Archives Mensuelles: octobre 2010

Les amazones et le cancer du sein

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Plusieurs pubs pour illustrés cet article :

Étrangement, les deux premières publicités ont été interdites aux Etat-Unis… Enfin, étrangement. Peut-être trop connotées luxe, peut-être trop glamour, trop facilement identifiable à certaines grandes marques. Mais j’avoue ne pas comprendre. Ces publicités ont pour méritent d’être très marquantes et donc de nous inciter, nous femmes, à faire attention à nos seins.

Le cancer du sein touche beaucoup de femmes dans le monde. J’en connais plusieurs d’ailleurs. Certaines ont perdu un sein. Comment vivre avec un sein en moins ? Aujourd’hui, j’avoue que j’ignore ce que je ferai si j’étais dans le même cas. J’espère que je n’aurai jamais à le savoir.

Néanmoins, certaines femmes aujourd’hui revendique le droit de ne pas se « reconstruire ». Elles refusent la reconstruction de ce sein manquant et s’appellent des amazones. Ces amazones s’exposent. A la mairie de Paris.

A partir du 16 octobre, les salons de l’Hôtel de Ville de Paris accueillent une exposition sur le cancer du sein : « Les Amazones s’exposent ». Du 16 Octobre au 8 novembre. Je regrette de ne pas être à Paris pour y assister.

J’ai entrevu à la télévision et sur divers journaux ces femmes. Je les trouve belle.Différentes mais belles. Elles sont souriantes et visiblement heureuses. J’ai toujours trouvé ces femmes différentes après cette épreuve : elles sont plus fortes, profitent plus de la vie, comme si d’avoir autant frôlé la mort leur donnaient encore plus conscience que tout est si fragile que l’on doit en profiter.

 

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Décroissante ?

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Je discutais avec un ami l’autre jour. Ami, élu de sa commune, qui me dit qu’il se moquait totalement de l’écologie, ce qui lui importait c’était les gens. Il rajouta assez simplement :  « comment être crédible devant des gens en galère en allant les voir avec mon iphone ? Ils désirent un iphone tout comme moi ». Et pendant qu’il parlait, la question que je me posais était : « quel besoin d’un iphone ? » Quel intérêt de cumuler les technologies ? J’adore les gadgets électroniques mais je me limite, consciente que je n’en ai pas vraiment besoin…  Ce que je lui ai dit. Et là, il me lâche un : « mais j’y crois pas ! Tu es décroissante ?! »

Vu mes lacunes en politique, j’ai du effectuer quelques recherches sur la toile et voici la définition donnée (wikipédia):

Les partisans de la décroissance contestent en effet l’idée d’un développement économique infini : selon eux, le taux de production et de consommation ne peut pas être durablement accru ni même maintenu, dans la mesure où la création de richesse mesurée par les indicateurs économiques comme le PIB correspond à une destruction du capital naturel et que ce dernier est épuisable.

Et en y réfléchissant bien, cette définition, ou plutot celle qui suit me correspont assez bien :

une société qui consomme toujours plus de ressources ne peut pas être respectueuse de l’environnement et sera rapidement confrontée au manque de certaines ressources vitales. Ils estiment que pour être durable et soutenable sur une planète finie, le développement humain devra au contraire pouvoir se passer d’une croissance matérielle perpétuelle, au profit de réponses justes aux besoins matériels et socio-psychiques (incluant la santé et la sécurité affective, individuelle et collective), et au profit d’une croissance partagée de la qualité et du plaisir de vie, du savoir et des cultures.

Je suis persuadée qu’on ne peut pas créer une société agréable et pérenne si on ne tient pas compte de notre environnement. A quoi bon avoir de l’argent et des jolis gadgets si dans 50 ans nous n’avons plus d’espace viable autour de nous ? Comment sera notre terre si la majorité des espèces animales ou végétales disparaissent ? A quoi servira notre technologie et nos gadgets s’il n’y a plus d’eau potable, si le climat a changé tellement vite que les espèces n’ont pas eu le temps de s’adapter ?

La réponse de mon ami a été de me ramener au niveau des pays en voie de développement. Nous ne pouvons pas empêcher leur croissance et cela n’est pas nécessaire. L’écologie est un mode de pensée des pays riches. Lorsqu’on ne pense qu’à manger, l’écologie semble bien dérisoire. Néanmoins, j’ai vu cette après-midi un reportage intéressant sur le Vietnam : dans ce reportage, on voit un village qui a changé sa façon de faire. Les habitants ont cessé de tout défricher et ont cherché à faire quelque chose de durable de leur environnement. Cela fonctionne. Il existe d’autres façons de consommer, d’autre façon de croître…

Mon ami dira sûrement que l’humain est plus important que l’écologie. Mais nous n’avons qu’une seule et unique Terre. Je me demande vraiment ce qu’elle deviendra d’ici 50 ans. Et quelle sera la place de l’être humain ?

Champignon

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J’aime bien ces petites douceurs qui rappellent l’enfance. Chez moi il s’agit du cèpe. Un petit champignon merveilleux que je n’arrive jamais à trouver. Un champignon que j’adore simplement…

Et un kilogramme qui me tombe dans la poele après une semaine fort agitée. Un grand coup de douceur et d’enfance tout d’un coup. J’avoue que cette collègue m’a vraiment surprise et fait plaisir.

