La beauté

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Le Taj Mahal. Un des monuments les plus fantastiques au monde… C’est parfois dérisoire les mots, vraiment dérisoire…

Il est impossible de décrire le sentiment qui m’a submergé lorsque je l’ai vu la première. Une émotion intense et des larmes qui coulaient… Je n’arrivais pas à les retenir, je touchais un rêve et ce rêve m’engloutissait.

L’histoire du Taj Mahal, ou une histoire d’amour dramatique et pure. L’histoire de la folie d’un homme qui pour l’amour d’une femme a tué des milliers d’autres, en construisant un petit bout d’éternité.

Je ne suis pas vraiment une romantique, mais qu’un amour aussi intense puisse exister me laisse songeuse. Moi qui est tendance à être cynique, je n’ai pas envie de trouver d’autres raisons à la construction du Taj Mahal que l’amour… Je n’ai pas envie de comprendre, j’ai juste envie de ressentir, ressentir à nouveau cette émotion devant ce bâtiment.

C’est étrange comme la beauté peut me toucher. Me donner envie de pleurer, en me tordant les tripes. L’opéra a le même effet sur moi, comme certaines peintures, certaines voix… Une émotion pure, l’envie de simplement se laisser porter par cette impression de toucher du bout du doigt la perfection, de simplement l’effleurer, de l’approcher… Rimbaud dans l’un de ces poème décrivait assez bien cette impression, bien qu’il parlait sûrement d’autre chose (et je n’ai nulle envie de connaitre le pourquoi du poème. Je l’aime et c’est largement suffisant pour moi).

L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. (
Les chercheuses de poux, A.Rimbaut)

Une vibration, cette beauté qui touche mon ame, mes tripes… Le Taj Mahal qui est une fleur au milieu d’un océan de fange, qui se dresse dans cette ville puante qu’est Agra. La ville que je déteste le plus en Inde : elle abrite de merveilleux monuments, mais tout en elle est glauque, sans âme. Même les gens. Partout les indiens réussissent à me toucher, sauf à Agra… Une énorme répulsion, physique pour cette ville… Et un amour incommensurable pour le Taj Mahal. C’est souvent ainsi, on aime lorsque quelque chose autour nous rappelle à quel point tout le reste est détestable.

L’être humain est fantastique pour cela : il a un don, un véritable don, pour transformer ce qu’il touche. Enormément de merde, tant et tant de merde et parfois… un trait de génie, qui donne à penser que tout n’est pas si noir, tout n’est pas si affreux… Qu’il existe quelque chose qui sauve tout, quelque chose qui nous raccroche désespérement et intensément à la vie.

Cela peut-être un monument, une voix, un tableau ou un poème, ou plus basiquement quelqu’un qui devrait être blasé de tout et qui se révèle avoir encore de l’espoir. J’aime l’espoir… Je crois que c’est l’un des plus beaux sentiment humain, un des plus forts également, qui permet les plus grandes choses. Sans espoir, je me demande si nous pourrions vivre, ne serait-ce qu’un instant dans cette vie…

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