Archives Mensuelles: janvier 2011

Mort

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John Barry est mort. Je ne connaissais même pas le nom de cet homme pourtant je connais certaines de ces musiques. C’est étrange comme les compositeurs laissent leur musique au monde mais rarement leur nom, sauf pour quelques initiés ou cultivés… Mais je m’interroge également sur la mort. Pourquoi y a t’il autant de personnes qui s’émeuvent de la mort de personnes célèbres alors que la mort présentée au journal télévisé leur est totalement indifférente ?

Pourquoi est-ce que nous sommes émus lorsque certaines personnalités décèdent ? Par empathie ? Parce que la mort d’un être célèbre, ayant tout ce qui peut nous faire rêver nous rappelle que la mort se moque de tout, que ce soit de la race, du niveau social ou autre ? Que nous sommes finalement tous mortels ?

Qui a t’il de plus effrayant que la mort ? De savoir que tout va un jour ou l’autre cesser ?
La mort, en fonction des pays ou des relations n’a pas le même poids ni la même valeur. En Inde par exemple, la mort fait partie de la vie. Elle n’est pas un fin, simplement une continuité. On nait, on vit, on meurt. Rien de bien émouvant, rien de foncièrement triste. Preuve en est, rien n’est plus joyeux qu’un mort à Varanasi pour un indien. Elle marque la fin du cycle des réincarnations. Une joie, une finalité pour une vie d’indien…

La mort dans nos pays européens est moins bien vécue : elle est un drame, la fin d’une vie. Même si cette vie a été des plus remplie et des plus heureuse. Elle laisse à ceux qui restent un goût amer, un goût d’abandon. Elle est redoutée, crainte… Personne ne peut rien n’y faire. Elle est triste lorsqu’elle touche un enfant ou lorsqu’elle est la résultante d’un drame. Mais pourtant, elle fait partie de la vie. Nous luttons ardemment contre la mort : l’avancé de la médecine en est la preuve. L’acharnement thérapeutique est une dérive de cela. Tellement de dérives autour de la mort : les séries télévisées ou des films montrant des meurtres et des morts en série, les assurances vie et j’en passe.

La mort est devenue une sorte de business, que ce soit pour l’éviter ou lorsqu’elle est survenue pour enterrer les gens. La mort, dans notre société capitaliste rapporte des milliards. Mais elle ne rapporte rien à la majorité des gens. Rien que de la souffrance. Rien que des regrets.

Causons de causette !

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Je sens que l’on risque encore de me taxer de féministe… A presque juste titre. Mais je n’y peux rien si je préfère ce genre de journal aux hebdo/mensuels classiques que l’on réserve en général à mon genre.

Sauf que je ne suis pas une accro aux Marie-Claire, Marie-Machin chose, Marie-Couche-toi là ou Marie-Madeleine. Magazines féminins que je ne lis qu’en allant chez le médecin ou autre salles d’attente. Magazines féminins qui m’agacent au plus haut point avec leur manie de mettre un reportage intéressant en tout et pour tout. Au milieu de publicités, en masse et d’articles complétement inintéressant comme l’horoscope de l’année ou autre… Pour qui un sac à main à 80€ est considéré comme un sac à main pas cher, où tous les mannequins sont obligatoirement mince comme des fils électriques, retouchées et photoshopées. Bref, des magasines chiants.

On pourrait croire, si l’on précise qu’il n’y a pas de pub ni de mode dans ce magazine, que ce magazine sera fort moche. Mais ici, que nenni. Des vrais articles, bien présentés, pas tristes du tout. Le ton du magazine est amusant, frais. Pour une fois, j’ai eu besoin de plus de dix minutes pour lire un magazine (autre qu’un magazine d’information, soyons honnête !). La panoplie d’articles est variée, tout est abordé avec humour, un brin de révolte, un petit coté engagé (coté féministe) qui me plait bien.

Deux petits bémols : il s’agit d’un bi mensuel. Donc on va devoir attendre deux longs mois avant d’aller pouvoir acheter le nouveau petit causette. Second bémol : sa distribution. Une vraie galère pour le trouver… Mais ce magazine mérite néanmoins les efforts fournis pour se le procurer !