Archives Mensuelles: mars 2012

Martien, go home ! de Frederic Brown

Par défaut

Quatrième de couverture :

Enfermé dans une cabane en plein désert, Luke Devereaux, auteur de science-fiction en mal d’invention, invoque désespérément sa muse – de toute évidence retenue ailleurs – quand soudain… on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe Luke d’un désinvolte « Salut Toto ! ».
Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d’une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d’envahir la Terre. Mais comment s’en débarrasser ?

Voilà un petit roman de science fiction qui se lit bien trop rapidement. Énormément de qualités pour ce livre : déjà c’est extrêmement bien écrit, sans aucune lourdeur. C’est drôle et facile à lire.

L’histoire parait on ne peut plus classique : il s’agit ici de l’invasion de martiens. Et ces fameux martiens sont dotés d’un pouvoir de nuisance assez impressionnant, sans pourtant rien faire d’autres qu’être là. Aucune bataille, aucune invasion brutale avec des armes et des rayons lasers. Ils n’attaquent pas les humains, ils se contentent de débarquer sur terre en masse : un milliard de martien grognon, grossier, impolis dotés de certains pouvoirs : ils peuvent se téléporter et voient dans le noir ou à travers la matière… Sans compter leur incapacité à dire des mensonges !

Tout semble très léger dans ce roman. Mais le fonds du roman n’est pas si léger. De nombreux thèmes sont abordés, des thèmes universels comme l’amour, la guerre, la vérité ou le mensonge. On voit ici l’influence du mensonge, qu’il soit entre individus ou entre états et son influence sur le monde… Le thème du réel est également souvent abordé ainsi que celui de la folie.

J’avoue par contre avoir eu un peu de mal avec la fin du roman, un peu trop abrupte pour moi. Mais au final, il s’agit ici d’un vrai coup de coeur.

Le sexe le plus long du monde de Christian Robert

Par défaut

Bon, on va se passer d’illustration pour une fois… Difficile de trouver une image pour illustrer ce titre ! Mais en échange, une possibilité de lire ce livre en ligne directement. Il suffit de cliquer ici.

Commentaire de l’éditeur :
Au début du XXe siècle, un jeune homme part à la recherche de ses racines dans la jungle amazonienne, là où son père avait été un dieu vivant, l’homme au sexe le plus long du monde.
Lui-même est pourvu d’une verge aux dimensions sortant de l’ordinaire, ce qui lui cause des mésaventures prêtant à rire ou à pleurer suivant l’humeur du lecteur.
C’est aussi une critique des puissants qui exploitent notre Monde.

Il s’agit ici d’un véritable coup de cœur : au départ, je pensais qu’il s’agissait d’un auteur un peu ancien, des années 1930/1940… L’écriture est un peu particulière, elle fait très « rétro ». C’est bien écrit, c’est fluide avec un humour qui m’a fait penser à Alphonse Allais ou à Romain Gary. Mais il est vrai que certaines références sont très modernes (Mickaël Jackson, le marsupilami)
C’est un livre qui se lit très vite, très drôle, très léger avec néanmoins parfois, un brutal retour à la condition humaine… Les mauvais cotés évidemment. Mais traité de façon tellement délicate que c’en est absolument pas pesant, sans coté donneur de leçon, mais néanmoins une dénonciation.
Mais revenons à cette histoire : on suit franchement avec plaisir l’histoire du narrateur, un jeune homme au sexe « comme un bébé » (50 cm, 3 kilogrammes… oui je sais, il s’agit d’une blague éculée mais je ne la connaissais pas ! ), dans la recherche de ses origines, au sein de l’Amazonie, à la poursuite du grand Popaul… Mais il ne s’agit ici que d’un prétexte, pour nous décrire une vie au sein de l’Amazonie, puis un petit passage par la grande guerre et un retour endiablé vers la forêt amazonienne…

Et avec tout ça, cet auteur n’est pas publié… Ne chercher pas ce livre, vous ne le trouverez pas en librairie. J’avoue que quand on voit certaines cochonneries qui sont publiées, je suis franchement surprise.

Vampire kisses d’Ellen Scheiber

Par défaut

Quatrième de couverture :

Raven, 16 ans, est une originale, avec son look gothique et son esprit rebelle. Elle vit à Dullsville, la ville de l’ennui. C’est bien simple : il ne s’y passe jamais rien et tout le monde se connaît depuis toujours.

Enfin, c’était vrai avant l’évènement du siècle : de nouveaux habitants emménagent au sommet de la colline, dans le manoir étrange et prétendument hanté qu’on croyait abandonné depuis des lustres. Qui sont ces gens ? Et surtout, qui est le beau, sombre et insaisissable Alexander Sterling ? Si les rumeurs disent vrai, ce sont des vampires.

