Archives Mensuelles: août 2011

La famille Lament de George Hagen

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4ème de couverture :

 » L’arrivée tonitruante d’une nouvelle voix dans la littérature américaine ; un auteur d’ores et déjà comparé à John Irving et à Jonathan Franzen. Un roman-fleuve, épique et picaresque, porté par une écriture lumineuse, poétique et subtile.

En Afrique du Sud, dans les années 50, Howard rencontre Julia : il est chercheur dans les valves ; elle est peintre sur un pont. Très vite, ils se marient ; très vite, elle est enceinte. Le destin des Lament est en marche.
Suite à une série d’aventures rocambolesques, les jeunes parents perdent leur bébé. Mais en gagnent un autre : Will, orphelin au coeur fragile, farouchement attaché à la vie et à ses nouveaux parents.
La famille s’agrandit avec l’arrivée de jumeaux. Et, parce que « Les Lament voyagent », comme se plaît à le répéter Howard, toute la maisonnée part à l’aventure, rêvant de paysages somptueux et de découvertes éblouissantes.
De la Rhodésie au New Jersey en passant par l’Angleterre ; de l’insouciance de l’après-guerre à l’explosion des années 70 ; de rencontres en fâcheries, d’espérances en désenchantements, d’histoires d’amour en drames, les Lament voyagent encore et toujours, en quête d’un endroit où ils auraient enfin leur place. »

Comme quoi, il ne faut pas toujours croire les 4ème de couverture. Ce livre ne m’a pas vraiment plu. J’ai eu tendance à m’ennuyer en le lisant.  Pourtant, au départ, j’ai cru que cette histoire, une histoire de voyages, de famille se décomposant allait me plaire mais finalement… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce livre, simplement qu’il ne m’a pas transcendée ni transportée. Du coup, il va partir dans le sac des livres « à vendre ».

La physique des catastrophes

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La physique des catastrophes…

4ème de couverture :

Bleue Van Meer, adolescente précoce, mène une vie peu ordinaire.
Son père, un intellectuel exubérant, la ballotte d’une ville universitaire à l’autre. Ils vivent une relation fusionnelle, multiplient les joutes oratoires et refont ensemble l’histoire de la littérature et de la physique quantique. Mais un jour, Bleue découvre son professeur d’anglais pendue à un arbre. En tentant d’élucider ce drame, elle percera les secrets de son entourage. A la fois roman d’apprentissage et thriller littéraire, L physique des catastrophes propose, sous couvert de jeu, une vision critique inédite de la société consumériste.
Noir, drôle et poignant, ce roman, étourdissant de verve, nous offre une héroïne inoubliable et marque l’entrée en scène fracassante de Marisha Pessl, conteuse-née et enfant prodige de la jeune littérature américaine.

Un roman qui m’a bluffé et m’a tenu éveillé fort tard cette nuit tellement j’avais envie de connaitre la fin ! Le début du roman est certes un peu lent, mais les personnages décrits sont attachants. Le personnage de Bleue est particulièrement réussi. Les autres personnages sont vus plus ou moins, à travers les yeux de Bleue. Et du coup, il faut l’avouer, ils manquent un peu de profondeur. Néanmoins, cela ne m’a pas vraiment gêné…

L’écriture du roman est également assez particulière et on a parfois l’impression d’un inventaire à la Prévert vu la profusion de citations… Ce qui parfois pèse un petit peu, il faut l’avouer. Mais il fallait bien meubler les 800 pages du roman ! Et oui, il s’agit d’un pavé qui pèse lourd dans la poche ou dans le sac à main ! Concernant l’écriture, il faut reconnaitre que c’est extrêmement bien documenté, au point où cela m’a même donné envie de lire certaines de références ! Mais si l’écriture est amusante la plupart du temps et assez rafraichissante, il faut avouer qu’à la moitié du livre, j’ai eu tendance à trouver cela un peu pesant.  Mais ce roman si particulier est également un thriller, un thriller suffisamment palpitant pour que, une fois l’action réellement engagée, on ne puisse plus le lâcher (et ça arrive plus ou moins conjointement au moment où les citations en masse, on trouve ça ennuyeux… ).

En résumé, un très bon moment et une jolie découverte.

