Archives Mensuelles: décembre 2012

Funeral Blues – W.H Auden

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W.H Auden
(21/02/1907-29/09/1973)
Poête britannique.

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

Et en français :

Arrêtez les pendules

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone
Empêchez le chien d’aboyer avec l’os que je lui donne
Faites taire les pianos et les roulements de tambour
Sortez le cercueil avant la fin du jour

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots : « il est mort »
Nouez des voiles noirs aux colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police

Il était mon nord, mon sud, mon est, mon ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l’amour jamais ne finirait : j’avais tort

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l’océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais

Cinquante nuances de Grey – E.L James

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cinquante-nuances-de-greyQuatrième de couverture : Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
 Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier  jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. 
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. 
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets.

Et bien il fallait bien que je comprenne pourquoi ce livre était encensé par les lecteurs (enfin lectrice ) et autant décrié par la critique… Et ben, j’avoue ne pas avoir bien compris… De un, pourquoi un tel engouement pour un livre qui n’est qu’une pâle et mauvaise copie d’un livre comme « histoire d’O » ou d’autres livres érotique écrit par Alina Reyes par exemple… Mais il est vrai qu’ici, nous ne sommes pas sur un livre érotique mais sur du « mommy porn »… Et cela change tout ! Enfin, à priori… Ou peut-être est-ce plutôt parce que ce genre de livre a enfin franchi l’atlantique et est enfin arrivé du coté des très puritain anglo-saxon…Parce que la littérature érotique a déjà de forte lettres de noblesse en France : Sade, Musset, Alina Reyes, Pauline Réage, Pierre Louys etc etc… Je me dis qu’en France, les lecteurs ne doivent pas être choqués par ce livre, mais il peut sûrement s’agit pour certains d’une découverte. La littérature érotique est parfois un peu honteuse… Pourtant, par rapport à ce livre, la littérature érotique française est largement meilleure.

Soyons honnête, cela se lit bien. C’est relativement mal écrit mais sans être non plus catastrophique…. On est assez proche de la littérature adolescente pour le vocabulaire et pour l’histoire d’amour en elle-même. Le vocabulaire est limité et relativement répétitif… Donc, c’est vraiment pas de la grande littérature mais cela a l’avantage de se lire donc très vite mais du coup, on a un peu l’impression de tourner en rond.

Et pour en venir à la partie « pornographique », j’ai un peu de mal à voir la différence entre pornographie et érotique et je ne pense pas que cela puisse vraiment changer quelque chose. Mais une chose est sûre, j’ai été bien plus choquée et prise aux tripes par « histoire d’O » que par ce livre. Ce livre est sensé abordé le SM mais bon… Ne connaissant pas vraiment le sujet, je ne pourrai y apporter un oeil expert. Néanmoins, ici, je n’ai pas été transporté dans ce monde… Je l’ai à la limite frôlé et encore… Les scènes de sexe se renouvèlent difficilement. On tourne un peu en rond : l’héroïne semble être une machine à jouir et à être excitée tandis que le héros semble prêt à tout lorsqu’elle se mordille les lèvres… Bref, on se répète beaucoup !

Si vous souhaitez découvrir la littérature érotique, passez votre chemin et foncez vers des écrivains français, beaucoup moins timides et beaucoup plus à l’aise avec les mots : Alina Reyes étant ma favorite ! Après, si ce livre vous tombe entre les mains, il ne mérite pas qu’on le jette au loin mais je doute que quiconque ne prenne son pied en le lisant…

Le club des tricoteuses du vendredi soir – Kate Jacob

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wool Quatrième de couverture :

Elles sont sept. Sept femmes de 18 à 78 ans vivant à New York. Le vendredi soir, elles se retrouvent ensemble pour tricoter… et parler de leurs vies. Il y a Catherine qui cherche l’amour après un divorce. Lucy, elle, doit réussir à élever seule sa fille tout en s’occupant de sa mère âgée et malade. Darwin garde l’espoir de fonder une famille. Et puis il y a Anita qui, à 78 ans, reçoit une demande en mariage de Marty, que ses enfants adultes n’acceptent pas… Au fil de ces soirées du vendredi, des liens se tissent, des amitiés se nouent. Les membres de ce club pas comme les autres forment une sorte de famille dans laquelle on se bat ensemble quand la vie vous met au défi. Au fur et à mesure que ces femmes tricotent, elles dévoilent leurs joies, leurs bonheurs et leurs difficultés d’être tout à la fois femmes, mères, amantes, filles et amies.

