Archives Mensuelles: février 2012

Mot du jour : Anamorphose

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En voilà un mot bizarre… Et surtout, une construction ahurissante.

Si on en croit Wikipedia :

Une anamorphose est une déformation réversible d’une image à l’aide d’un système optique – tel un miroir courbe – ou un procédé mathématique. L’anamorphose désigne également la déformation de l’image d’un film ou d’une émission de télévision à l’aide d’un système optique ou électronique afin de l’adapter à un écran informatique ou de télévision (Format large anamorphosé, 4/3 ou 16/9). Le mot est composé du grec anamorphoein (ἀναμορφόω) « transformer » et du suffixe -ose.

Il s’agit d’une technique donc permettant de mettre en avant la perspective. Pour moi qui dessine un petit peu, j’avoue être incapable de comprendre comment de telles choses sont possible…  Pour moi, il s’agit d’une sorte de magie… Faire un dessin qui ne ressemble à rien et lorsqu’on pose un miroir concave dessus, voir apparaitre un vrai dessin…

Mais l’anamorphose est utilisé également dans d’autres domaines : de nombreux artistes de rue utilisent l’anamorphose… Vous avez sûrement déjà vu cela :

 

 

 

 

 

 

N’est-ce pas ahurissant ?

Mais l’anormophose est également utilisée dans les décorations des maisons…

Voir même dans les jardins…

Alors, il est pas beau mon mot du jour ?!

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Le livre sans nom : Anonyme

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Traduit de l’anglais par Diniz Ghalos
« Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! » Books Addicts

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. à vos risques et périls.

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets… Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ? livre sans nom?… La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à  gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à  la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à  Seven et à  The Ring… et voilà  le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on aie le plaisir de lire une suite ? » The Booklist

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Et bien voilà longtemps que je n’avais pas eu un coup de cœur pour un roman… Et bien c’est fait ! J’avoue avoir eu un peu de mal, au départ à me plonger dans ce roman. Je n’ai jamais été une grande fan des romans de cowboy et j’avais l’impression d’être tombée en pleins dans un de ces romans… Mais il ne s’agissait ici que d’une impression. Ce livre mêle énormément de styles différents, pour au final créer un genre franchement intéressant.

L’une des énigmes du livre, en dehors même du livre lui-même est son auteur. Le livre a été publié en anonyme et l’auteur souhaite rester anonyme. Certains suspectent Quentin Tarentino d’en être l’auteur. J’avoue avoir retrouvé dans ce livre la touche spectaculaire et déjantée des films de Tarentino. Mais finalement, l’auteur n’a pas vraiment d’importance. Pour le coup, seul le livre compte.

Au départ, l’histoire ressemble énormément à une histoire proche des cowboys, du moins comme on se les imagine : l’histoire se passe dans une petite ville,  Santa Mondega, ville sans foi ni loi, du moins du premier abord. Il semblerait bien au départ qu’il existe des flics dans cette ville, mais ils semblent totalement inefficaces, incapable même de faire régner l’ordre dans un simple bar. En y réfléchissant bien, j’ai vraiment imaginé des personnages vêtus de stetsons, avec des colts et buvant du bourbon ! Je suis presque convaincu que l’auteur n’a jamais parlé nommément de ce genre de tenue… Mais l’ambiance décrite plaide pour ces tenue là ! Peut-être que la présence de deux sosies d’Elvis Presley joue également en la faveur de cette impression !

Donc, au départ, une histoire de massacre, perpétré par un « Bourbon kid » très énigmatique. Mais très vite, l’auteur rajoute des moines, une pierre précieuse volée, des histoires un peu mystérieuses, des personnages complètement loufoques ou déjantés, des flics à moitié tarés, un brin d’ésotérisme… Et là, il est devenu presque impossible de lâcher ce livre : l’histoire s’enchaine, s’entremêle, devient de plus en plus complexe et ne reste qu’une seule envie : comprendre finalement le fin mot de l’histoire. Il s’agit bien d’une histoire policière, d’une course contre la montre, d’un thriller mêlant plusieurs histoires dans une, plusieurs énigmes dans l’autre pour au final finir sur une apothéose…

Marley et moi de John Grogan

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Marley et moi : mon histoire d’amour avec le pire chien du monde de John Grogan

Quatrième de couverture :

Attention : chien léchant !
Si le chien est le meilleur ami de l’homme, il peut parfois être le pire. C’est ce que vont découvrir John et Jenny Grogan, quand ils décident d’acheter un labrador peu de temps après leur mariage, afin de tester leurs capacités parentales. D’adorable petite boule de poils, Marley se transforme en un mastodonte de quarante-cinq kilos, qui détruit tout sur son passage, dévore quantité de nourriture et d’objets en tout genre, et témoigne d’une affection aussi débordante qu’envahissante envers ses maîtres.

