Stalker – Arkadi et Boris strougatski

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Quatrième de couverture :

Des Visiteurs sont venus sur’ Sortis d’on ne sait oú, ils son, repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprendre les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d’un chemin. Adapté au cinéma en 1979 par Andreï Tarkovski, Stalker ou Pique-nique au bord du chemin (ici publie pour la première fois en France en version intégrale) est le chef-d’oeuvre des frères Strougatski. Un roman qui a eu un tel impact sur le XXe siècle que c’est sous le surnom de stalkers qu’on connaît désormais les hommes et femmes qui ont étouffé le cœur du réacteur en fusion de Tchernobyl, entre le 26 avril et le 16 mai 1986. 

Ce livre est une sorte d’extra-terrestre… Le début est très surprenant : tout est déjà posé, tout s’est déjà passé mais rien n’est expliqué. On est plongé dans ce roman comme lorsqu’on plonge dans une piscine, de façon assez intense et brusque pour que l’on tourne les premières pages rapidement pour comprendre, pour voir. Les choses ne sont jamais clairement posées : on prend les informations et on en déduit ce que l’on veut… A la fois sur les personnages et à la fois sur ce monde particulier : on s’imagine des « creuses », de la « gelée de sorcière », des « calvities de moustiques »… La zone est ponctuée de jalons particuliers : Mollusque, Freluquet et bien d’autres, à présent des tas de vêtements, marquant les endroits où il ne faut surtout pas aller dans la « Zone »… On croise différents destins, différents personnages mais celui que nous suivons le plus est Redrick SHOUHART, dit le rouquin, une jeune homme de 23 ans, violent, alcoolique, qui ne semble avoir d’autres motivations que l’argent. Etrange personnage principal, ni sympathique ni attachant. On tarde à le comprendre et ce n’est vraiment qu’à la fin du roman qu’on comprend quel homme il est.

Au delà de l’histoire en elle-même, ce roman pose les questions sur l’humanité elle-même, sur sa façon d’appréhender la science, sur ce qui peut être acceptable pour comprendre… Sur ce que nous avons le droit de faire pour comprendre, sur ce que nous risquons… Il m’a fait me poser beaucoup de questions, j’y ai vu beaucoup d’analogies avec les questions actuelles sur la bioéthique, sur les OGM… Sur toutes ces questions où finalement nous avons assez peu de réponses et beaucoup de questions…

En somme, un roman de science-fiction à lire !

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