Archives Mensuelles: juin 2013

Le parfum du désir – Rachel Herz

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parfumQuatrième de couverture :

Mystérieux et fascinant sens de l’odorat humain ! Qu’il vienne à décliner ou à disparaître et notre vie en est totalement bouleversée. Car, bien que nous y prêtions peu attention, le sens olfactif est indispensable à notre équilibre. Il nous donne le goût des aliments, participe intensément à notre vie amoureuse et joue un rôle non négligeable dans nos relations sociales. Les odeurs éveillent notre mémoire et nos émotions. Or, ce sens a peu intéressé les chercheurs. Il est le plus mal connu, voire le plus mal aimé, des cinq sens dont dispose l’être humain. Rachel Herz démontre ici combien l’olfaction est essentielle. A partir d’expériences et d’anecdotes, Le Parfum du désir dévoile un univers longtemps caché mais que les avancées technologiques permettent aujourd’hui de mieux comprendre.

J’avoue avoir bien aimé ce livre : le sujet me fascine depuis bien longtemps et l’auteur a réussi à me captiver. Elle a su rendre de nombreuses sources intéressantes ce qui n’était pas vraiment évident… Cet essai est vraiment réussi et j’ai appris énormément de choses sur l’odorat, ce sens si ignoré.

Pour savoir si vous devez lire ce livre, répondez juste à cette unique question : pouvez vous décrire grâce à des mots l’odeur des madeleines ?

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Une fille, qui danse – Julian Barnes

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danceQuatrième de couverture :

Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l’a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d’Adrian.
Pourquoi Adrian s’est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface – Veronica dansant un soir pour Tony, un weekend dérangeant chez ses parents à elle… Et puis, soudain, la lettre d’un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse.

J’ai bien aimé ce roman bien que je l’ai trouvé par certains coté assez longs. Pourtant, j’ai insisté. Parce que l’histoire bien qu’un peu lente s’accélère au fur et à mesure et on découvre avec plaisir une intrigue riche en rebondissements…

Au départ, nous suivons un Tony et une Véronica jeune et pleins d’entrain, en pleins coeur des année soixantes. C’est agréable à lire et cela plante bien le décors. Puis, en seconde partie, nous les retrouvons, quarante ans après et leur histoire continue… Ou plutôt l’histoire d’Adrian, l’enquête sur ce suicide.

Et l’auteur nous plonge alors dans les méandres de la mémoire… Ses oublis, ses transformations.

Bref, un bon roman mais qui ne s’adresse pas à n’importe quel public : il faut aimer les jolis mots et aimer ce genre de roman pour le lire.

L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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herissonQuatrième de couverture :

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

J’avoue ne pas avoir compris grand chose au titre… Peut-être une analogie avec le fait que le hérisson est un petit animal tout piquant à l’extérieur et tout tendre / tout mignon à l’intérieur ? (Et au demeurant, très bon à manger mais ceci est un autre sujet…).  Ou peut-être que l’auteur a tenté de l’expliquer, mais j’ai dû le rater… Il est vrai que j’ai raté quelques pages parce que soyons honnête, l’auteur n’a aucun don pour les descriptions.

J’ai globalement aimé ce livre même il y a énormément de choses qui m’ont dérangé : la lourdeur de certaines phrases, le coté un peu trop pédant des personnages  principaux, le côté « chacun à sa place », càd les bourges-bien-éduqués d’un côté et les pauvres-devant-obligatoirement-être-incultes de l’autre… Ou du moins, la vision que donne l’auteur de cela. Bref, les défauts sont vraiment visibles et marquants !

Pourtant, j’ai lu ce livre jusqu’au bout… Mais pourquoi donc ? Parce que la petite histoire contée est plutôt sympathique et que les personnages franchement désagréables au départ gagnent en profondeur et deviennent de plus en plus attachants au fur et à mesure de la lecture. Étrangement, je conseillerai sans hésitation ce livre à des amis. L’auteur est franchement pédante parfois et les personnages au tout début sont crispants – on a l’impression d’avoir des personnages tellement intelligents, tellement conscients de cette intelligence… Pour au final se rendre compte qu’il ne s’agit que de culture ou d’ouverture d’esprit. Pas d’intelligence. Bref, il ne s’agit pas ici de faire de sémantique mais néanmoins, cette attitude m’a franchement agacée. Et pourtant, ces personnages, bien qu’un peu trop typés, sont vraiment émouvants et attachants. L’intervention d’un troisième personnage change en fait la vision des 2 personnages principaux.

En somme, difficile d’être vraiment tranchée : certaines choses m’ont franchement horripilées alors que j’ai vraiment aimé d’autres choses, au point de classer ce roman comme un coup de coeur ! C’est dire !