Raven, qui rêve d’un baiser avec un vampire depuis la maternelle, est prête à risquer sa vie pour découvrir la vérité…

Bon un peu de Bit-Lit pour adolescent… Avouons-le, cette série de 3 livres ne m’a pas franchement passionné. Les deux premiers tomes se sont lus extrêmement vite : l’histoire est assez prenante pour qu’on le lise avec plaisir. Par contre, le 3ème tome ne renouvelle en rien le style et ne m’a pas franchement plu ni convaincu… Un peu l’impression que l’auteur n’a pas su se renouveler. Néanmoins il y a quand même des qualités dans cette série : les personnages sont attachants et bien posés. Mais s’il sort d’autres tomes, je ne pense pas que je les lirai.

Tom, petit homme, tout petit homme de Barbara Constantine

Par défaut

Quatrième de couverture :

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (c’est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n’était pas passé par là…

Etrangement, j’ai trouvé énormément de critiques positives pour ce livre en fouillant un peu sur le net. C’est ce qui m’a donné envie de le lire…
De nombreuses qualités : c’est bien écrit, c’est gentiment fait, beaucoup de jolies trouvailles, un vrai don pour créer des personnages ; le personnage de Tom, un petit garçon qui grandit trop vite, est un vrai bonheur… Sa mère Joss ou Madeleine sont également très bien campés. Vraiment, niveau écriture, on ne peut faire aucun reproche : c’est fluide, doux, amusant…
L’histoire est quant à elle pavée de bons sentiments : on suit l’évolution des personnages avec plaisir, sans se poser de questions, sans problème… Mais sans réel intérêt malheureusement. J’ignore pourquoi, je n’arrive vraiment pas à définir pourquoi, malgré toutes ses qualités, ce récit ne m’a absolument pas touché et j’ai même peiné à le finir…
Et la fin est encore plus décevante : l’auteur n’a pas su rebondir ; j’ai eu l’impression qu’elle en avait eu assez et qu’elle a tout laissé en plan… Bref, un roman un peu décevant.

Stalker – Arkadi et Boris strougatski

Par défaut

Quatrième de couverture :

Des Visiteurs sont venus sur’ Sortis d’on ne sait oú, ils son, repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprendre les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d’un chemin. Adapté au cinéma en 1979 par Andreï Tarkovski, Stalker ou Pique-nique au bord du chemin (ici publie pour la première fois en France en version intégrale) est le chef-d’oeuvre des frères Strougatski. Un roman qui a eu un tel impact sur le XXe siècle que c’est sous le surnom de stalkers qu’on connaît désormais les hommes et femmes qui ont étouffé le cœur du réacteur en fusion de Tchernobyl, entre le 26 avril et le 16 mai 1986. 

Ce livre est une sorte d’extra-terrestre… Le début est très surprenant : tout est déjà posé, tout s’est déjà passé mais rien n’est expliqué. On est plongé dans ce roman comme lorsqu’on plonge dans une piscine, de façon assez intense et brusque pour que l’on tourne les premières pages rapidement pour comprendre, pour voir. Les choses ne sont jamais clairement posées : on prend les informations et on en déduit ce que l’on veut… A la fois sur les personnages et à la fois sur ce monde particulier : on s’imagine des « creuses », de la « gelée de sorcière », des « calvities de moustiques »… La zone est ponctuée de jalons particuliers : Mollusque, Freluquet et bien d’autres, à présent des tas de vêtements, marquant les endroits où il ne faut surtout pas aller dans la « Zone »… On croise différents destins, différents personnages mais celui que nous suivons le plus est Redrick SHOUHART, dit le rouquin, une jeune homme de 23 ans, violent, alcoolique, qui ne semble avoir d’autres motivations que l’argent. Etrange personnage principal, ni sympathique ni attachant. On tarde à le comprendre et ce n’est vraiment qu’à la fin du roman qu’on comprend quel homme il est.

Au delà de l’histoire en elle-même, ce roman pose les questions sur l’humanité elle-même, sur sa façon d’appréhender la science, sur ce qui peut être acceptable pour comprendre… Sur ce que nous avons le droit de faire pour comprendre, sur ce que nous risquons… Il m’a fait me poser beaucoup de questions, j’y ai vu beaucoup d’analogies avec les questions actuelles sur la bioéthique, sur les OGM… Sur toutes ces questions où finalement nous avons assez peu de réponses et beaucoup de questions…

En somme, un roman de science-fiction à lire !

J’échange, tu échanges, tu échangeons… Le concept du bookcrossing

Par défaut

Voilà un concept extrêmement intéressant et amusant…

Que faire de nos livres dont nous ne voulons plus ?
Les vendre ? Oui pourquoi pas, mais au final on récupère des clopinettes…

Et pourquoi pas les libérer ? Et leur permettre de voyager par leur propre moyen ? Au rythme de nouveaux lecteurs, de nouveaux abandons, de nouvelles rencontres pour au final leur permettre de vivre leur propre vie !

