Ousmane Sow

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Voilà longtemps que je n’avais plus eu de coup de cœur pour un artiste découvert par pur hasard… Et voilà qu’en regardant les œuvres de cet artiste, à savoir : Ousmane Sow j’ai eu ce petit frisson.

J’aime les visages que cet homme réussi à faire… Ses autres oeuvres sont tout aussi troublantes. Lorsque je les regarde, j’ai l’impression qu’il a simplement passé de la terre glaise sur des hommes ou des femmes avant de les figer indéfiniment…
Moi qui suis totalement incapable de penser en 3 dimensions, je suis bluffée par ce qu’il réussit à faire.

Et je m’interroge : qui est donc Ousmane Sow ? Il s’agit d’un homme, né au Sénégal n’ayant pas assez de moyens pour faire une école d’art au Sénégal… Et ainsi, il s’expatrie, vers la France, où il devient kinésithérapeute. Cette profession explique sûrement la force de ses sculptures, la précision des corps. Il utilise une technique particulière : construire une armature en fer, un peu de paille et de la terre imprégnée de pigments (une recette secrète qu’il refuse de communiquer).

Et il semblerait qu’il ait trouvé son inspiration dans les photographies de Leni Riefenstahl. Leni Riefenstahl est une artiste, ayant un parcours inhabituel : danseuse douée, qui a un accident et se fait mal au genou. Elle devient alors actrice puis réalisatrice. Et elle rencontre Hitler… Elle devient alors une réalisatrice de propagande. Ce que lui reprocheront ses confrères réalisateurs. Et son chemin a bifurqué : elle est devenue photographe, ayant été jusqu’en Afrique, où elle a photographié les Noubas de Kau, du Soudan. Ce sont ces photos là qui ont inspiré Ousmane Sow… Étrange paradoxe qu’un artiste africain puise son inspiration dans les photos d’une femme ayant une telle réputation. Mais je cherche sûrement midi à quatorze heures et je connais trop peu l’œuvre de Leni Riefenstahl ou son histoire pour m’aventurer sur ce genre de sujet…

Toujours est-il que j’aime les œuvres d’Ousmane Saw qui me touchent. J’aime ces visages, à la limite presque trop criant de vérité. J’ai vraiment l’impression de voir des gens figés. Cela diffère totalement des sculptures que j’ai l’habitude d’aimer : j’aime les bronzes torturés, peu ressemblants en général… Et là, autant d’humanité me donne une claque. En un mot comme en cent, j’aime !

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