Archives Mensuelles: mai 2009

Aeroport

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Dreamliner-Boeing-787J’aime les aéroports : synonyme de partance pour des pays lointains gorgés de soleil. Espoir soudain de tout abandonner derrière soi, sans retour. Laisser les souvenirs qui blessent, laisser les choses qui font souffrir. Repartir vers l’espoir. L’espoir d’une vie rêvée, l’espoir d’un ailleurs qui serait meilleur et moins froid.

Les aéroports sont des synonymes d’évasion, des petits bouts d’ailleurs posés au coeur des villes et des vies, des lieux de vie et de passage, de rencontres et de séparations, de bonjour et d’au revoir. Des enfants qui courrent entre les chariots chargés de bagages, des hommes d’affaire en costumes trois pièces et attaché-case en partance pour une réunion à plusieurs millions d’euros, des désespoirs assis sur des bancs, les yeux dans le vague, dans l’attente d’un retour ou dans l’espérance d’un départ… Vies croisées, vies rêvées.

Illusions des sens : des voix parlant une langue étrangère, des vêtements venus d’ailleurs, des peaux venues d’ailleurs. L’ailleurs… Et une frénésie soudaine dans un brouhaha de voix et de chariots, de pas de courses interrompus par des vieux solitaires et vagabonds trainant leur pas lourd au milieu de l’agitation de la porte d’embarquement…

Les aéroports, spacieux et lumineux, dans lesquels se font les départs et les arrivées de milliers d’humains. Les aéroports si proches des hopitaux… Partir. Revenir. Naitre et mourir…

Une disgression, due à Yves Simon…

Eternal sunshine of the spotless mind

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Eternal Sunshine Poster Final 640Je ne suis pas une grande fan de Jim Carrey en règle générale. Mais ce film est néanmoins excellent. Il soulève certaines questions…

Si nous avions la possibilité d’effacer une partie de notre mémoire, le ferions nous ? Cela permet de redemarrer une vie à plat, d’oublier nos souffrances… Une solution rapide et efficace aux peines de coeur. Toutes sortes de peine de coeur. Qu’il s’agisse d’histoire d’amour, de deuil ou d’amitié. Mais je vois ici une forme de lâcheté. Et un terrible oubli.

Prenons le deuil par exemple… Oublier totalement la douleur MAIS également la personne. Plus aucun souvenir de cette dernière. Ni bons ni mauvais. Simplement le néant. Plus rien. Oublier la mort d’un proche afin de ne plus souffrir. Mais c’est également oublier cet amour, oublier tous les bons moments, toutes les joies et toutes ces choses qui nous permettent d’évoluer et de grandir…

Pour les histoires d’amour, cela semble moins dramatique. Mais est ce que cela l’est vraiment ? Les rencontres amoureuses, les histoires, les douleurs surtout bien que désagréables lorsque nous les vivons ont le méritent de nous faire sentir vivant. Qu’y a t’il au final de plus formateur qu’une rupture ?

Nos souvenirs, bons et mauvais nous font avancer. Un enfant apprend de ses expériences. Que se passe-t’il si nous retirons ces souvenirs ? Comment se forger une identité sans souvenir douloureux ? Comment appréhender la vie si nous n’avons pas d’autres repères ? Comment apprécier des bons moments si nous ne connaissons pas autres choses de plus douloureux ?

Fantastique !

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centaur_by_SnowSkadiOn m’a demandé pourquoi à chaque fois que j’écrivais quelque chose, j’écrivais sur un thème fantastique, irréel. Il est vrai que j’aime la fantasy et le fantastique. Il s’agit là d’un genre que j’affectionne particulièrement. La science-fiction me laisse relativement froide, les polards également bien que j’en lise… Les romans « classiques », j’en lis également. Mais si je dois choisir un style en particulier, je choisirai sans hésitation les romans fantastiques comme ceux de Robert Jordan ou de Terry Goodking. Ou lorsque j’ai une furieuse envie de rire, un roman de Terry Pratchett…

Ce genre là m’amuse et me permet de m’évader complètement. Un véritable monde imaginaire, bien loin du quotidien et du réel. La science-fiction avec son coté proche de nous, voir futuriste me semble justement trop possible… Le fantastique lui est exactement improbable et impensable. Les bons auteurs nous amènent dans des mondes irréels, peuplés de monstres et de magie, avec juste ce qu’il faut de réel pour qu’on le pense réel le temps du roman et de la lecture. A la différence des romans plus classiques, dans lesquels on peut presque s’identifier, le fantastique nous sort complètement du quotidien. Le registre des sensations lorsqu’on lit un tel roman est différent : peu d’identification possible, beaucoup d’imagination afin de pénétrer complètement ce monde suréaliste et l’imaginer. Je crois qu’il s’agit avant tout de cela : devoir se forcer à imaginer quelque chose qu’on a jamais vu. Dans un roman classique, lorsqu’un homme parle d’une histoire de meurtre, cela nous rappelle la dernière tragédie débitée au 20h ou à la radio. Pas besoin de beaucoup d’imagination. A l’inverse, lorsque par exemple, dans Harry Potter, des créatures improbables comme un dragon ou un détraqueur arrive, il faut les imaginer, se faire une idée de à quoi cela ressemble.

L’image que j’ai choisi représente un centaure. (Image non libre de droit, tiré de Devian Art). Cette créature est mythique. Et les mythes peuplent notre imaginaire depuis la nuit des temps. Toutes les civilisations, toutes les religions ont leurs propres mythes, avec parfois des mythes se recoupant. Qu’est ce qui pousse l’homme à inventer des créatures comme celle-ci ? Dotées de pouvoirs magiques, de capacités spéciales. Parfois bonnes, parfois mauvaises. Rarement neutres… Est-ce un besoin de rêver ? Un besoin d’évasion de la réalité ?

Futile donc indispensable

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toilettesPetit livre totalement inutile, se lisant bien… Et pleins d’info, toutes plus inutiles que les autres. Sauf une, qui a retenue mon attention…

Les asperges contiennent des acides aminés soufrés qui se transforment en composés sulfurés lors de la digestion. Le mercaptan, du meme groupe de soufre qui rend les émanations du putois si nauséabondes donne aux urines une odeur caractéristique. Pendant longtemps, on a pensé que c’était une marque génétique, transmise dans les familles ; or, il a été établi que le mercaptan se trouvait systématiquement dans les urines après ingestion d’asperges mais qu’une partie d’entre nous étaient génétiquement programmés pour en détecter l’odeur.

Ainsi, il s’agit encore une fois d’une différence génétique, non pas sur le produit final mais sur des capteurs présents dans notre nez. Et je m’interroge sur la nécessité, ou non, d’être capable de sentir cela. Quelle facteur de l’évolution ont permis cette différenciation ?

Il faut reconnaître que je ne connais personne non apte à sentir ce fameux mercaptan. Il faut reconnaitre également qu’il ne s’agit pas d’une discussion que j’ai fréquemment lors de soirée avec des amis. Les discussions « pipi-caca » en général sont soigneusement évitées. Alors que les allusions sexuelles résolument pas. Etrange que ces deux choses, aussi intimes l’une que l’autre soient perçues aussi différement… Serait-ce parce que les discussions sexuelles sont réservées aux adultes ?