Archives Mensuelles: octobre 2013

Surtout n’y allez pas – Antoine Filissiadis

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surtoutQuatrième de couverture :

Abonnée aux histoires d’amour qui finissent mal, Corinne aime trop. Sa troisième tentative de suicide l’entraîne une nouvelle fois à l’hôpital, où une femme étrange lui donne l’adresse d’un docteur tout aussi étrange, Gérald Rikson, en lui conseillant toutefois… de ne pas y aller. Puis, sa meilleure amie lui prodigue le même avertissement énigmatique :  » Seul le docteur Rikson peut te sauver, n’y va surtout pas.  » Le désir de Corinne de se libérer de la dépendance à l’amour est plus fort que tout. Non sans appréhension, la jeune femme se porte finalement à la rencontre de ce psychiatre peu orthodoxe qui va l’entraîner dans une thérapie de choc, la contraignant à oublier ses proches, son métier, ses biens matériels et tout ce qui constitue son ancienne identité pour mieux renouer avec elle-même. Le prix est lourd à payer pour briser le cycle de la dépendance, et Corinne l’apprend à travers une suite de rencontres et de péripéties extraordinaires, à l’image de ce médecin dont les méthodes ne sont décidément pas banales. Est-elle victime d’une escroquerie ou a-t-elle affaire à un thérapeute de génie ? Un ouvrage inclassable où le mystère, l’érotisme et la psychologie s’entremêlent subtilement pour former un livre-culte.

J’ai beaucoup aimé ce livre bien que le coté psychanalyse m’ait parfois un peu gênée. Néanmoins, j’ai trouvé que les symptômes de Corinne sont assez significatifs d’un mal que beaucoup de femmes célibataires rencontrent  : vouloir à tout prix se caser, être amoureuse, aimer… Il est vrai qu’aujourd’hui, dans notre monde, cela semble totalement irréaliste de  ne pas aimer, de ne pas être en couple. Il suffit de voir les unes des magasines pour voir à quel point la vie à deux semble nécessaire et à quel point le célibat quelque chose de honteux… Et les rôles d’hommes séducteurs ou chasseurs, bien que caricaturaux, sont néanmoins assez proches de certains hommes que l’on peut croiser…

Après, certaines choses m’ont ÉNORMÉMENT gênée. Comme le fait que cette femme souhaite à tout prix se suicider ou le fait qu’elle accepte sans rechigner de donner les pleins pouvoirs à son psychiatre. J’y ai vu des pratiques sectaires, très dangereuses et la fin positive de ce livre permet de se dire logiquement que ce n’est pas une pratique à risque…

Donc encore une fois, il ne s’agit que d’un roman dont l’écriture est plutôt agréable et l’histoire bien menée. On se laisse vraiment porter par l’histoire et les nombreux rebondissements de celle-ci. Sans compter que ce roman est parfois très drôle. En somme, j’ai beaucoup apprécié et je vous conseille vivement ce livre.

Treize – Irina Teodorescu

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treizeQuatrième de couverture :

Treize personnages aux prises avec leur quotidien sont happés par le Hasard, ravis par l’amour, ou emportés par des petits riens. Treize révélations transformeront leur vie en destin. Une narration envoûtante, dense d’allusions et de coïncidences secrètes, placée sous le signe d’un chiffre magique.

Treize personnages, treize histoires différentes, treize narrations. Je pense que c’est cela le plus déroutant dans ce livre : le style de l’auteur varie en fonction des personnages.

Pour être honnête, je n’ai pas vraiment été touchée. Et vu que j’ai lu ce roman il y a de cela quelques temps.. Je ne me souviens plus de ce livre. Donc, au suivant !

Call me – Alain Bezançon

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callMeQuatrième de couverture :

Milos est un Vibration Jockey (VJ) en vue sur la scène underground des Feelers.  Les Feelers sont des adeptes de sensations extrêmes, qui grâce à des nano implants ont la capacité d’entrer physiquement en résonance avec certaines vibrations. En transit entre Paris et New-York il parcourt un magazine et est instantanément captivé par la photo d’Eva et par le message impossible qu’elle semble lui adresser. Publicité astucieuse, canular de mauvais goût ou appel du destin, Milos est bien décidé à découvrir la mystérieuse Eva.

Cette grosse nouvelle ou petit roman est très bien ficelé. Il s’agit plus ou moins d’anticipation mais tout en étant dans un monde qui ressemble énormément à notre monde d’aujourd’hui. L’histoire est bien menée, on ne s’ennuie pas et j’avoue l’avoir lue avec plaisir… Après, pour être honnête, si c’est intéressant il ne s’agit en rien d’un coup de cœur… Peut-être simplement parce qu’il ne s’agit pas vraiment d’un genre que j’affectionne et que j’ai trouvé l’écriture un peu plate et sans âme. C’est pas mal écrit mais cela ne m’a pas transcendé.

 

Histoires d’horreur – Anthologie de la revue Weird Tales

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fiction 10Quatrième de couverture : 

n’ouvrez pas ce livre…

Si vous avez les nerfs sensibles ou si vous êtes impressionnable.

Les meilleurs spécialistes de la littérature d’horreur anglo-saxonne s’y donnent rendez-vous pour vous faire frémir avec

     — L’homme monstrueux dont le sang n’est que de l’eau…
     — La maison qui tout entière est une présence vivante…
     — Le cadavre ambulant qui attire les enfants sous la terre…
     — Le brouillard palpable qui dévore les êtres et les choses…
     — Les horribles entités qui hantent la nuit les collines…
     — Le démon miniature qui se nourrit de la cervelle des humains…
…et bien d’autres objets de terreur, qui vous plongeront tout droit en plein cauchemar !
Pas grand chose à dire sur cette anthologie : il s’agit simplement de regroupement de petits récits d’horreur, plutôt bien ficelés. Réservé aux amateurs du genre !