Pour vous faire votre propre idée, une seule solution : lisez-le ! Et vous me direz !

 

Le livre d’amour – Kathleen McGowan

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livre amourQuatrième de couverture : Un mystère millénaire, une histoire d’amour héroïque, un message divin caché en pleine lumière… Une quête périlleuse sur les traces de l’Évangile perdu de Jésus-Christ. Alors que la talentueuse journaliste Maureen Pascal assure la promotion de son best-seller sur Marie Madeleine dans un hôtel chic de Manhattan, elle reçoit un mystérieux paquet. À l’intérieur, une lettre… écrite de la main d’une jeune comtesse ayant vécu au XIe siècle, la sulfureuse guerrière Matilda de Toscane, qui réclame que lui soit restitué le  » livre le plus précieux de l’humanité « . Quel est ce livre ? Comment la lettre de Matilda lui est-elle parvenue ? Et surtout qui suit désormais Maureen où qu’elle aille, assombrissant son enquête d’une lourde menace ? Aidée par sa meilleure amie, l’excentrique Tammy, et secondée par son amant, le très aristocratique Bérenger de Sinclair, Maureen découvre la nature explosive de sa mission : trouver et délivrer le message écrit de la main de Jésus lui-même, caché depuis deux millénaires. De New York à Chartres, des mystères cathares aux intrigues du Vatican, Kathleen McGowan nous entraîne dans un voyage à travers le temps pour nous révéler la plus incroyable des vérités…

 

Un petit thriller bien agréable que ce livre… L’auteur nous balade du présent au passé, du passé au présent sans jamais nous perdre, et je l’ai suivie sans aucun problème, même lors des moments les plus religieux… Ce roman est très bien construit, très agréable et je l’ai dévoré très rapidement. Après, il y s’agit d’une suite – ce que j’ai compris en lisant – mais au final, je n’ai pas été gênée de ne pas avoir lu « le livre de l’élue » auparavant. Peut-être que je le lirai un jour, mais ce n’est pas dans  mes projets actuellement !

Revenons à notre thriller ! L’écriture est facile à lire, l’histoire passionnante et fait (un peu !) réfléchir… Au point de m’être même renseignée sur cette énigmatique comtesse qu’est la comtesse Matilda de Toscane, sans vraiment avoir bien réussi soyons honnête. Mais Kathleen McGowan a rendu ce personnage totalement crédible et flamboyant ! Une femme historique, féministe avant l’heure, ayant une foi pas tout à fait conventionnelle…

Bref, un très bon thriller !

Héritage – Nicholas Shakespeare

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heritageQuatrième de couverture : Que feriez-vous si vous deveniez soudain millionnaire ?C’est ce qui arrive à Andy Larkham, employé sans avenir dans une maison d’édition de guides pratiques, que sa fiancée vient de quitter. Se rendant à l’enterrement d’un ancien professeur, il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d’une étrange vieille dame, aux funérailles d’un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules les personnes présentes à la cérémonie hériteraient de sa fortune.

Du jour au lendemain, la vie d’Andy bascule. Que se passe-t-il lorsqu’on se retrouve soudain à la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à ce coup du hasard, Andy décide d’enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était Madigan ? Comment ce réfugié d’origine arménienne est-il devenu un nabab du minerai de fer en Australie, pour finir sa vie reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ?

Imprévisible et virtuose ce roman tend un miroir vertigineux à l’histoire dont nous sommes, tous, les héritiers.

Voilà un petit roman bien agréable ! Il s’agit, comme le dit la quatrième de couverture d’une erreur de casting : un homme devient par hasard millionnaire… Et nous allons suivre sa vie de nouveau riche, avec tous les différents passages d’un coup de chance pareil. Et cette partie là, bien que pleine d’humour entraine parfois quelques longueurs… Mais dès que nous attaquons la seconde (et plus fournie) partie du roman, à savoir la vie de son mentor, nous allons découvrir l’Histoire… Mais par le petit bout de la lorgnette, en passant par l’Australie et le massacre arménien… Et cette partie là est riche et pleine de rebondissements. D’une façon générale, l’auteur est vraiment doué : les personnages sont crédibles et touchants. L’écriture est agréable bien qu’il y ait parfois quelques scènes un peu lourdes ou faciles, quelques longueurs, quelques petites choses qui font que parfois, je me suis un peu ennuyée (surtout dans cette fameuse première partie – ou malheureusement, à la fin également)… Mais juste un peu ! Disons pas suffisamment pour lâcher ce roman, ce que je ne regrette absolument pas !

En somme, à lire… Pas de façon impérative, mais lorsqu’on a le temps. Mais à lire !