Archives Mensuelles: juin 2011

Poubelle

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Une initiative que j’ai trouvé presque poétique : un appareil photographique qui prend ce que nous jetons. Il s’agit d’un article que j’ai lu dans le Point, anecdote trouvée sur google actualités pour être exacte…

Une expérience scientifique en fait : cinq étudiants se sont prêtés à ce jeu des photographies. Et ces photos sont postées instantanément sur Facebook…  De une, ces photos peuvent être à moitié artistiques et de deux, si cette initiative permet de se rendre compte de l’utilité du recyclage, je ne vois aucun problème à cela.

Tandis que je trouvais cette initiative amusante, voir même presque artistique, j’en suis venue à lire les commentaires… Et là, j’ai été plus que surprise de constater que ce qui ressortait au final était un débat, non pas sur l’environnement, ce que j’aurai parfaitement compris, mais sur la liberté et sur l’éternel Big Brother… Parce que ce que certains ont retenu, il s’agit surtout du fait qu’une caméra soit placée dans une poubelle, qu’on observe nos ordures…

Et je m’interroge vraiment sur cette idée… Est-ce qu’une caméra dans ma poubelle serait une atteinte à ma liberté ? On chercherait à étudier ma vie privée ? J’avoue que cela me dépasse. Cela ne gène personne qu’on étudie mes recherches sur internet, que mon mobile permette de me géolocaliser, que mon foyer soit étudié sous toutes ses coutures dès que je passe la moindre commande… Je ne suis certes pas pour l’idée que l’on mette une caméra devant chaque porte ou chaque coin de rue, mais cette idée de big brother, mise à toutes les sauces m’agace profondément.

 

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Ousmane Sow

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Voilà longtemps que je n’avais plus eu de coup de cœur pour un artiste découvert par pur hasard… Et voilà qu’en regardant les œuvres de cet artiste, à savoir : Ousmane Sow j’ai eu ce petit frisson.

J’aime les visages que cet homme réussi à faire… Ses autres oeuvres sont tout aussi troublantes. Lorsque je les regarde, j’ai l’impression qu’il a simplement passé de la terre glaise sur des hommes ou des femmes avant de les figer indéfiniment…
Moi qui suis totalement incapable de penser en 3 dimensions, je suis bluffée par ce qu’il réussit à faire.

Et je m’interroge : qui est donc Ousmane Sow ? Il s’agit d’un homme, né au Sénégal n’ayant pas assez de moyens pour faire une école d’art au Sénégal… Et ainsi, il s’expatrie, vers la France, où il devient kinésithérapeute. Cette profession explique sûrement la force de ses sculptures, la précision des corps. Il utilise une technique particulière : construire une armature en fer, un peu de paille et de la terre imprégnée de pigments (une recette secrète qu’il refuse de communiquer).

Et il semblerait qu’il ait trouvé son inspiration dans les photographies de Leni Riefenstahl. Leni Riefenstahl est une artiste, ayant un parcours inhabituel : danseuse douée, qui a un accident et se fait mal au genou. Elle devient alors actrice puis réalisatrice. Et elle rencontre Hitler… Elle devient alors une réalisatrice de propagande. Ce que lui reprocheront ses confrères réalisateurs. Et son chemin a bifurqué : elle est devenue photographe, ayant été jusqu’en Afrique, où elle a photographié les Noubas de Kau, du Soudan. Ce sont ces photos là qui ont inspiré Ousmane Sow… Étrange paradoxe qu’un artiste africain puise son inspiration dans les photos d’une femme ayant une telle réputation. Mais je cherche sûrement midi à quatorze heures et je connais trop peu l’œuvre de Leni Riefenstahl ou son histoire pour m’aventurer sur ce genre de sujet…

Toujours est-il que j’aime les œuvres d’Ousmane Saw qui me touchent. J’aime ces visages, à la limite presque trop criant de vérité. J’ai vraiment l’impression de voir des gens figés. Cela diffère totalement des sculptures que j’ai l’habitude d’aimer : j’aime les bronzes torturés, peu ressemblants en général… Et là, autant d’humanité me donne une claque. En un mot comme en cent, j’aime !