Mort annoncée.

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Je n’ai pas la télé. Je ne regarde donc pas les informations. Et un reportage a fait le tour du net. Une maman de quatre enfants, atteinte d’un cancer généralisé a tout fait pour choisir la famille d’accueil de ses enfants après sa mort. Quatre enfants, de onze à deux ans, grosso modo. Hormis le fait que le témoignage est poignant et qu’il a réussi à réveiller en moi une certaine émotion… et une énorme interrogation…

Comment réagir à l’annonce d’une mort  ? Lorsque cette mort est sa propre mort ? Comment peut-on accepter le fait que l’on va mourir dans moins de 3 mois ? Que se passe-t’il si on apprend ceci ?

N’étant pas dans cette situation, et espérant bien ne jamais l’être, je n’ai pas de réponse. Je peux simplement m’interroger et spéculer sur mes réactions. Et à bien y réfléchir, je ne suis pas sûre d’avoir envie d’y réfléchir…  Une situation plus qu’angoissante, de se dire tous les matins qu’il ne reste plus que un ou deux mois à vivre. Je suis persuadée que dans un cas comme celui-ci, le temps semble s’accélérer. Qu’il n’y a pas ces moments ou le temps semble se suspendre par ennui ou lassitude, ces moments que nous détestons tous. Que même le sommeil devient une perte de temps flagrante… Combien de choses anodines deviennent importantes ? Combien de sourires deviennent importants ? Combien de coups de téléphone à passer, pour rattrapper les histoires, pour faire la nique au temps ? Pour renouer, un instant, rien qu’un court instant, avec notre passé, pour effacer les regrets…

Je crois que ce reportage me fait prendre conscience, encore plus encore à quel point la vie est courte… A quel point il est essentiel de vivre, vraiment vivre, faire ces choses qui nous semblent importantes, faire en sorte de vraiment vivre et de ne pas être simplement une ombre, un passage. Ne pas devoir se retourner, et se dire qu’au final il y a tellement de choses qu’on a pas faites, qu’on aurait aimées faire, qu’on aurait dues faire… Encore une fois, préféré ving mille fois à la piqure des regrets celles des remords. En un mot comme en cent, tout simplement vivre. En vie. Envie…

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