Bobby Neeladams :

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Bobby Neel Adams, un artiste que j’ai découvert par hasard. J’ai aimé ces images. Elles montrent une évolution, l’évolution à travers les ages d’une personne, à travers deux photos.

On découvre des visages souriant ou grave mais gardant toujours le même air, un peu comme un air de famille… Je me demande d’ailleurs si quelqu’un a eu l’idée de faire la même chose avec des fils/père ou fille/mère.

J’aime vraiment ces images. Elles sont belles, elles rappellent que le temps qui passent n’est pas toujours un ennemi. C’est amusant de voir ces images d’enfant et de voir ce qu’ils sont devenus. Ludique et touchant.

Yves Jamait : Je passais par hasard

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Une chanson qui m’a touché. La voix d’Yves Jamait colle parfaitement à ce texte. Il y décrit des violences conjugales, il y décrit un enfer, ou plutôt la fin d’un enfer.

Elle raconte la surprise de découvrir cela. Elle raconte la honte d’une femme, elle raconte sa souffrance sans rentrer dans des détails ; elle est juste et vraie. Elle m’a énormément touché, me rappelant cette impuissance de pas savoir réagir. De parfois, ne pas pouvoir réagir.
Comment réagir lorsqu’on entend des violences conjugales ? Comment réagir lorsqu’on entend des cris et des bruits de coups ? Téléphoner à la police semble bien souvent la meilleur chose à faire… Et pourtant ce n’est pas si facile. Pas lorsque cela touche des gens proches de nous : voisins, parents. Et puis, on se demande pourquoi la femme ne part pas. Cela semble si facile vu de l’extérieur. Si simple. Il est plus simple de ne pas juger et d’agir. Quand on en a le courage.

Cet artiste découvert par hasard me touche sur d’autres chansons. Son album, « je passais par hasard » est vraiment bien. A écouter et réécouter. A condition d’aimer les voix rocailleuses et les chansons à textes.

Obscénités chinoises et parisiennes.

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Selon l’endroit de la planète où nous nous trouvons, le mot obscénité n’a visiblement pas la même portée ni la même signification.

D’un côté, Paris, ville lumière qui interdit l’exposition de Larry Clark aux mineurs. Parce que certaines photos sont obscènes et pornographiques. A caractère pornographique si on en croit le code pénal. Et donc interdiction aux mineurs.
De l’autre côté, Pekin, pour qui l’attribution du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo est une obscénité. Parce qu’en Chine, il ne fait pas bon défendre le droit d’expression et le droit de vivre plus ou moins libre…

Et cela m’interpelle. En France, pays des droits de l’homme, on interdit l’entrée aux mineurs d’un musée. On interdit de voir de l’art. Pourtant, on autorise les pires choses à la télé. Bien sûr, aucun pénis en érection en gros plan ; mais des choses qui finalement sont bien pires. Entre des mômes qui se vendent en se montrant sous leur pire jour pour devenir une star, entre d’autres qui s’enferment dans des pseudo-lofts et autre.
Sans compter l’idée de l’argent facile que nous véhicule les magasines : « Mesdemoiselles, il vous faut ce petit sac à main, au prix modique de 199€ ». 200€, une paille ou presque. Oups, erreur orthographique, presque une paye pour certaines personnes. Mais cela n’est pas obscène. Il s’agit de la société de consommation !
Quant à la télé poubelle, il s’agit simplement de montrer la nature du genre humain…
Et puis, admettons. Finalement, cela prouve que l’on est plus ou moins libres.

Interdire l’accès au musée à des enfants, oui, pourquoi pas. Les images sont crues et pas destinées à un enfant. Sans compter que les enfants, la plupart du temps, s’ennuient dans les musées. Mais des ados ne sont pas aptes à regarder ces images ? Vraiment ?

Et la Chine dans tout ça ? Elle va bien. Le dissident, lui, croupit en prison. Mais on ne peut pas tout avoir… Et la liberté et le prix Nobel. C’est dommage, lui, il aurait pu aller voir l’exposition de Larry Clark.

 

Crash test !

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Une immense trouille pour une ânerie de ma part : un virage pris trop vite et une belle glissade.

Les circonstances ont assez peu d’importance mais je m’interroge sur le pourquoi de cette vitesse excessive. Est-ce que rouler à 100 au lieu de 90 va vraiment changer quelque chose à mon arrivée au boulot ?
Est-ce que je vais vraiment gagner du temps ? Sur mes malheureux 15 km effectués chaque matin, en roulant à 100km/h, je gagne une minute. Une pauvre petite minute…
J’ai risqué ma vie pour une minute. J’ai fait un demi-tour et manqué me prendre un poteau, emboutir ma voiture pour une minute…

Étrangement, ce tête-à-queue m’a vraiment fait peur. Je sais que j’ai eu une grande chance de ne pas casser ma voiture, de ne pas toucher un poteau, de ne pas avoir de mal. Et je m’interroge vraiment sur ma façon de conduire. Et sur la façon des gens qui m’entourent en général.

Nous avons tous l’impression plus ou moins de gagner du temps en allant un peu plus vite. Pourtant, les chiffres le prouvent. On ne gagne rien ou presque. Alors pourquoi ?