Bon, bon, bon, je n’ai encore une fois pas tiré le bon numéro : ce roman n’est absolument pas à la hauteur de sa quatrième de couverture. Voilà, le ton est donné ! Et la véritable critique vient avant tout de l’histoire ; l’écriture quant à elle est agréable et soignée, pas compliquée ni trop simpliste. Mais comme quoi, l’écriture d’un roman ne fait absolument pas tout (même si cela y contribue grandement, soyons honnête)…

Bon, revenons à ce fameux club.. Il s’agit ici normalement de chick lit (de la littérature pour filles) peuplées d’histoires de filles qui normalement devrait m’intéresser puisque je suis un bon public et un peu amatrice du genre (parfois !). Mais là franchement, les histoires s’accumulent, on pourrait très bien être dans un club de hockey sur gazon ou de lecture plutôt que de tricot tellement le tricot est anecdotique… La preuve : on n’assiste même pas à une réunion de ce club.

Au delà de ça, l’histoire se lit bien, elle tire parfois un peu en longueur mais on suit avec plaisir des personnages bien décrits et agréables, bien que parfois, un peu survolés. Ces femmes sont sympathiques, même si certaines n’apportent absolument rien à l’histoire et l’intrigue est franchement facile à deviner et à prévoir. C’est franchement frustrant : la recette aurait pu être bonne mais finalement, non !

Cela m’apprendra à lire un livre avant tout pour son titre !

Elminster : la jeunesse d’un mage et Eminster à Myth Drannor – Ed Greenwood

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elminster-in-myth-drannor-cover-187x300Quatrième de couverture :

Au temps où les dragons du mal rôdent encore dans les cieux de Faerûn, un petit berger rêve d’aventure : son nom est Elminster. Favori de Mystra, la déesse de la magie, il ne manque ni de courage ni d’imagination. Un jour, il deviendra le sage parmi les sages. Mais la voie de la sagesse est semée d’embûches, car le monde est désormais aux mains des barbares et des sorciers : les parents du garçon sont assassinés et son village rasé. Pour l’heure, Elminster n’a que sa jeunesse pour lui. Mais la jeunesse n’est-elle pas destinée à changer le monde ?

Quatrième de couverture :

On sait que du temps de sa jeunesse, Elminster fut envoyé par Mystra dans la fabuleuse cité des elfes, Cormanthor.

Là-bas, il approfondit sa connaissance de la magie, mais surtout il fraternisa avec le peuple le plus arrogant de Faerûn. On sait de source sûre qu’il y resta plusieurs années, et qu’il vivait encore parmi les puissants mages de la ville quand celle-ci fut renommée Myth Drannor. Oui, Elminster était bien l’Elu, car nul n’a contribué autant que lui aux prodiges de cette époque.

Bon, voilà un héros bien connu de tous les joueurs de RPG… Mais alors, ces deux livres sont franchement lourds ; les livres sont une successions de combats et de scènes sans forcément de liens les unes avec les autres… Evidemment, un lien chronologique mais c’est bien tout ! Sur une page, Elminster n’y connait rien en magie, la page suivante, il est devenu un grand mage doté de pouvoirs exceptionnels… Les autres personnages sont à peine survolés et sitôt croisés, sitôt disparus. Et je ne parle ici que du premier livre… Le second, quant à lui, est tout simplement une succession de combats sans aucun intérêt. C’est pourquoi je ne suis surtout pas passée au tome 3 et 4… La fin se fera sans moi !

Marilyn Monroe n’est pas morte – Patrick Besson

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marilyn

Quatrième de couverture :

Marilyn Monroe n’est pas morte.
John Kennedy n’a pas été assassiné à Dallas.
Et les Américains n’ont pas marché sur la lune.
Dans ce nouveau roman, Patrick Besson vous explique pourquoi.
Et vous allez le croire.

Parfois, on pense qu’une idée est bonne mais ici, ce n’est pas franchement le cas. Certaines aimeront sûrement, mais ce roman est franchement ennuyeux. L’idée est pourtant bonne et il y a vraiment des belles trouvailles dedans, mais c’est bien tout.

