Archives Mensuelles: septembre 2010

Brokeback mountain

Par défaut

J’ai enfin vu ce film. Depuis le temps que je souhaitais le voir, je l’ai enfin vu. Et mon avis est plus que mitigé. J’avoue avoir un peu de mal à comprendre l’engouement pour  ce film. Enfin non, pas tout à fait.

Bien sûr, les images sont superbes et les paysages sont formidablement bien filmés. C’est vraiment un joli film. Néanmoins, joli film ne suffit pas forcément à renforcer l’intérêt du film. Enfin, je n’apprécie pas obligatoirement le coté contemplatif des choses.

Ce film en fait a du mal à démarrer. J’ai trouvé l’intérêt au film presque lorsqu’il a été fini. Disons la dernière demi-heure…J’avoue que la dernière scène où les deux protagonistes sont ensembles est forte en émotion : certaines choses qui sont dites à ce moment-là sont extrêmement touchantes.

Néanmoins, ce film pose des questions sur l’homosexualité : tout d’abord, comment vivre sont homosexualité en 1965 ? Quelque chose de forcément peu évident. La libération des années ’70 n’a pas donné l’impression de passer dans ce film. Peut-être que le contexte cowboy sudiste et libération sexuelle ne va pas ensemble.
Puis finalement, la dernière question, la plus importante : comment admettre son homosexualité. Je me demande comment on peut vivre plus de 20 ans sur un mensonge ? Comment refuser qui l’on est vraiment ? Et comment accepter de vivre loin de la personne que l’on aime durant aussi longtemps ?

Déjà vivre loin de la personne que l’on aime n’est pas évident. Mais en prime, savoir que cette dernière vit avec quelqu’un d’autre et a des enfants avec. Sans compter tout ce que l’on ignore sur celui qu’on aime. Tout ce que l’on rate. Et comment jouer la comédie avec son partenaire quotidien ? Comment bâtir sa vie sur un mensonge ? Est-ce que rien ne finit par transparaitre ? Les femmes qui vivent au quotidien avec ces hommes ne se doutent de rien. Du moins, rien n’est suggéré dans ce sens dans le film, sauf lors d’une véritable découverte par l’une d’entre elle.

Accross the universe de Julie Taymor

Par défaut

Un film excellent. Vraiment excellent. Que j’avais oublié dans un coin avant de le regarder à nouveau.

Ce film est une comédie musicale. Inutile de fuir en courant, une comédie musicale reprenant 34 chansons des Beatles avec une histoire adaptée à ces chansons…

Une histoire d’amour durant les années 60, d’un petit gars venu de Liverpool et d’une américaine lambda. Un vent de liberté, puis un vent de révolte, sur fonds de guerre du vietnam…

Dans ce film, quelques guest stars assez impressionnantes comme Bono. Et des scènes ahurissantes. Une construction du film que j’ai adoré. Les scènes lors de la convocation par l’armée sont tout simplement blufantes par leur construction. L’idée de reproduire à l’infini le même visage, pour représenter l’armée des Etats-Unis rend ce système complètement inhumain puisque dépersonnalisé, tout comme le coté saccadé des choses.

Bref, j’ai aimé.

Man from earth

Par défaut

Lorsque je suis malade, je regarde des films… Cela me permet d’oublier ma tendance à me penser à l’article de la mort. Je pourrai dire que dans ces moments là, je suis pire qu’un homme ! Petite remarque que je n’ai pas pu m’empêcher de lancer au travail afin de faire râler les hommes de mon service.

Ce film de Jerome Bixby est étonnant. Par son histoire, même si cela début des plus simplement : un homme s’en va et des amis, professeurs, viennent lui dire au revoir. Pendant près d’une heure trente, il réussit à nous tenir en haleine dans un décor de 50m² à tout casser.

Ce film est à déconseiller aux personnes n’aimant pas les longues dissertations philosophiques. Pour ma part, il me fait me poser énormément de questions, notamment sur notre évolution et sur le fait de vivre l’histoire.

Peut-être suis-je en train de vivre une partie de l’histoire, pardon de l’Histoire, sans en avoir conscience. Par exemple, aujourd’hui avec le recul, je constate que j’ai eu l’occasion de connaître en vrac : l’URSS, le mur de Berlin, l’apartheid… Des choses que les « gamins » que je croise aujourd’hui au boulot n’ont vu que dans des livres. De la même façon, j’ai vu apparaître les téléphones portables sans en comprendre au départ toute la portée et la révolution technologique qui était en train de se faire…
Seulement, je n’ai pas saisi l’importance de tout cela au moment précis. Et je pense ne pas en avoir saisi encore toute l’importance. Pourtant aujourd’hui, le monde se rétrécit. Imaginons à l’époque du Moyen-Age le temps que mettait à circuler toutes les nouvelles… Etrange paradoxe que de voir l’histoire, sa propre histoire au travers de l’Histoire…

En somme, un film intéressant, avec de bons acteurs.