Yoko – Pierre Hel

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Couverture_Yoko_3_1024x1024Quatrième de couverture :

Yôko est l’histoire d’un homme qui reçoit en cadeau une poupée gonflable dont la particularité est qu’elle est indégonflable… Lui qui voulait s’en débarrasser au plus vite devra vivre avec cet objet sexuel qui, lentement, va s’humaniser au point de devenir une compagne indispensable.
L’enlèvement de Yôko conduira le héros de ce roman jusqu’aux portes d’une sorte de maison close où les prostituées sont des poupées gonflables à l’effigie de personnalités politiques, du show-biz et des médias.
Dans ce temple des fantasmes et du virtuel, l’homme réalisera que dans notre monde d’hyper-communication, jamais les relations entre individus n’ont été aussi pauvres ; un constat dont il prendra le contre-pied d’une étrange façon.

J’avoue que ce roman m’a laissé plus que perplexe… et j’ignore encore aujourd’hui si je l’aime ou non. Ce livre est dérangeant, du début à la fin…

Le style tout d’abord. C’est cru et froid, dans un style littéraire très « parlé » et très actuel. C’est vraiment particulier, mais cela donne une drôle d’impression. Le style étant, comme je le disais très froid, les personnages du coup semblent eux aussi très froids et a aucun moment, je n’ai eu d’affinité avec le personnage principal. Je n’ai jamais réussi à m’intéresser ou m’attacher à lui. Pour tout dire, je l’ai même trouvé particulièrement ennuyeux. Et pourtant, j’ai suivi ces aventures sans réussir à lâcher ce roman !

Mais les critiques ne s’arrêtent pas là : l’histoire est parfois très fouillis et brouillon et j’avoue avoir eu du mal à suivre… Mais je n’ai jamais eu l’impression de devoir m’accrocher. C’est cela qui est étrange : un roman que je n’aime pas de prime abord mais que je n’ai pas réussi à lâcher avant de l’avoir fini ! Pourtant, il n’y a pas de palpitations, pas de suspens, juste une histoire qui se déroule et que l’on suit, un peu comme si l’on empruntait un chemin en forêt pour rejoindre quelque chose de l’autre coté. Et l’apothéose de ce roman, c’est sa fin. Le dernier chapitre m’a prise par surprise, me permettant de comprendre, tout d’un coup…

Bref, si vous le croisez, lisez le… Mais j’ai très envie de connaitre vos avis : l’avez-vous aimé ?

80 notes de jaune – Vina Jackson

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80notesQuatrième de couverture :

 Enfin un roman où le désir féminin se décline en d’autres nuances que le Grey » Belle de Jour Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit le message d’un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé.Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance… Grisante, charnelle et audacieuse : une histoire d’amour qui vous laisse le souffle court.

De la littérature érotique ? Et bien, il s’agit surtout de mummy porn encore une fois. Et donc, il s’agit encore une fois de littérature érotique ratée. C’est un peu mieux que cinquante nuances de Grey mais pas beaucoup plus… Les scènes érotiques sont un peu mieux et les fantasmes sont un peu plus poussés et osés que dans le fameux 50 nuances… Mais c’est bof… Pour être exacte, on est bien loin de certains émoustillements que peut provoquer la vraie littérature érotique, celle que l’on a du mal à assumer parce qu’elle donne une petite envie.. Si vous voyez ce dont je parle évidemment.

L’écriture est parfois simpliste et j’avoue avoir eu du mal avec cette simplicité. L’histoire quant à elle est parfois franchement glauque. J’ai eu du mal à me plonger dedans. Le personnage principale, à savoir Summer, découvre des pulsions qu’elle n’a jamais exploré auparavant, tout cela sous la houlette d’un homme mystérieux dont elle tombe forcément amoureuse… (Après tout, on est chez milady)… Mais ça sonne creux… Et la partie plus glauque n’est pas forcément mieux.

Bref, encore une fois, un faux roman érotique ! Il s’agit d’un roman sexuel mais pas érotique…

 

Anna et son orchestre – Joseph Joffo

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untitledQuatrième de couverture :

   Histoire d’une petite fille dont le violon, compagnon magique, va sauver la vie, Anna et son orchestre est aussi le récit haletant et multicolore d’une famille en cavale à travers l’Europe orientale… Celle de la Belle Époque, où les nuits de prince ne s’évanouissent au point du jour que pour renaître inlassablement, soir après soir, dans la fièvre et le tumulte, pour le seul plaisir de la fête. 

Depuis que j’ai lu « Un sac de billes », j’ai toujours adoré Joffo. L’écriture est fine et sensible et ses univers, bien que très réalistes semblent toujours empreints de poésie. Évidemment, je viens d’apprendre (merci Wikipédia mais j’ai vérifié néanmoins !) que Joffo utilisait des nègres littéraires pour écrire ses romans. Et je suis extrêmement surprise de savoir cela mais cela ne change rien au fait que j’ai aimé ce roman. Je m’interroge simplement sur ce fait : Joffo n’utilise pas le même nègre à chaque fois… Et comment font ces nègres pour ne pas changer le style des auteurs. Pour ma part, je n’ai pas vu de différence et j’étais vraiment persuadée que l’auteur écrivait lui-même ces œuvres !

Ce récit est en partie biographique : il raconte ici la vie de sa mère, immigrée russe. Et on se promène au cœur de l’Europe antisémite du XXème siècle, le début du siècle, de la Russie tsariste à Paris, en passant par Istanbul. Le personnage d’Anna est bien campée et on s’attache très vite à cette jeune violoniste pleine de vie, réussissant à surmonter toutes ses épreuves à l’aide de son violon.

Bref, n’hésitez pas !