Archives Mensuelles: décembre 2013

Et les hommes sont venus – Chris Cleave

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etleshommesQuatrième de couverture :

Échappée d’un centre pour réfugiés, perdue dans Londres, Petite Abeille, une adolescente nigériane, vient frapper à la porte de Sarah. Les deux femmes se connaissent à peine. Mais deux ans auparavant, au Nigeria, leurs chemins se sont croisés, et aucune d’elles ne peut oublier ce qui est arrivé… Le secret qui les lie en cache un autre. De chapitre en chapitre, leurs voix alternées se répondent, reconstituent le puzzle du passé, jusqu’à la dernière révélation de Petite Abeille. Avec un suspense subtil. Chris Cleave dresse le portrait de deux femmes qui parviendront à trouver au coeur du tragique une part de merveilleux.

Une gifle, un coup au coeur… Un pur coup de coeur. Comment parler de ce roman ? Parlons déjà des choses assez « classiques » : l’écriture est agréable et bien amené. L’auteur jongle entre le récit de Petite Abeille puis le récit de Sarah, chacune apportant au fur et à mesure sa pièce à l’énigme du roman, à savoir : quel lien lie ces deux femmes ? Chaque voix a son propre tempo, sa propre mélodie sans aucune fausse note. Petite Abeille est pourtant la voix dominante, celle qui m’a le plus touchée. Ce roman est grave, troublant, parfois même dérangeant. Ce n’est jamais amusant que l’on vous rappelle ce que des hommes peuvent faire à d’autres hommes, que l’on vous rappelle ce qu’est une guerre. Que l’on vous rappelle également les conditions de vie des clandestins. Que l’on vous mette le doigt dans ce qui fait mal… Mais malgré cette gravité, ce roman est plein d’espoir, pleins de rire et de joie. Et aussi de larmes. C’est vraiment un roman à lire et à échanger, à donner et à offrir. Un roman bouleversant.

Le premier amour – Véronique Olmi

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Le-premier-amourQuatrième de couverture :

Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu’elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule : elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture, quitte tout. En chacun d’entre nous repose peut-être, tapie sous l’apparente quiétude quotidienne, la possibilité d’être un jour requis par son premier amour…

J’ai beaucoup aimé ce roman… Pas loin d’en faire un coup de coeur. Les personnages sont attachants, les paysages sont bien décrits et l’histoire se lit comme un polar : mais pourquoi diable une ménagère de 50 ans file en Italie le jour de l’anniversaire de ses 25 ans de mariage ? Mais pour retrouver son premier amour évidemment… et ce premier amour a ici un gout de nostalgie, le gout tellement bien décrit du premier grand et véritable amour, celui qui nous a donné des frissons d’adolescente et que l’on a pas totalement rayé de son esprit… Tellement plus romanesque et idyllique que la vie que l’on vit tous les jours, faite de petites choses qui nous semblent tour à tour fades ou mesquines. Cette histoire, je m’attendais à quelque chose d’assez mièvre mais il n’en est rien. Au contraire, l’histoire est vraiment prenante et elle est portée par une écriture fine et agréable, sans être pédante. En outre, l’auteur jongle entre présent et passé ce qui nous plonge dans les souvenirs idéalisés de cette femme. Cela fait sûrement l’une des forces de ce roman et ce sont les clés pour mieux comprendre cette femme et pourquoi, tout à coup, elle a été capable de tout abandonner pour partir retrouver une chimère. La fin est surprenante pour une partie et bien trop convenue pour l’autre, mais cela ne m’a pas gâché ce roman. En somme, je vous le conseille !

Le baby-Sitter – Jean-Philippe Blondel

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babyQuatrième de couverture :

Dix-neuf ans. Etudiant. Pas d’argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s’amuser un peu, il n’y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting C’est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu’il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d’imaginer la série de personnages qu’il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l’on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c’est ce que l’on a de plus précieux ses enfants, sa maison, le coeur même de son existence. Un roman sur les liens que l’on tisse et sur ceux que l’on tranche – et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d’avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes.

Contrairement à la majeur partie de la blogosphère, ce roman ne m’a pas laissé une impression impérissable… J’ai trouvé l’histoire un peu mièvre, un peu téléphoné parfois et donc je n’y ai pas pris un grand plaisir… Évidemment, l’écriture est agréable, le style m’a bien plu mais pour quelqu’un qui s’accroche aux histoires, qui aime les belles histoires, je n’ai pas été emballé. Je ne classerai pas du tout ce roman dans des romans catastrophiques, mais il ne m’a pas plu. C’est tout.