Archives Mensuelles: mai 2013

Oscar et la dame rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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OSCAR_ROSE_jaqu.qxdQuatrième de couverture : Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.

Bon, bon, bon… J’attendais beaucoup de ce livre puisqu’une amie me l’avait conseillé… Et puis patatra, je dois me rendre à l’évidence, elle et moi n’avons pas les même gouts… du tout. Je n’ai pas aimé ce roman : je l’ai trouvé trop court, pas assez travaillé et donc, un peu bâclé. A peine eu le temps de m’habituer à Oscar que zou, le roman est fini…

Comme quoi, parfois, on a pas les même gouts !

Willard et ses trophées de bowling – Richard Brautigan

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willardQuatrième de couverture :
Ah, si Peau d’Âne se faisait sauter! L’érotisme léger est, ici, une tendre impertinence, et la parodie de Hemingway, du western et du roman gothique, moins importante que cette formidable décontraction, subversive et bon enfant. Brautigan ne prêche ni morale ni politique, mais sa merveilleuse loufoquerie rejoint la grande tradition radicale américaine et l’humour surréaliste. Ce flâneur, le maître de l’imaginaire, est dangereux. Mine de rien, en souriant, le chapeau débonnaire, il égare les bien-pensants dans les sens interdits du plaisir et les culbute d’un éclat de rire insolite. .

Ahh Richard, Richard, Richard… C’est toujours délicat de parler d’un livre de Brautigan. Il s’agit de son univers : c’est déjanté, c’est loufoque, on ne sait pas où il nous emmène, mais on le suivrait jusqu’au bout du monde…

Comme d’habitude, on trouve beaucoup de sexe (comme dans un livre de Brautigan quoi !) mais si vous cherchez de l’érotisme, passez votre chemin. Le sexe ici est glauque, les scènes décrites sont franchement hilarantes… Bref, une bonne crise de rire pour se moquer, absolument gentiment des uniques totalement gentils de l’histoire… Parce que dans cette histoire, on trouve aussi des méchants : des méchants très méchants et très abrutis, obsédés par le bowling puis, par leur trophées de bowling… On trouve un autre couple, bien barré également… En somme, des méchants, des gentils, des trucs loufoques, des trucs de paumés… Et c’est triste tout en étant drôle… Brautigan nous raconte ces destins entrecroisés et mêlés jusqu’à l’apothéose de la fin. 200 pages de loufoqueries… que dis-je ! De brautiganerie ! En somme, un coup de coeur !

Un amour de geek – Luc Blanvillain

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geekQuatrième de couverture : Thomas est un geek. Un quoi ? Un geek. C’est-à-dire un nolife qui fragge comme il respire, slappe les cheaters et bizute les noobs. Si vous n’y comprenez rien, c’est que vous êtes un pauvre parent, perdu dans la réalité. Mais si, comme Thomas, vous passez vos nuits devant l’écran à dégommer des crâs, à assiéger les donjons d’Azeroth, à diriger des guildes, vous savez ce que vivre veut dire. Dans son monde Haute Définition, Thomas échappe aux êtres désagréables qui grouillent  » in real life  » : les nazes du lycée, l’odieux Latreille, Mme Friol, la prof de français fan de gros bouquins bourrés de descriptions. II supporte même ses parents, leurs gratins bios et sa petite soeur Pauline. Alors ? Où est le problème ? Le problème, c’est Esther dont Thomas est bêtement tombé amoureux. Esther qui voltige sur le dos des chevaux, aime la lumière dans les arbres et rêve de vrais voyages. Esther qui déteste les ordinateurs et ne sortira avec lui que s’il cesse d’être un nolife et jure de ne plus s’approcher d’un écran. Thomas relèvera-t-il l’impossible défi ?

Outch… Nous sommes ici dans de la littérature pour adolescente. Rien de plus, rien de moins. Si vous n’êtes pas une adolescente de 15 ans, vous risquez de vous ennuyer ferme. Si par contre vous êtes une adolescente, l’histoire risque de vous plaire – quoique…
L’auteur semble penser que connaitre – un peu- les noms de jeux et des noms comme no-life, nerd et autre fera de son personnage un geek mais je pense qu’une bonne partie de la culture geek échappe franchement à l’auteur… J’avais pensé au départ retrouver beaucoup de références de geek, ce qui m’avait poussé à lire ce livre, mais ce n’est pas le cas. Un geek se résume pour l’auteur à un adolescent jouant à wow… C’est dire.

En somme, à éviter si vous avez dépassé 16 ans – ou que vous vous y connaissez en geek.

Les chrysalides – John Wyndham

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chrysalidesQuatrième de couverture : Dans un lointain futur, bien après un conflit nucléaire qui a détruit la civilisation et, rendu une grande partie des terres inhabitables, l’humanité semble se réduire à une population rurale à la stricte morale religieuse. Le danger et la peur des mutations sont partout présents. Toute déviation à la « norme » est considérée comme une abomination démoniaque et est impitoyablement chassée, ou détruite. Membre de la communauté de Waknut, David Strorm est un petit garçon dont le père, fanatique religieux, vit les commandements contre les mutants avec plus de zèle que la plupart de ses contemporains. Télépathe caché en contact avec plusieurs jeunes gens de son âge, David sait que sa survie dépend de l’ignorance de son père sur sa nature réelle. Mais un jour, la mère de David met au monde une petite fille, Petra, dont l’extraordinaire puissance des pouvoirs ne tardera pas à mettre en danger la vie de David et des autres télépathes… Les Chrysalides est l’un des romans les plus poignants, sur la « différence » et donc l’intolérance. John Wyndham, à qui l’on doit Le Jour des Triffides dans la même collection, montre ici son talent dans la description des relations entre les protagonistes, englués de certitude et de fausses vérités. Un texte majeur…

J’ai lu de nombreuses critiques sur internet me disant que ce roman avait mal vieilli…. Pourtant, je trouve qu’il est d’une actualité troublante : il décrit l’intolérance, il parle de différence, il parle de se cacher pour vivre sa vie… Après, il est vrai que ce thème a été abordé souvent, parfois mieux traité qu’ici mais il reste dans ce roman un vrai quelque chose qui manque bien souvent aux autres romans…

L’auteur décrit des scènes très réalistes : on est bien loin ici de science fiction bien qu’on soit dans un monde post-apocalyptique (suite à une guerre nucléaire), avec l’apparition de mutants… Mais ces mutants ne sont que le prétexte pour décrire une société totalitaire et intégriste, rejetant toutes les différences… La fin était un peu étrange mais en rien dérangeante. Ce livre se lit très vite, j’ai eu du mal à le lâcher.

Un vrai coup de coeur, cela fait du bien parfois !