La compréhension.

Par défaut

Je discutais avec un ami sur la faculté que nous avions tous, lorsque l’on nous dit quelque chose de parfois comprendre l’exact opposé. Je pense être claire en général, lorsque je dis les choses. Il m’est arrivé pourtant que certains de mes anciens amoureux n’aient pas écouté ou n’aient pas entendu ce que je leur disais. Et ils se sont donc vautrés la gueule, parfois avec des bleus. Ou vice versa. Il m’est arrivé de comprendre l’inverse de ce qu’on me disait.. En étant d’une absolue bonne foi, c’est cela le pire… Et donc de me manger une baffe, également. Et je me demandais d’où cela venait…

Ce phénomène se reproduit également en entreprise, d’une façon différente… Ou selon la personne à qui l’on parle, les mots n’auront pas le même sens ni la même signification. Un exemple bête ? La sûreté ! Prononcez ce mot devant un qualitcien, il entendra la sûreté de son produit. Prononcez le devant un ingénieur process, il entendra sûreté de fonctionnement… Prononcez le devant un ingénieur sécurité, il entendra sûreté des installations… Chacun a son propre vocabulaire et cela donne bien souvent des incompréhensions. Outre les mots, les attitudes et les façons de faire diffèrent également.

Et il ne s’agit ici que de travail. Lorsque cette incompréhension s’aventure dans la vie courante, avec les gens que l’on croise et l’on rencontre, cela donne d’autres mésententes, d’autres incompréhensions. Déjà, la différence homme et femme. Certain la nie, pour ma part, je la pense bien réelle. Elle est forgée depuis des siècles, elle nous est inculquée depuis l’enfance. Les hommes ne font pas ceci, ne réagissent pas comme cela, patati et patata. Les codes tendent à changer, mais il n’empêche que cela perdure… A croire qu’il s’agit vraiment de nature profonde. La faculté qu’ont les femmes de partager, de discuter de sentiments, de tout et de rien. On parle de pipelette et c’est un défaut que l’on croise bien plus souvent chez des femmes que chez des hommes…

Et ces incompréhensions continuent selon que l’on vient de tel ou tel milieu, selon notre éducation et notre façon de vivre. Est-ce de là que nait cette faculté à ne parfois pas entendre vraiment ce que dit l’autre ? Ou alors, est-ce que nous désirons tous parfois changer les choses et ne croire que ce que l’on désire croire ?

Changer les choses ? ou Changer l’autre ? En n’entendant pas ses paroles, en lui attribuant nos désirs, ne cherchons-nous pas à le faire changer ? Ne pas se mettre à la place de l’autre, ou supposer que l’autre réagira de la même façon que nous… N’est ce pas une façon de nier sa propre existence, au profit de la notre ? Est-ce que finalement, nous ne chercherions pas tous à tout uniformiser ? A rendre notre existence plus plane et moins dangereuse ?

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