Archives Mensuelles: août 2013

Auschwitz expliqué à ma fille – Annette Wieviorka

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AuschwitzQuatrième de couverture :

Peut-on  » expliquer  » à un enfant ce qui demeure, en partie, énigmatique ? Comment faire comprendre à une jeune fille d’aujourd’hui que les nazis dépensèrent tant d’énergie pour aller chercher aux quatre coins de l’Europe et exterminer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, simplement parce qu’ils étaient juifs ? Sur cette immense question de la Shoah, sur l’énigme du mal absolu, une historienne reconnue répond aux questions, très directes, de sa propre fille.

Plus que « peut-on », la vraie question est « comment faire ». Et ce livre trouve, je pense un embryon de réponse concernant cette explication. Comment expliquer à un enfant l’innommable ? Annette Wieviorka, historienne et spécialiste de la Shoah réussit dans ce livre à expliquer de façon très simple et très bien à un enfant ce qu’a été Auschwitz, la « question juive » et l’élimination finale.

Ce livre est très court mais très dense. Il ne parle pas simplement d’Auschwitz, il explique de façon très claire ce qu’a été les camps de concentration, les camps de la mort, le nazisme, les SS… Il est très complet tout en restant très accessible à tous.

Après, l’enchainement des questions réponses est parfois un peu rapide et on se doute bien qu’un enfant n’aurait pas cet à-propos. Mais il permet vraiment de poser les bonnes questions.

Après, il s’agit d’une collection, comportant d’autres titres. J’ignore si les autres sont aussi bien fait que celui-là mais franchement, je conseille ce livre. Bien que n’étant plus une enfant depuis un petit bout de temps, ce livre m’a appris des choses !

Les falsificateurs – Les éclaireurs – Antoine Bello

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les-falsificateurs_couvDeux romans pour le prix d’un aujourd’hui, mais vu qu’il s’agit d’une suite, cela semble logique non ?

Quatrième de couverture : Les falsificateurs

C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C’est l’histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l’espace, qui n’a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n’a pas découvert l’Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C’est l’histoire d’un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C’est l’histoire d’une bande d’amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C’est, d’une certaine façon, l’histoire de notre siècle.

Quatrième de couverture : Les éclaireurs

C’est l’histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille.
C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, qui tente d’influer sur l’histoire des hommes, et dont l’existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001.
C’est l’histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié ; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d’intégristes ; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d’une autre nature.
C’est l’histoire d’une grande nation, l’Amérique, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d’elle.
C’est, d’une certaine façon, l’histoire du siècle qui vient.

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Et voilà qu’avec ces deux romans, Antoine Bello a signé un thriller qui m’a tenu éveillée une bonne partie de la nuit !

J’ai franchement adoré la première partie, à savoir « Les falsificateurs » et légèrement moins la seconde partie, néanmoins le tout fait un excellent thriller… Les personnages sont franchement attachants et j’ai vraiment pris plaisir à suivre la quête de Sliv, à savoir (je ne spoile rien ou presque en disant cela !) : mais quel est le but du Consortium ?

Antoine Bello réussit à chaque chapitre le coup de maitre de vouloir me faire lire un chapitre suivant… juste pour en savoir un petit peu plus. L’histoire étrangement, bien que reprenant des grands pans de l’histoire de mondiale est assez intimiste : on suit vraiment Sliv et ses amis, sans forcément de grande scène. Tout est pris par le petit bout de la lorgnette mais l’histoire ouvre des perspectives assez phénoménales sur notre histoire du 20ème siècle. Et si on nous avait menti ? Et si l’Histoire, finalement, n’était qu’un jeu ? C’est une étrange interrogation que voilà, mais je me la suis sincèrement posée en lisant ce livre… Tout y est remis en perspective…. Et cela semble si « facile’ finalement de tromper le monde entier, en modifiant une ou deux petites choses, en changeant un ou deux détails de l’histoire. Ce qui peut parfois avoir des conséquences plus que fâcheuses !

Bref, en un mot comme en cent, ce thriller est excellent !

Quinzinzinzili – Régis Messac

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quinzinzinziliQuatrième de couverture :

Bien sûr, cela fait des décennies que la littérature nous annonce l’anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais dans le lot peu de chefs-d’œuvre… Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n’en démordent pas, qui s’étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac (1893-1945), considéré comme l’un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes, témoin stupéfait de la renaissance du genre humain : sous ses yeux désabusés, un groupe d’enfants réinvente une Humanité dont l’Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la Civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d’une poignée de gosses en train de lui régler son compte… Stupéfiant, Quinzinzinzili renaît et devrait susciter l’admiration de ceux qui croient davantage aux vertus des Lettres qu’à celles de l’Homme.

Voilà un roman particulier : imaginez, un homme se retrouve seul survivant avec une demi-douzaine de gamins, sur une colline paumée… Et se met en place une étrange société post-apocalyptique, où les enfants deviennent les dirigeants, où se met en place ces enfants deviennent l’unique espoir de l’humanité… Etrange roman que voilà : l’histoire est glauque, parfois un peu longue à se mettre en place mais on ne s’ennuie vraiment pas ! Ce roman est franchement noir, pessimiste pourtant, j’avoue avoir ri parfois en lisant certaine description…

Bref, si vous le croisez, n’hésitez pas !