L’auteur a une écriture un peu fade et a peu développé ses personnages. En fait, la critique de ce roman, fort heureusement fort court, est tout aussi fade. Pour être honnête, je n’ai vraiment rien trouvé de bien à ce roman…

Hop, au suivant ! (En espérant qu’il soit meilleur).

 

Le cercle litteraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

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le-cercle-litteraire-des-amateurs-depluchures-de-patates1Quatrième de couverture :

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu’elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l’occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates »… Aussi fantasque que son titre, drôle, tendre et incroyablement attachant : un premier roman comme on en a pas vu depuis longtemps et qu’on a hâte de passer de main en main.

Un très beau roman épistolaire, à la fois doux et tendre… Les personnages auxquels écrit Juliet sont attachants. On pénètre leur histoire petit à petit, leur intimité. On observe, un peu comme un voyeur, à travers leurs correspondantes, les liens qui naissent, qui se créent et qui se nouent. A travers les histoires de chacun, on découvre également l’occupation des île anglo-normandes, cette petite partie d’histoire dont nous ignorons tant.

Le plus étrange dans ce roman est de réussir à suivre aussi facilement et d’imaginer aussi bien chaque personnage, chaque histoire… Les lettres regorgent de détails qui nous rendent chaque visite, chaque personnage bien vivant. La fin est certes un peu classique mais c’est le seul reproche que je pourrai faire à ce petit roman… Petit dans le sens où ce roman se lit très vite, sans même que l’on s’en rende compte…

Indéniablement, il s’agit ici d’un coup de cœur à conseiller et à lire sans hésitation ; pour trouver une ambiance un peu victorienne, des jolis mots… Bref, tout ce qui fait un coup de cœur.

L’assassin royal – Robin Hobb

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fitz10Quatrième de couverture :

Fitz est le bâtard du prince Chevalerie, le futur roi de Castelcerf. Ce dernier, qui porte bien son nom, abandonne la place de roi servant au profit de son jeune frère Vérité (qui porte bien son nom également, comme tous les personnages de cette histoire en fait). Fitz va donc être élevé par Burrich dans l’écurie jusqu’à ce que son grand-père, le roi Subtil, le remarque et ne décide de l’éduquer pour en faire son assassin royal. Fitz devra alors apprendre l’art de la discrétion et de l’assassinat, sans que personne ne sache qu’il tue pour son roi. Il sera formé par Umbre, un vieil assassin qui vit reclus dans le château et dont tout le monde ignore l’existence. Plusieurs personnages graviteront autour de lui : Molly, la fille dont il est amoureux et qui lui permet de penser à autre chose qu’aux complots du château, Burrich, l’ancien homme lige de son père, Vérité, son oncle gentil, compréhensif et qui regrette d’être roi servant, Royal, le jeune demi-frère de Chevalerie et de Vérité, qui tentera d’écraser quiconque l’empêchera d’atteindre la couronne, et enfin le fou du roi qui abreuvera Fitz d’énigmes, qui passera son temps à se moquer de lui et à protéger son roi.
Dans cette histoire, il y a deux magies :
-l’art : magie des rois. C’est une sorte de télépathie. Grâce à l’art, on peut communiquer à distance, suggérer par la pensée.
-le vif : magie des bêtes. Cela consiste à se lier à un animal. Ainsi, un vifier peut communiquer avec son compagnon de vif par la pensée. Cette magie est très mal vue et ceux qui la pratiquent sont pendus.
Fitz possède ces deux magies.
Aidé de l’art, du vif et de ses connaissances d’assassin, il devra survivre au château de Castelcerf ou certains l’aimeront et d’autres le haïront.

Bon admettons, en guise de quatrième de couverture, il s’agit plutôt d’un résumé glané sur le net… Parce qu’en effet, il ne s’agit pas ici d’un livre mais d’une série fort connue, de 13 romans…Une série franchement prenante, bien menée, pas du tout dans le style déjà vu… Avec des personnages très attachants. Mais alors Robin Hobb a réussi à me gâcher tout le plaisir de sa série en un seul tome. Le dernier évidemment. La fin est tellement conventionnelle qu’elle en est navrante. Après, cela ne gâche vraiment pas le plaisir pris dans les tomes précédents mais cela laisse un goût fade en bouche.

Néanmoins, il s’agit d’un coup de coeur et cette série est l’une des plus prenantes que j’ai lu depuis bien longtemps !