L’art du paraître.

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Une écossaise de 47 ans, habillée comme l’as de pique, coiffée comme on n’ose plus l’être… Et qui retourne la toile et la télé anglaise. Un petit miracle de voix. Et bien des interrogations. Je ne m’interrogerai pas sur le fait de savoir s’il s’agit d’un coup de pub médiatique ou non.. A vrai dire, je m’en moquerai presque. Ce qui m’a surprise dans cette vidéo est l’attitude odieuse des jurés, du public… Moqueurs, presque insultants, avant de tomber des nues et de se mettre pratiquement à genoux devant elle. Mais pas un ne s’est excusé. Des presque excuses, mais pas un vrai pardon. Aucun d’eux n’imaginait qu’il puisse y avoir une voix pareil derrière une femme avec cette apparence là. Parce qu’il s’agit ici vraiment que d’apparence, de paraître.

Un ami à moi m’a dit : tu imagines si elle avait pu faire une telle émission lorsqu’elle avait 20 ans ? A quel point sa vie aurait été différente ? Différente. Mais meilleure ? Serait-elle aujourd’hui plus « conforme » à ce que l’on attend de quelqu’un qui a du talent ? A savoir un joli visage, une jolie silhouette ou du charisme faisant oublier qu’il ne s’agit pas d’une « beauté » ?

Je sais que tout le monde réagit de la même façon ou presque devant les apparences, qu’on ne s’intéresse finalement qu’à cela. Il est difficile d’aller au delà de ces apparences, au delà de cette image. Visiblement ici, l’image est fausse. Ou totalement indépendante du talent. D’autres artistes ont également eu ce « souci » des apparences : Gainsbourg par exemple. Bien qu’ayant eu au final de superbes femmes dans son lit, il se considérait encore comme un homme laid, un homme à la tête de chou.

Notre monde est fait d’images, de plus en plus d’images, formatant presque inconsciemment nos façons de voir et de penser. Le monde doit être beau. De cette beauté superficielle où chacun doit s’inclure dans un moule de perfection, fidèle image des magasines…  Les belles femmes sont toutes des clones les unes des autres, les hommes également. Après, en bon hypocrite, nous avons ce que l’on appelle des « gueules », mais en fonds, on sent bien qu’ils restent moches. Et au milieu, derrière tout cela ? Des êtres, parfois formidables, dans une coquille qui ne reflète en rien ce qu’ils sont à l’intérieur…

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