En attendant Godot

Par défaut

godot

Une pièce de théâtre.  De l’absurde. Le théâtre de l’absurde, comme Beckett ou Ionesco a cette faculté de me perdre. Et j’aime cela. Rien ne semble irréel. Juste humain. Trop. Et décalé. Cette pièce a fait scandale lorsqu’elle a été jouée au début.

Deux clochards, deux autres personnages improbables et un enfant. Et cet improbable Godot que l’on attend. Que l’on espère. On ignore tout du pourquoi cette attente. Mais il n’y a presque que cela. L’attente, les doutes… Et ces deux êtres.

J’ai fait quelques recherches et j’ai aimé ceci, trouvé sur Wikipédia :

Beckett précise aussi en janvier 1952 dans une lettre à Michel Polac :

« Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention. […] Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s’il existe. […] Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d’en voir l’intérêt. Mais ce doit être possible. »

Etrange comme Beckett rejoint ici une de mes interrogations sur le fait d’écrire et sur ce qu’un auteur a bien voulu dire. On cherche toujours le sens profond des choses. Ici, bon nombre de personnes ont vu dans Godot une sorte de dieu. Il a démenti, avec cette simple phrase. Un peu comme un sourire ironique, l’air un peu content d’avoir réussi à se faire se poser des questions aux gens, questions auxquelles ils n’auront jamais de réponses.

Publicités

Une réponse "

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s