Fête de l’humanité 2010

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La fête de l’humanité, j’en rentre à peine. Week-end chargé, fort agréable : de la bonne musique, une ambiance bonne enfant, des amis avec qui partager tout cela… Finalement un week-end fort agréable.

Mais comme l’an dernier je m’interroge :

– Est-ce que cette fête a encore la connotation politique qu’elle avait à ses débuts ? Preuve en est, l’an dernier un ami à moi m’a dit à propos de cette fête : « Ouais, c’était sympa, mais franchement, j’ai pas apprécié le mec qui a interrompu le concert de Manu Chao pour parler des sans-abris ». J’avoue avoir un peu halluciné. Et j’ai dû lui expliquer ce que c’était que la fête de l’humanité et le pourquoi de tous ces stands du parti communiste.
J’avoue, tous ces stands de marchandising, tous ces stands où l’on peut acheter des gadgets et autres petits bidules me gênent un peu. J’imagine un peu naïvement qu’on pourrait se passer de ces stands marchands. Dans un lieu où l’on stigmatise un peu la société de consommation, cela me gène.

– J’ai été extrêmement surprise par le coté fédérateur d’Alain Souchon : je ne pensais pas voir la grande scène aussi pleine. Il ne paye pas de mine ce petit bonhomme, mais il a réussi cela : réunir plus de monde que Prodigy (du moins il me semble). Forcément, l’après-midi du deuxième jour, il n’y a pas forcément grand chose à faire pour les campeurs de la veille et le joli soleil incitait franchement à la paresse.
Au passage, tout le monde connait et fredonne Alain Souchon, pour certain, comme moi par exemple, sûrement par cœur. Prenons par exemple : « Foule sentimentale »… Depuis ce samedi, je me demande : « Mais pourquoi je n’ai jamais remarqué qu’il s’agissait d’une chanson engagée ?! ». Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu rater cela. Et le pire, c’est qu’il n’y en a pas qu’une seule. Pour le coup, je me sens gourde.

– Et je suis toujours amusée par ce coté fédérateur et inter-générationnel de la fête de l’humanité : la moyenne d’age va de quelques mois à un bon paquet de décennies. J’ai aimé voir cette petite mamie, toute fripée, toute âgée, assise au beau milieu de la foule sur une chaise qu’elle avait du apporter en train de siroter un verre quelconque et en train de regarder « Simple Mind ». Et croyez-moi, il n’y avait pas qu’une ou deux personnes à ce concert là…

– La dernière image de la fête de l’huma que j’aurai conservée, celle du samedi soir donc, sera celle d’un bordel assez innommable pour retourner au parking. Il fallait emprunter des navettes pour rejoindre le parking de Villepinte nord. Une queue d’environ 400 ou 500 personnes a commencé à se former, bien en rang. Et forcément, puisque nous sommes en France, on a vu un bon paquet de resquilleurs, de gens contournant et essayant de « doubler ». Et une presque-baston entre deux personnes d’un age plus que certains… Cela m’a consterné et en même temps amusé : la veille, il y avait surtout des gens beaucoup plus jeune et bien que ce soit beaucoup plus brouillon, c’est resté beaucoup plus bon enfant. Mais plus sérieusement, l’organisation laissait vraiment à désirer de ce coté là !

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