C’est là même le concept du bookcrossing. Il s’agit d’un site qui permet cet échange. Soit on l’envoie à quelqu’un qui le recherche, soit on l’abandonne en précisant l’endroit sur le site… Elle est pas bonne cette idée ?! Permettre à d’autres personnes d’aimer les livres qu’on aime, de lire nos lectures, de ne pas encombrer nos armoires… Et imaginer la vie future de ces petits livres qui au lieu de prendre la poussière chez nous peuvent s’envoler vers des contrées lointaines ! Et pourquoi pas, rencontrer ces fameux donneurs de livres…

Vraiment, j’adore ce concept… Seul soucis, dans ma région, il y a vraiment trop peu d’échangeurs 😦

Les rats de James Herbert

Par défaut

Il s’agit ici d’une trilogie. Les rats, le repaire des rats et l’empire des rats. Un roman proche de la terreur, psychologique… Si l’on résume, que se passerait-il si les rats avaient la taille d’un chien ? Une hypothèse, terrifiante, est donnée par cette trilogie.

Quatrième de couverture :

Les rats :
Ils ont appris à  vivre dans l’ombre. A ne sortir que la nuit et à  craindre les hommes.
Mais aujourd’hui, ils ont pris conscience de leur force et, à  leurs dents tranchantes comme des rasoirs, ont ajouté de nouvelles armes : l’horreur qu’inspire leur multitude grouillante
Et leur goût pour la chair humaine.

Le repaire des rats :
Dans le secret de leur repaire, à  seulement quelques heures de Londres, les rats mutants s’étaient reproduits. Les hommes n’avaient pas encore décelé leur présence. Les jeunes rats ne tenaient plus en place, en proie à  une faim qu’ils ne comprenaient ni ne pouvaient satisfaire. Mais le monstrueux mutant qui les dominait, leur cerveau, leur ancêtre à  tous, lui, savait et se souvenait. La bave coulait de sa gueule quand il se rappelait le goût de la chair humaine

L’empire des rats :
L’apocalypse nucléaire. Londres rasée, anéantie. Ses habitants carbonisés, irradiés, ensevelis sous les décombres. Mais, pour une poignée d’entre eux, réfugiés dans les abris ou les couloirs du métro, la survie est peut-être encore possible. Ils ne se doutent pas que le pire est à  venir. Car, sous la surface de la ville, les rats les épient. Les rats qui ont compris que l’homme, affaibli, sans défense, est désormais leur proie.

Cela faisait vraiment longtemps qu’un livre ne m’avait pas donné des cauchemars…Il faut dire que James Herbert (à ne pas confondre avec Franck Herbert, l’auteur de Dune) est un maitre pour décrire un quotidien ponctué d’horreurs. Dans chacun des ces 3 tomes, on assiste à la quête d’un personnage principal et tout un tas de petites histoires annexes… Et l’auteur a vraiment un don : en un chapitre, il réussit à rendre attachant un personnage, à le faire vivre (ou vivre une petite scénette) puis mourir de façon en générale assez atroce…Un véritable don…

3 livres donc. Et une montée en puissance de l’auteur, tant au niveau écriture que construction de l’histoire. Le premier tome et le second tome sont assez basiques, très bien faits, prenants mais pas vraiment exceptionnels et ne méritent pas le coup de cœur dont j’ai taggé ce billet… Mais voilà, le dernier tome finit cette série de façon magistrale…

Le premier tome nous présente la vermine : des rats mutants ayant un gout prononcé pour la chair humaine. Et on assiste à une lutte. Ici franchement, on pose les bases. C’est extrêmement bien fait, bien prenant mais rien de vraiment transcendant. Néanmoins, l’auteur a vraiment un don pour nous amener avec lui. J’ai eu beaucoup de mal à poser ce livre et c’est celui-ci qui m’a donné ces fameux cauchemars. Non pas que les autres tomes sont moins traumatisants, mais l’effet de surprise n’y est plus. Enfin, disons plutôt qu’on est habitué à cette horreur ! Bien la preuve que l’esprit humain s’adapte à tout !
Le second tome déplace l’action, se passe des années plus tard, mais ne varie pas énormément du premier. Voir même est moins bon. Moins d’effets de surprises, effet un peu redondant mais bon, il se lit bien quand même… Réelle nouveauté : le rat est devenu encore plus intelligents, et toujours aussi avide de chair humaine… Brrr, terrifiant !
Et finalement l’apothéose : le dernier tome. L’humanité a fini par faire exploser des bombes nucléaires… Voilà le tout début de cette histoire qui se passe à Londres, dans un futur… Au passage, impossible de dater vraiment quand se passe se récit. Il a été écrit, pour le dernier tome, en 1984 mais pourrait se passer aujourd’hui en 2012. Donc, nous allons vivre l’explosion de bombes nucléaires, voir leurs effets et leurs conséquences. Et on va suivre l’aventure d’un petit groupe de survivants, à travers ce Londres apocalyptique fort bien décrit… Et où se déchaine une autre menace : les rats sont de retour. Nous verrons également tout un tas de petites histoires annexes, mettant en jeu une société humaine où l’on se rend compte qu’elle n’a rien à envier au niveau perversité à cette fameuse vermine. Et ce tome se termine en apothéose. Je n’en dirai pas plus, mais rien que pour la fin, il FAUT lire ce livre !!

En résumé, une excellent trilogie. Évidement, il faut aimer l’horreur !