 « Une déclaration d’amour des plus hilarantes… Marley et moi tient ses promesses du début à la fin, avec allégresse et affection. » New York Times

Ce livre n’a rien de vraiment transcendant, mais il a le mérite de faire passer un petit moment tranquille. Il raconte l’histoire d’une couple qui adopte un chien, un adorable petit monstre complètement taré qui deviendra un retriever de 45kg, adepte des pires bêtises. Cette famille s’agrandit avec le chien et nous voyons leur histoire, jusqu’à la fin de leur histoire, à la mort de Marley…

Ce petit animal réussit à remplir nos vies sans que l’on s’en rende compte : on sait que l’on fait rentrer un chiot ou un chaton, cet animal grandira et développera un caractère bien à lui, parfois même beaucoup trop de caractère mais cela ne changera absolument rien à l’affection que nous aurons pour lui. On sait également qu’il vivra plusieurs années avec nous. Étrange comme un animal de compagnie peut prendre de la place dans notre vie, comment sa mort peut nous bouleverser… Lorsqu’on accepte un animal dans nos vies, nous savons que ce petit être a de forte chance de mourir avant nous, pourtant on ne peut rien faire à cette affection. Cet animal comble nos vies, sans rien faire. Finalement, cela ressemble étrangement à une grande histoire d’amour.

La beauté contre le temps

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Source : Wikipédia

Le 12 janvier 2007, Joshua Bell a participé à une expérience menée par The Washington Post à une heure de pointe le matin dans le hall d’une station de métro à Washington. Cet évènement a été organisé par le journal dans le cadre d’une expérience de psychologie comportementale sur la perception, les goûts et les priorités.

Joshua Bell a ainsi joué trois quarts d’heure et a pu récolter 32 dollars (pour un total de sept personnes seulement qui se sont arrêtées un instant pour l’écouter jouer, et sans compter les 20 dollars laissés par l’unique personne l’ayant reconnu).

Le point-clé de cette expérience apparut lorsqu’il eut fini de jouer. En effet, il n’y eut aucune réaction, aucun applaudissement. Une seule personne l’avait reconnu. Personne ne savait que ce violoniste était célèbre, et qu’il venait de jouer sur un Stradivarius célèbre de 1713, le Gibson ex-Huberman, acheté par le violoniste quelques années auparavant 3,5 millions de dollars, ni que deux jours auparavant il avait joué au théâtre de Boston à guichet fermé pour des spectateurs qui avaient payé leur place jusqu’à 100 dollars.

La conclusion du journaliste revient à se demander : « Dans un environnement ordinaire, à une heure inappropriée, sommes-nous capables de percevoir la beauté, de nous arrêter pour l’apprécier, de reconnaître le talent dans un contexte inattendu ? ». Cette expérience et surtout l’article qui fut publié valurent à son auteur, le journaliste Gene Weingarten, un Prix Pulitzer en 2008.

Etrangement, cela ne m’étonne pas vraiment. Lorsque l’on est pressé, notre cerveau est focalisé sur une idée, sur cette idée du temps qui passe : rentrer chez soi, se rendre au travail, le plus vite possible… Combien de fois sommes-nous passés à coté de ce genre de talent ? Combien de fois avons-nous oublié ou pas fait attention ainsi à notre environnement ? C’est fortement humain : il suffit de voir lorsqu’on est obnubilé par quelque chose. Notre cerveau est incapable de sortir de nos pensées, de nos soucis… Alors voir la beauté lorsqu’il n’y est pas préparé… Je suis surprise parfois de constater dans une rue dans laquelle je passe régulièrement certains détails ou certains graffitis. Je ne suis capable de les remarquer que lorsque je flâne… Je serai sûrement passé à coté de ce musicien… J’aurai sûrement apprécié sa musique le temps de le croiser et le temps qu’elle m’accompagne dans les couloirs, mais pas plus…

 

Le magasin des suicides de Jean Teulé

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4eme de Couverture :

Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !
Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Un livre drôle et amusant. Le sujet est grave, tabou et pourtant Jean Teulé a réussi ici à le rendre amusant et fantasque. La famille Tuvache tient un magasin de suicides… Les parents tiennent ce magasin, dans un monde complètement irréaliste. Les nouvelles à la télé sont toutes plus terribles les unes que les autres. Le fils ainé est un pseudo artiste, complètement cynique, la fille est molle, se trouve moche et ne pense servir à rien. Les parents, quant à eux, sont satisfaits : les affaires vont bien ; ils remboursent même les clients qui ratent leur suicide… Et au milieu de cette famille de fous naît un petit être entièrement constitué de joie de vivre… Qui va tout bouleverser.

J’ai trouvé ce livre divertissant, léger… Un peu à la Tim Burton : très poétique malgré le coté glauque… Mais l’auteur n’a pas vraiment réussi à m’entrainer suffisamment rapidement dans ce monde. Peut-être à cause du coté court du livre : à peine 200 pages… Peu de temps pour vraiment développer le monde, les personnages… Ca manque parfois de profondeur, de substance. Par contre, aucune lourdeur, aucun ennui. Les pages défilent vite, extrèmement vite… En gros, quelques défauts mais vraiment un bon livre.

La centrale d’Elisabeth Filhol

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Quatrième de couverture :

Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d’entretien, mais surtout, une fois par an, à l’arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l’Hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d’Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d’une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle… le dernier cercle. Derrière les grilles et l’enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l’a décroché par l’ANPE de Lorient, et je n’ai pas tardé à suivre.

Ce livre est un roman, pourtant pour tous ceux qui connaissent le nucléaire il ressemble à un reportage. Un reportage non édulcoré, un reportage où chaque mot parle, où chaque phrase est un rappel du quotidien. Ici, il s’agit du quotidien d’un nomade du nucléaire, un des pires, un intérimaire, non pas engagé par une boite de presta (prestataire) mais un de ceux qui suivent à l’année les arrêts de tranche, espérant se faire embaucher pour le temps de l’arrêt de tranche… Pour eux, pas de CDI, pas primes de grand déplacement… Rien que de la précarité. Rien que de la dose…
Dans un milieu rude, un microcosme où tout le monde se connait ou presque, ou chacun sait les rumeurs… Avec en toile de fonds la centrale, les doses que prennent les prestataires et que l’on colle au vert lorsqu’ils ont atteints leur fatidique 20mSv… Parfois dès le mois de mai… Mais pour ces fameux intérimaires, avec quoi vont-ils vivre s’ils se retrouvent au vert ?

Ce livre reprend donc un quotidien que vivent des milliers de prestataires, travaillant dans les centrales. Aucun mot n’est inconnu et j’ai presque eu l’impression que ce roman aurait pu être écrit par un collègue tellement il est criant de vérité. Il raconte une histoire, en toile de fonds, un accident comme un autre, qui a réellement eu lieu.  Le narrateur est celui qui a vécu l’accident. Il s’agit d’un  ; il raconte également d’autres petites histoires liées aux centrales nucléaires : comment des militants de Greenpeace peuvent faire irruption dans une centrale, comment Tchernobyl a pu avoir lieu, tout cela raconté par un narateur désabusé.
En fait, j’ignore si quelqu’un ne travaillant pas dans le nucléaire comprendrait réellement ce roman. Il est parfois technique… Pour quelqu’un ne connaissant pas le nucléaire, qu’est-ce que cela signifie « prendre de la dose » ? Cela peut même sembler complètement incongru de voir des hommes qui passent la majorité de leur vie en camping pour pouvoir bosser sur des centrales.

Ce roman est très court : 91 pages. Mais il décrit fort bien ce milieu. Il décrit à merveille les sentiments des travailleurs « nomades » du nucléaire, les différentes espèces que l’on peut croiser et la lassitude de risquer sa vie…

Kaï Kaï Kaï (ou peut-être bien caille caille caille !)

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C’est rare des températures comme celles que nous traversons aujourd’hui.

C’est rare également des épisodes neigeux comme ceux-là.

Et ça mérite bien, pour que je m’en souvienne un petit post sur ce blog… Parce que je ne suis pas si souvent bloquée par la neige à me faire dorlotter par maman !  Et finalement, on est pas si mal au chaud à attendre le degel !

 

 

(photo trouvée sur google image . Je n’ai pas changé le titre afin de respecter l’auteur).