Ma langue dans ta langue.

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Too_many_languages_by_Erina_chan

La quête du titre le plus naze continue, je ne désespère pas.

En ce moment, je lis « L’égoïste romantique », de Frédéric Beigbeder.

Et quelques phrases m’ont amusé, notamment sur le langage, à travers l’Europe.

Les Belges disent « savoir » à la place de « pouvoir ». « Je ne sais pas le faire » signifie « je ne peux pas le faire ». Donc pour eux, un impuissant est simplement un ignorant.

Cette remarque sur l’utilisation du verbe savoir à la place de pouvoir, je me la suis longtemps faite. Les belgicismes sont nombreux : « la toilette » au lieu de « les toilettes ». Une légende urbaine raconte que c’est parce qu’en France, il faut en faire plusieurs pour en trouver une propre. Mais il existe encore des cas invraisemblables d’autres petits belgicismes qui me font tiquer dès qu’un belge les utilise.  Pas qu’un belge, soyons honnête. Le français, déjà en France varie d’une région à l’autre. Il varie encore plus selon qui le parle : un belge, un suisse, un québécois… Les disparités régionales rendent certains dialogues comiques, et dénote peut-être aussi d’une certaine fierté à parler une langue plutôt qu’une autre. Il suffit de voir le peu d’anglicisme qu’utilisent les québécois pour s’en rendre compte. Mais l’Europe ne se limite pas au français, fort heureusement. Et plus loin ,une autre citation m’a amusé.

Savez-vous comment on dit « godemiché » en espagnol ? Consolador. C’est charmant, non ? On entend à le fois « consoler » et « consolider », ce qui recadre assez bien l’utilité de l’objet.

Les faux-amis, en espagnol. Tout une histoire et une poésie. Le mot consolador, j’y entend surtout consoler…Et lorsqu’il s’agit d’un instrument tel qu’un godemiché, cela prend un autre sens qui fait franchement sourire. A propos d’ailleurs de godemiché, je m’interroge souvent sur cette « mode ». Chez les trentenaires et plus, il n’y a plus aucune honte à posséder un tel objet, qui est devenu d’ailleurs un objet presque culte, à exposer dans son salon. Il suffit de voir les séries « féminines » du type sex and the city qui ont tout fait pour démocratiser cet objet, qui était il y a quelque temps encore tabou.

Les femmes espagnoles ont-elles la même impression lorsqu’elles entendent le mot consoler ? S’imaginent-elles que nous parlons d’un godemiché ? Pour en revenir au faux-amis, de la même façon, enrhumé se dit constipado, ou un truc du style... Et je ne peux m’empêcher de sourire un brin niaisement lorsque je l’entends…

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