Ce que porte la nuit – Scott O’Connor

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cequeporteQuatrième de couverture : Dans une atmosphère décalée à laSix Feet Under, peuplée de marginaux déroutants et profondément attachants, un père et son fils font face à la disparition mystérieuse de la mère. Débordant d’humour et de mélancolie, de suspense et d’émotion brute, un premier roman d’une finesse incroyable, sur la peur de l’abandon et la difficulté du deuil. Un livre qui prend aux tripes et vous secoue tout entier.

Au départ, puisque je n’ai pas lu la quatrième de couverture, (ou alors c’était y’a longtemps, ou alors j’ai oublié), j’ai pensé que je tenais sur ma liseuse un thriller. La couverture en tout cas m’en donnait l’impression… Une chose était sûr, je l’avais classé dans la catégorie : »coup de coeur », c’est à dire, la catégorie à lire absolument… Et donc, je me suis lancée… Et quelle surprise : il s’agit ici d’un roman qui nous raconte une histoire et absolument pas un thriller. Quoique…

Ce livre nous raconte la vie d’un petit garçon, le Kid, souffre-douleur de son collège, qui ne s’exprime que par écrit et de son père, un « nettoyeur »… Nettoyeur de scène de crime ou de suicide. Et l’on pénètre par la petite fenêtre au sein de leur vie. On découvre la vie d’un nettoyeur, ses états d’âme et son travail nocturne… Étrangement, je ne m’étais jamais interrogé sur les nettoyeurs de scène de crime, j’ignorai même qu’il puisse exister un tel métier.

Le Kid est un gamin très particulier, très attachant aussi… L’auteur a réussi ici a dépeindre parfaitement cet enfant, ses relations aux autres, son père et. En somme, aucun personnage ne semble surfait, aucun personnage ne semble pas réel. L’auteur est un magicien : il réussit vraiment à nous plonger au coeur de la réalité du Kid et de son père, de ce drame qui les a marqués profondément… Comment faire face à un deuil ? Comment un enfant gère-t’il la perte de sa mère et comment un père vit avec la mort de sa femme, et de la mère de son enfant.

Toutes les relations ici sont décrites avec justesse, délicatesse. Il n’y a aucun mélo, c’est bien écrit, l’histoire, bien que lente nous porte tout le long du roman… L’auteur égrène les informations au fur et à mesure, dévoilant de plus en plus les deux héros, l’enfant d’abord, puis le père, petit à petit… Il ne s’agit absolument pas d’un huit clos entre le père et le fils bien que parfois nous sommes proche du huit clos, entre les personnages et la nuit. Les personnages secondaires sont quant à eux également très bien dépeints, survolés mais pas oubliés. C’est étrange comme ces personnages secondaires ne sont pas si secondaires dans cette histoire : ils posent le cadre, ils font avancer, nous dévoile une autre partie de l’histoire…

En gros, ce livre est un très bon livre. Il ne s’agit pas d’un coup de coeur, mais on s’en approche fortement ; je n’arrive pas à comprendre néanmoins pourquoi parfois, j’ai eu une sensation d’ennui. L’histoire est parfois longue à se mettre en place, mais c’est aussi cette longueur qui est nécessaire pour que ce roman soit aussi puissant.

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