Vieillir

Par défaut

Hier, j’ai croisé un homme agé, en pleins milieu de la route… Loin du cliché que je présente, cet homme avait l’air perdu, vêtu d’un vieux survêtement, pas très propre, muni d’un déambulateur… J’avoue avoir eu un trait au coeur lorsque j’ai aperçu cet homme : il avait l’air si perdu, planté au beau milieu d’une nationale, à un croisement. J’ai voulu m’arrêter et… je n’ai pas osé. Parce que j’avais peur qu’il me réponde simplement :  » mais lâchez-moi la grappe, je vais bien, je traverse la route voilà tout ! »
J’avoue aussi que j’espère aujourd’hui qu’il m’aurait répondu cela. Je l’espère vraiment mais au fonds, j’ai honte de ne pas m’être arrêté.
Peut-être que cet homme avait une maladie dégénérative, type Alzheimer ou sénilité.  Peut-être était il perdu, peut-être avait-il peur ? Et je n’ai rien fait.

Et en chemin, j’ai réalisé que des gens qui m’entourent vieillissent, qu’un jour ils deviendront vraiment vieux. Et je me suis interrogée sur le « vraiment » vieux. A partir de quel age devient-on vraiment vieux ? 70 ans ? 80 ans ?
Au vu de mon âge, j’ai pensé que 70 ans était vieux. Mais j’ai aussi réalisé que ma mère n’était pas si loin de cet âge là. Et je me refuse de penser que ma mère puisse mourir…

Mais je m’interroge toujours sur cet âge où subitement, l’on devient vieux. Je m’inquiète aussi : je sais que je vais vieillir et cela me terrifie. Cela me terrifie de penser que je vais voir mon visage se friper et que je ne me rendrai pas compte de cela. Et qu’un matin, je me réveillerai en me disant que je n’ai pas vu filer ma vie.Et à ce moment, je me demande si je serai satisfaite de cette vie…

Little miss Sunshine

Par défaut

Une sorte de road-movie américain pour permettre à une fillette de réussir son rêve, avec tout un tas de rebondissements plus ou moins tristes. Cela reste un film drôle, amusant, bien divertissant.

J’ai passé un bon moment en regardant ce film. Un happy end, presque obligatoire, et pas de réelle morale dans cette histoire : pas de méchant, pas de gentil, simplement une histoire presque ordinaire d’une famille un peu déjantée, au bord de la rupture. Une fillette rêvant devenir la nouvelle miss america ou presque, qui entraine ses parents et tout le reste de sa famille sur la route, dans un vieux van fonctionnant à peine. Des péripéties, un peu de larmes, beaucoup de tendresse et finalement, une jolie histoire.

Le moment était agréable. Je le conseille. Vraiment.

Le complexe féminin des hommes suedois

Par défaut

La Suède est un pays un peu à part. Du moins, vu de France. De mon point de vue de petite française, n’ayant jamais mis les pieds dans ce pays plus ou moins glacial, les suédoises ont réussi là où les françaises ont échoué : elles ont des meilleures salaires, elles ont accès aux conseils d’administration et leurs hommes acceptent  de s’occuper des enfants, au détriment de leur propre carrière…
Le paradis des féministes en somme.

En regardant un reportage l’autre jour sur ce fameux modèle, on voyait tout un tas d’hommes un peu déboussolés, constatant avec dépits que leurs épouses ont réussi leur carrière, qu’ils ont laissé la leur derrière pour s’occuper des enfants et que tout à coup, tout part à l’eau : madame décide de partir…

Dans ce cas précis, j’ai trouvé cette situation assez bizarre. Peu habituelle. Nous ne sommes pas habitués à voir cette situation dans ce sens là. Je connais un bon nombre d’histoires avec des femmes dans cette situation qui se retrouvent seules avec un mari les ayant abandonnées.

Seulement, en Suède, ces hommes doivent en plus assumer le fait que cette évolution ne soit pas si courante. Même dans ce pays. Bien qu’il soit courant que des hommes prennent des congés parentaux, cela ne suffit pas. En Suède comme France, il faut réussir sa famille, sa carrière… En somme sa vie. Mais difficile de réunir tous les critères dans le monde d’aujourd’hui.

D’ailleurs, réussir sa vie, c’est un thème assez courant un peu partout. Et dans tous les cas, on retrouve les même critères : avoir une belle carrière, une jolie famille avec des enfants bien élevés et tout un tas d’argent pour s’offrir tout un tas de choses plus ou moins utiles. Mais toutes ces choses finalement sont-elles suffisantes ? Ou à partir de quand est on satisfait ? Difficile de répondre. Selon les moments de sa vie, ces critères varient. Est-ce que ces critères varient aussi en fonction du pays où l’on vit ?

Artiste chinois

Par défaut

Un collectif d’artistes chinois qui m’impressionne. Comment peut-on réussir à maquiller ainsi des corps et des vêtements. Je l’ignore. Mais j’avoue que j’ai aimé ces photos.

Ils sont forts ces chinois…

Pour certaines images, j’avoue que j’ai vraiment du regarder à plusieurs fois certaines images pour trouver les personnages.