce livre : le sujet est bien trop dérangeant à mon gout !