Dessins de rue et petites phrases

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2002_1027_181234aa Les graffitis, les tags… Ces petits bouts de phrases, de dessins perdus au milieux de nos villes. Et soudain, une phrase ou deux m’ont fait de l’oeil. De nombreuses personnes râlent contre ces « tags », contre ces destructeurs de murs que sont les taggeurs ou les graffeurs, pourtant certains font des choses assez ahurissantes et jolies.

Je ne montre pas ici ces dessins, de l’art de rue qui embellissent nos quotidiens. Je montre juste ces petites phrases signalant un peu mon état d’esprit du moment…

La première clame haut et fort : « Je n’aurais pas dû sécher mes cours de vie »… Qui n’a jamais eu ce sentiment ? Sentiment d’être paumée, de ne pas avoir été préparée suffisament à la vie. L’impression que parfois tout nous échappe et s’effondre… Y aurait-il une façon meilleure qu’une autre de se préparer aux aléas de la vie ? De pouvoir les affronter sans se sentir dépasser. J’envie parfois ces gens qui donnent l’impression que rien ne les touchent, que rien ne les effraient… Mais dans mon fort intérieur, je me dis également qu’il s’agit d’une façade, d’une simple façon de prendre les choses, de ne pas exprimer leur angoisse…

dscf0044La seconde déclare : « Perdre sa vie à la gagner ». Et on parle ici du travail, de tout ce temps que l’on passe à ne pas vivre mais à travailler. J’en discutais l’autre jour avec un ami à moi. Etrangement, ceci ne me pèse pas. Une sorte de necessité qui ne me déplait pas. J’ai la chance d’aimer mon travail et d’apprécier vraiment ce que je fais. L’impression d’être utile, de ne pas travailler uniquement pour moi ou pour gagner ma vie, mais également pour améliorer les choses. J’ai bien évidemment déjà fait des travails alimentaires, avec pour conséquence l’impression que j’allais mourir d’ennui…
Comment vivre en travaillant dans quelque chose que l’on aime pas ?  Il faut une vie en dehors du travail très riche et épanouissante pour oublier toutes ces heures que l’on passe à faire quelque chose que l’on aime pas… Et même là, c’est bien souvent insuffisant…
Étrangement, on définit également un individu par ce qu’il fait comme travail. C’est d’ailleurs l’une des premières questions que l’on pose à quelqu’un lors d’une première rencontre…  » Et tu fais quoi dans la vie ?  » Un peu comme si la vie se résumait au travail…
Il faut reconnaître que l’on y passe en moyenne 8heures par jour, minimum, sans compter le temps de trajet et tout ce temps où l’on y pense sans y être, où l’on en parle au moment du repas. Le travail insidieusement pénètre nos vie, au plus profonds. Et comment vivre sans travail ? Sans travail, pas d’argent, pas de nourriture, pas de loisirs. Rien de ce qui, dans notre société de consommation fait nos vies. Mais même dans une autre société, où l’argent n’aurait plus cours, il faut tout de même se nourrir. Chasse, cueillette, agriculture. Il s’agit également de travail. Est-il possible de vivre sans travailler ? Il faut obligatoirement que quelqu’un travaille pour pouvoir se nourrir, pour pouvoir se vêtir… Si ce n’est pas nous, il s’agira de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui perdra sa vie à la gagner…

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