Les monologues du vagin – Eve Ensler

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Non, je ne cherche pas tout à coup à attirer d’une façon subversive certains lecteurs. J’ai simplement lu un livre, un bouquin ahurissant, un ovni, une merveille, à savoir : Les monologues du vagin d’Eve Ensler.
Néanmoins, un petit reproche : c’est beaucoup trop court ! Mais bon.
Au passage, ce livre a donné lieu a une pièce de théâtre, que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir… Mais le livre est tellement bien, qu’à présent je ne rêve que de voir cette pièce.  Mais avant, je réitère mon cri :

Vagin, vagin, vagin, vagin, vagin, VAGIN, VAGIN, VAGIN, VAGIN, VAGIN, VAGIN, VAGIN, VAGIN !

Et dieu qu’Eve avait raison ! Ca soulage d’en parler… Et qu’est ce que ce bouquin est … est quoi au juste ?! Une vraie et pure découverte. C’est touchant, c’est poignant, c’est… un bouquin à lire et à découvrir. Évidemment, en bonne emmerdeuse, j’ai envie de lui expliquer que ce dont elle parle, ce n’est pas QUE le vagin… Mais finalement, le mot a peu d’importance. Ou plutôt si. Il est un peu… grossier, un peu technique… Il me met mal à l’aise, j’ai du mal à le dire sans chuchoter, comme si c’était un gros mot… Tentons :

VAGIN

Brrrr.. Ca fait peur, ça fait marrer… Presque envie de le hurler, pour choquer, s’amuser. Étrange de constater le pouvoir de certains mots. Je suis assez libre, à la fois d’esprit et de ton, pourtant ce mot m’impressionne. C’est amusant de constater néanmoins que prononcer ce mot est assez libérateur…

Mais bon… Revenons à ce livre : la dame a demandé a des femmes de lui parler de leur vagin. Elles ont joué le jeu, parfois avec timidité, parfois avec humour. Mais dans tous les cas, ces femmes parlent aux femmes. Peut-être qu’un homme aimera beaucoup moins ce livre que moi. Pourtant, je suis certaine que les hommes pourraient y prendre plaisir, apprendre, s’amuser… Beaucoup moins s’identifier évidemment, mais est-ce forcément nécessaire ?

Donc Eve Ensler a interrogé des femmes. Et certaines sont terriblement touchantes, tout en gardant un sens de l’humour exacerbé :

Par exemple, une femme qui n’était pas aller voir en bas depuis 1953… Qui a rencontré un certain Andy et qui sous le feu de ses baisers a inondé le siège de sa jolie voiture blanche. Et qui n’a rien trouvé de mieux a lui dire, au lieu d’être touché par cela, lui a dit qu’elle n’était pas normal, qu’elle puait… Cette dame ne s’est plus jamais laissé aller… Et lorsqu’on lui demande :

Vous me demandez comment je l’habillerais ? C’est quoi cette question ? Comment je l’habillerais ? Avec une grande pancarte :

 FERMÉ POUR CAUSE D’INONDATION

Eh bien moi, je vais vous dire, vous êtes la première personne à qui je parle de ça, et je me sens un petit peu mieux.

C’est touchant. Ce livra m’a aussi parfois donné envie d’hurler d’horreur, de crier de rage. Ce gout d’horreur en lisant une interview d’une des femmes bosniaques, victimes de viols systématiques. Mais cela reste terriblement bien écrit, terriblement touchant… Et on vibre en lisant cela…

Mon vagin, village vivant, doux et chaud.
Ils t’ont envahi. Massacré.
Incendié.
Je ne peux plus te toucher.
Je ne peux plus venir te voir.
J’habite ailleurs à présent.
Ailleurs. Mais je ne sais pas où c’est.

J’ai également aimé une autre citation :

Voici une réalité scandaleuse à propos du vagin, extraite du livre Technologie de l’orgasme de Rachel Maines :

 La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les États suivants : Texas, Géorgie, Ohio et Arkansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes États, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n’a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur.

J’avoue avoir vraiment ri en imaginant un massacre collectif au vibromasseur… Et franchement frémi en me disant que dans certains états, il est plus facile – et légal- d’acheter une arme que d’acheter un godmichet…

Et j’ai eu envie, en lisant ce livre, de rencontrer certaines de ces guerrières du vagin, ces femmes qui luttent, au quotidien pour permettre à d’autres femmes de ne pas être excisée, de franchir des barrières, de déplacer des montagnes d’intolérance, à coup d’humour ou d’amour… Je rêve de rencontrer cette femme, capable de braver le pire (la lapidation, rien de moins), pour monter la pièce de théâtre au Pakistan… Et la prochaine saison du V day se tient du 1er février au 30 avril… Je sens que je vais guetter cet évènement !

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