Gilfriend dans le coma de Douglas Coupland

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Quatrième de couverture :

Conte new age et acidulé, Girlfriend dans le coma dynamite l’American Way of Life version fin de siècle. Karen Ann McNeil, adolescente et extralucide, tombe dans le coma à la fin des seventies pour se réveiller dix-sept ans plus tard. Et que découvre-t-elle ? À l’Est, les Russes ne sont plus nos ennemis, à l’Ouest, l’amour est devenu mortel et, partout, sa génération sombre dans un vaste gouffre existentiel. Même Richard, son petit ami, a suivi une bien mauvaise direction…
Par cette fable mystique sur une jeunesse en manque d’idéaux, l’auteur de Microserfs et de Génération X, brosse le portrait d’une époque désenchantée en quête d’authenticité.
«Après l’ironie douce-amère du roman culte Génération X, l’auteur se fait mélancolique et métaphysique pour réussir l’un de ses meilleurs livres à ce jour.»

Nous allons ici suivre pendant plus de vingt ans la vie d’un groupe d’amis : Richard, Karen, Pam, Hamilton, Linus et Wendy. Ces amis vont subir un drame à l’age de 16 ans : la perte d’un autre de leurs amis, Jared, mort brutalement d’un leucémie. Un second drame va intervenir : Karen va tomber dans le coma.Nous continuerons à suivre néanmoins la vie des autres, tout d’abord par la vision qu’en a Richard, puis lors du réveil de Karen, celle-ci prend alors la parole.
Puis la dernière partie est racontée par Jared…

Pour être tout à fait honnête, autant où les deux premières parties se suivent sans aucun problème, avec plaisir même tant les personnages sont bien décrits et attachants. Une vraie qualité pour ce récit : Coupland nous emmène dans son monde à la suite de ces personnages avec plaisir, d’une façon assez poétique et douce, c’est fluide et agréable. Mais la fin de la seconde partie et de la troisième partie nous plonge dans une sorte de science-fiction ou de fantastique que j’ai trouvé un peu malvenu… Je ne sais pas, je ne m’attendais pas à cela : je pensais qu’il s’agissait d’un roman mais pas d’une oeuvre  qui nous emmène à la limite de la science-fiction.

Le réveil de Karen et la description du monde qu’elle en fait, de ce qui la gène, ce qui lui semble étrange est par contre une vraie critique de notre société devenue une société de consommation, uniquement orientée vers le travail. Le fameux « métro-boulot-dodo » . Son constat sur l’évolution de ses amis est amer : son impression est qu’ils ne sont pas devenus des adultes… mais au final, on peut s’interroger sur ce que c’est qu’être adulte.
Plus globalement, il s’agit ici effectivement d’un conte où l’on peut se poser la question fatidique, qui hante toujours plus ou moins les adultes d’aujourd’hui : qu’avons-nous fait de nos 20 ans et de nos rêves de cette époque ? Comment avons-nous grandi ? Avons-nous vraiment évoluer ? Vraiment changer ?

Bon, au final, il s’agit ici d’un livre que j’ai bien apprécié mais sans réel coup de cœur.

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