Archives Mensuelles: décembre 2011

La vie sexuelle des super-héros – Marco Mancassola.

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Bon, encore un bouquin me direz-vous ? Au moins, ce blog me permettra de me tenir à jour au niveau de mes lectures et après tout, il faut bien que j’amortisse mon e-book reader !

Donc, la vie sexuelle des super-héros…Étrangement, c’est une critique négative sur un autre blog qui m’a donné envie de le lire. Je sais, cela peut sembler un peu étrange mais j’avais envie, vu qui avait écrit cette critique de voir si j’avais toujours les même gouts ! La conclusion est beaucoup plus mitigée finalement. Revenons donc à notre bouquin. Petite présentation :

Quatrième de couverture :

À New York, au début du vingt et unième siècle, les super-héros sont fatigués : Superman, Batman et les autres ont raccroché les gants, ils sont devenus des hommes et des femmes d’affaires à succès, des vedettes des médias et du spectacle, et ont tous renoncé à leurs super-pouvoirs. Dès lors, qui peut bien vouloir les éliminer un par un ? Car après Robin, l’assistant et ancien amant de Batman, un mystérieux groupe de tueurs menace d’autres cibles. Mister Fantastic et Mystique reçoivent eux aussi d’étranges messages d’adieu, et il semble bien que ce soit dans leur vie privée et leurs comportements sexuels qu’on veuille les frapper. Le détective Dennis De Villa mène l’enquête, tandis que son frère Bruce, journaliste, couvre les événements. Mais ne faut-il pas chercher ailleurs, quelque part dans leur enfance commune, ce qui les relie à ces super-héros si fragiles ? Vaste fresque post 11 Septembre, le roman de Marco Mancassola est le récit de la fin d’un monde, celui des super-héros, et d’une civilisation, incarnée pendant des décennies par les États-Unis. Une civilisation qui est aussi la nôtre.

Le monde de Mancassola est glauque à l’extrême et les super-héros y sont devenus à moitié des bêtes de foire et à moitié des êtres pathétiques, obnubilés par leur physique, leur vie, oubliant leur passé glorieux. Entre Mister Fantastic, héros, dont il faut l’avouer j’ignorai totalement l’existence, Batman, devenu un homme d’affaires, obnubilé par son physique et la jeunesse, un superman complètement gâteux, une Mystique, star et reine d’un plateau télé, les destins s’entrecroisent, se mêlent. L’auteur a vraiment su créer un monde glauque. Il a une façon d’écrire relativement agréable. Mais ce livre, malgré d’excellents ingrédients laissent un indicible sentiment d’avoir été bâclé… La fin est… Pas de mot pour décrire cette fin miteuse. Il manque des explications, cela manque de profondeur… Bref, un roman que j’adorerai lire si l’on pouvait le creuser un peu plus… Si l’auteur avait bien voulu me lier tout cela un peu plus, s’il avait bien voulu développer tout ça au lieu de me laisser ainsi sur ma fin. Pourtant, sincèrement, il y a quand même un peu de suspens, une histoire qui pourrait franchement être bonne si seulement…

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Les monologues du vagin – Eve Ensler

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Non, je ne cherche pas tout à coup à attirer d’une façon subversive certains lecteurs. J’ai simplement lu un livre, un bouquin ahurissant, un ovni, une merveille, à savoir : Les monologues du vagin d’Eve Ensler.
Néanmoins, un petit reproche : c’est beaucoup trop court ! Mais bon.
Au passage, ce livre a donné lieu a une pièce de théâtre, que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir… Mais le livre est tellement bien, qu’à présent je ne rêve que de voir cette pièce.  Mais avant, je réitère mon cri :

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Et dieu qu’Eve avait raison ! Ca soulage d’en parler… Et qu’est ce que ce bouquin est … est quoi au juste ?! Une vraie et pure découverte. C’est touchant, c’est poignant, c’est… un bouquin à lire et à découvrir. Évidemment, en bonne emmerdeuse, j’ai envie de lui expliquer que ce dont elle parle, ce n’est pas QUE le vagin… Mais finalement, le mot a peu d’importance. Ou plutôt si. Il est un peu… grossier, un peu technique… Il me met mal à l’aise, j’ai du mal à le dire sans chuchoter, comme si c’était un gros mot… Tentons :

VAGIN

Brrrr.. Ca fait peur, ça fait marrer… Presque envie de le hurler, pour choquer, s’amuser. Étrange de constater le pouvoir de certains mots. Je suis assez libre, à la fois d’esprit et de ton, pourtant ce mot m’impressionne. C’est amusant de constater néanmoins que prononcer ce mot est assez libérateur…

Mais bon… Revenons à ce livre : la dame a demandé a des femmes de lui parler de leur vagin. Elles ont joué le jeu, parfois avec timidité, parfois avec humour. Mais dans tous les cas, ces femmes parlent aux femmes. Peut-être qu’un homme aimera beaucoup moins ce livre que moi. Pourtant, je suis certaine que les hommes pourraient y prendre plaisir, apprendre, s’amuser… Beaucoup moins s’identifier évidemment, mais est-ce forcément nécessaire ?

Donc Eve Ensler a interrogé des femmes. Et certaines sont terriblement touchantes, tout en gardant un sens de l’humour exacerbé :

Par exemple, une femme qui n’était pas aller voir en bas depuis 1953… Qui a rencontré un certain Andy et qui sous le feu de ses baisers a inondé le siège de sa jolie voiture blanche. Et qui n’a rien trouvé de mieux a lui dire, au lieu d’être touché par cela, lui a dit qu’elle n’était pas normal, qu’elle puait… Cette dame ne s’est plus jamais laissé aller… Et lorsqu’on lui demande :

Vous me demandez comment je l’habillerais ? C’est quoi cette question ? Comment je l’habillerais ? Avec une grande pancarte :

 FERMÉ POUR CAUSE D’INONDATION

Eh bien moi, je vais vous dire, vous êtes la première personne à qui je parle de ça, et je me sens un petit peu mieux.

