Archives Mensuelles: juillet 2010

Inde, l’autre coté du miroir

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Je viens de voir un reportage sur France 2, envoyé spécial, sur les centres de charité de mère térésa…

Un reportage poignant, dérangeant sur la vie d’humanitaires qui décident d’aller là-bas pour aider. Pas besoin d’être catholique, simplement avoir envie d’aider.

Et ce reportage montre des sœurs, indiennes, en charge des soins. Et des volontaires outrés, par le manque de soin, le manque d’hygiène, le manque d’amour de ces sœurs… Aucun ne s’interroge sur le quotidien de ces femmes. Elles vivent en continu ce que ces volontaires découvrent. Au bout de combien de temps cesse-t’on de compatir ? A partir de quel degré d’horreur se construit-on une carapace suffisamment solide pour pouvoir résister à cela ?

Ces soeurs supportent toute l’année le manque de moyens, les malades qui souffrent, les malades qui meurent. Et ces volontaires jugent…

Ce reportage m’a montré que je serai incapable d’affronter Calcutta. Ils ont, eux, au moins ce mérite. Je m’interroge sur leur capacité à croire encore en dieu en voyant cela, à l’aimer… A continuer d’espérer lorsque l’on a croisé une telle horreur.

Comment peut-on tolérer ceci ? Comment tolérer et accepter toute cette souffrance ? Je suis une amoureuse de l’Inde mais je n’ai jamais croisé ces horreurs. Je ne pense pas avoir encore ce recul pour pouvoir affronter cela. Une femme m’a néanmoins épaté : une femme de 80 ans, vivant 6 mois de l’année en Inde depuis la mort de son mari. Cette femme réussit à faire un don de soi phénoménale. Et lorsque je la vois, je reprend un peu foi en l’humanité…. Je me dis qu’il existe encore des gens qui ne sont pas égoïstes, qui pensent en priorité aux autres. Bien sûr, cette dame « répare » sa douleur en se confrontant à ces horreurs. Mais si cela est efficace…

Et en seconde partie de soirée… Parlons un peu des méduses qui empoisonnent les plages de France… Cette transition, j’avoue j’ai du mal. J’aurai du éteindre ma télé. J’aurai du.