L’avortement – Richard Brautigan

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Brautigan

Quatrième de couverture :

Un homme vit cloîtré dans une bibliothèque insolite qui accueille jour et nuit des manuscrits refusés par les éditeurs. Un jour, une femme sublime vient lui confier son livre. Elle raconte l’histoire de son corps, cette  » horrible chose  » qu’elle ne supporte plus. Entre le bibliothécaire farfelu et cette étrange créature, une histoire d’amour est née, et les ennuis commencent.

Il ne s’agit pas du premier livre de Brautigan que je lis… Comment expliquer. Je lis ce romancier par petites touches… sinon j’ai l’impression que je vais faire une overdose. Une overdose d’amérique, une overdose de réel, une overdose de tendresse. On est dans l’imaginaire si réel que parfois, c’en est troublant.

Est-ce vraiment nécessaire de parler de l’écriture : c’est forcément bien écrit puisqu’il s’agit de Brautigan… Autant où l’on peut s’interroger sur certains auteurs modernes, autant où là… L’interrogation est superflue. Après, ce roman est proche de l’absurde. Ou de l’hyperéalisme. On oscille entre les deux durant tout ce roman assez court… On a un peu l’impression d’assister à une sorte de téléréalité où l’on observe des êtres improbables. Mais l’art de Brautigan est de nous faire aimer ces personnages improbables… Que l’on ait envie de voir, envie de les suivre. Histoire de voir où cela va nous mener.

Je ne conseillerai pas ce livre à toutes les personnes. Il faut une bonne dose de loufoquerie, il faut aimer également les années soixante, il faut aimer l’ambiance hippie et le côté déjanté. Il faut parfois passer sur certaines longueurs. Ou plutôt non : il faut se laisser porter par ces longueurs, par cette impression de faire du sur-place avec les personnages. Je vous dis, on est si proche de certaines scènes de théâtre de Ionesco… Bref, ce n’est pas accessible à tout le monde : il faut accepter de rejoindre ces paumés et de se laisser faire ; Brautigan est un expert pour nous emmener là où il le souhaite.  Pour moi, comme tous ses romans (même s’il ne s’agit pas de son meilleur), il s’agit d’un chef d’œuvre.

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