C’est touchant. Ce livra m’a aussi parfois donné envie d’hurler d’horreur, de crier de rage. Ce gout d’horreur en lisant une interview d’une des femmes bosniaques, victimes de viols systématiques. Mais cela reste terriblement bien écrit, terriblement touchant… Et on vibre en lisant cela…

Mon vagin, village vivant, doux et chaud.
Ils t’ont envahi. Massacré.
Incendié.
Je ne peux plus te toucher.
Je ne peux plus venir te voir.
J’habite ailleurs à présent.
Ailleurs. Mais je ne sais pas où c’est.

J’ai également aimé une autre citation :

Voici une réalité scandaleuse à propos du vagin, extraite du livre Technologie de l’orgasme de Rachel Maines :

 La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les États suivants : Texas, Géorgie, Ohio et Arkansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes États, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n’a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur.

J’avoue avoir vraiment ri en imaginant un massacre collectif au vibromasseur… Et franchement frémi en me disant que dans certains états, il est plus facile – et légal- d’acheter une arme que d’acheter un godmichet…

Et j’ai eu envie, en lisant ce livre, de rencontrer certaines de ces guerrières du vagin, ces femmes qui luttent, au quotidien pour permettre à d’autres femmes de ne pas être excisée, de franchir des barrières, de déplacer des montagnes d’intolérance, à coup d’humour ou d’amour… Je rêve de rencontrer cette femme, capable de braver le pire (la lapidation, rien de moins), pour monter la pièce de théâtre au Pakistan… Et la prochaine saison du V day se tient du 1er février au 30 avril… Je sens que je vais guetter cet évènement !

Et si j’avais vécu au 16ème siècle ?

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J’ai lu les monologues du vagin (j’en parlerai dans un prochain post, je crains que vous n’y échapperez absolument pas)… Et j’ai adoré ce petit livre, bien trop court. Et dedans, j’y ai trouvé ceci :

Réalité sur le vagin

Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur – un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.

L’Encyclopédie des mythes et des secrets de la femme.

Ainsi, au 16ème siècle, le clitoris n’avait pas encore été découvert par l’homme ? Remarquez, vu la période, une terre inconnue à découvrir, pourquoi pas. Mais se dire qu’une femme a été condamnée pour la présence d’un clitoris entre ses jambes, cela me fait bondir… Évidemment, il s’agit ici de mon coté féministe qui s’insurge. Ou simplement humaniste.

Fred Eerdekens

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Oulà, un second billet dans la même journée, je m’affole !

Fred Eerdekens … Un sculpteur de mots, un véritable artiste. Je l’ai découvert sur un blog, j’ignore lequel..

Mais c’est à se demander comment, déjà, on peut avoir cette idée de produire des mots avec des ombres et comment y parvenir… Je vous conseille de faire une recherche d’images sur google ou d’aller visiter son site. Il s’agit vraiment d’un virtuose. J’ai beau réfléchir, réfléchir encore et encore mais j’ignore toujours on peut arriver à cela…

Il utilise énormément de matériaux différents, que ce soit du fil de fer, comme présenté ici ou des arbres, ou des piles de vêtements… Vraiment, c’est assez ahurissant d’utiliser ainsi à la fois la perspective, la 3D et la lumière… Comment diable réussir une telle prouesse ? Ceci restera l’énigme de ma journée !

Podkayne fille de Mars – Robert Heinlein

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Encore un petit livre facile à lire : Podkayne fille de Mars de Robert Heinlein. Il s’agit ici d’un roman dit roman de jeunesse.

Quatrième de couverture :

Podkayne est une adolescente de huit ans, enfin huit années martiennes, ce qui lui en fait bien quinze ou seize sur Terre.
Elle vient de quitter son monde natal pour visiter Vénus en compagnie de son oncle et de son jeune frère, Clark, un gamin aussi génial que malfaisant.
Podkayne ignore que son oncle joue un rôle important dans les intrigues politiques qui divisent les trois planètes. Bientôt, son frère et elle deviennent l’enjeu d’un vaste complot ourdi par des gens qui n’hésitent pas à pratiquer le rapt et le meurtre.
Podkayne, qui a recueilli un bébé-fée, une étrange bête vénusienne, est désormais en danger de mort. Son innocence écervelée et le génie diabolique de Clark parviendront-ils à les sauver du piège qui leur a été tendu ?

C’est bien écrit, cela se lit facilement. Robert Heinlein sait poser une histoire et il sait écrire. Néanmoins, il s’agit bien ici d’un roman « jeunesse » : tout semble assez lent à se mettre en place et au final, l’intrigue s’emballe dans les cinquante dernières pages. Ce qui laisse un sentiment de : cela va trop vite… Mais l’histoire étant assez simple, il semblait difficile d’en faire beaucoup plus. Je regrette toutefois d’avoir lu la version « traduite ». Il semblerait que dans la première version originale la fin soit beaucoup plus tragique…

Au final, rien de vraiment transcendant, mais je me suis promis pour pallier à ma mémoire de poisson rouge de faire un billet sur chaque roman que je pourrai lire. Par contre, j’ai envie de lire quelques romans de Robert Heinlein. Juste pour voir ce que cela donne en version adulte.