Extrême limite

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Aujourd’hui, découverte d’un buzz datant du mois de juin… Oui, je suis un peu à la bourre niveau buzz mais admettons…

Voici donc ce fameux buzz :

La marque « Petit Bateau » a eu la bonne idée de créer deux body pour enfants, un pour garçon, un pour fille avec des mots dessus. Les filles sont donc : Jolie, têtue, rigolote, douce, gourmande, coquette, amoureuse, mignonne, élégante, belle. Et les garçons sont : Courageux, fort, fier, robuste, vaillant, rusé, habile, déterminé, espiègle, cool. Mon petit côté féministe m’a fait évidemment réagir mais il ne s’agit finalement ici que de marketing. Mais j’ai donc surfé sur ce joli buzz et j’ai eu la joie trouver deux blogs… et deux opinions fondamentalement différentes. Un blog féministe, bien trop féministe à mon gout et un blog assez haineux vis à vis du premier.

D’un côté : le blog de « F comme » et de l’autre le blog de « L’oreille malade« …

Et j’en suis venue à m’interroger sur les extrêmes.

D’un coté, nous avons un blog, écrit par une femme qui se décrit comme : « Féministe abolitionniste, Fondamentalement lesbophile et Foncièrement virilophobe »…

Est-ce qu’être féministe cela signifie n’aimer que les femmes et ne pas apprécier les hommes ? Est-ce que l’on doit s’insurger de tout ce que l’on peut croiser ?
Ce blog m’a gêné je crois. Les opinions sont trop tranchées, trop tournées vers le féminisme sans vraiment de modération. Trop en somme. Ses opinions sur l’affaire DSK par exemple me dérangent. Doit-on obligatoirement faire confiance à une femme lorsqu’elle affirme être victime d’un viol ? Une femme ne peut pas mentir à ce propos ? Pour ma part, je reste très neutre sur cette affaire : DSK est peut-être coupable, peut-être pas. Je l’ignore. Je n’était pas présente et je me refuse à prendre parti. Prendre parti pour une femme sous prétexte qu’elle est femme ne me convient pas.

Passons au suivant : le billet rédigé par « Oreille malade » m’a quant à lui fait bondir… Pourtant, à la base, ce genre d’article a tout pour me plaire : bien écrit, bien documenté, assez drôle mais avec ce petit rien très internet, à savoir : le coté « trash », le coté « troll »… ( Un troll est une action de nature à créer une polémique en provoquant les participants d’un espace de discussion (de type forum, newsgroup ou wiki) sur un réseau informatique, notamment Internet et Usenet, dixit wikipedia)…

Cet article, je l’ai vraiment trouvé insultant, à la fois pour l’auteure du précédent blog et à la fois pour les femmes en général…Cela m’a démangé d’ajouter un commentaire sur cet article… Sûrement parce que je fais partie de cette partie des salopes qui n’apprécient pas vraiment d’être insultée par des inconnus. Inconnus qui font un tri un peu particulier il faut l’avouer des définitions du CNRTL. (Mais cela m’aura permis de découvrir ce lien, ce que je ne peux que me réjouir ! Il s’agit ici de mon coté optimiste-salope).

Et toute cette encre uniquement à cause de body pour enfants… Finalement, Petit Bateau aura bien réussi son coup. On aura rarement autant parlé de cette marque sur la toile…

Détermination

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Une histoire de détermination… J’ai vu ce soir un reportage très intéressant sur Arte, sur le concours de meilleur ouvrier de France, en pâtisserie.

Quelques histoires en parallèle défilent sur l’écran pendant que l’on voit des hommes (aucune femme dans ce concours… Est-ce qu’il n’y a aucune femme Meilleur ouvrier de France en pâtisserie ? Mais il s’agit d’une autre histoire…) s’engager dans ce concours. Je pèse mes mots en disant « s’engager ». Il s’agit vraiment d’un engagement, d’un engagement de plusieurs années, plusieurs années de préparation pour trois jours de défit.

Ces hommes ont un courage exceptionnel et c’est une histoire très touchante qu’Arte déroule. J’ai vraiment été surprise par ces histoires. Des histoires de famille, des histoires d’hommes qui abandonnent tout, à la poursuite de leur rêve…  Jusqu’ou peut-on aller pour atteindre ses rêves ? Ces hommes ont choisi : ils ont abandonné, peu ou prou pour quelques années de préparation leur famille, leur boutique. Ils n’ont plus de vie, ils ne vivent que pour ce concours. Qu’est-ce qui pousse ces hommes à faire cela ? Qu’est-ce qui les pousse ? Un amour de leur métier ? Un besoin de reconnaissance ? Mais cette détermination, cette envie de réussir, de se faire reconnaitre par ses pairs pousse mon admiration. J’ai beau faire, je n’aurai jamais assez abnégation pour un tel sacrifice.

Tout ça pour dire que j’ai aimé ce reportage.